‹ Éléments de géologie, ou, Seconde partie des éléments d'inorganomie particulièreChapitre 36 sur 56 · IV ORDRE · texte numérisé non relu

IV ORDRE

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491. Caractères généra/ux. — Les terrains hémilysiens paraissent ne plus renfermer d'autres corps organisés que des animaux aquatiques et des végétaux, dont les formes annoncent une nature excessivement différente de celle que nous voyons aiyourd'hui. Une partie de ces terrains est même tout à foit privée de fossiles; ils sont plus généralement en couches inclinées, que ceux des trois ordres précédents, renfermant beaucoup plus de filons proprement dits , et sont extrêmement importants pour l'industrie humaine , à cause de la quantité de métaux utiles et de combustibles qui s'y trouvent.

492. Division en groupes. —"Rom divisons ces terrains en. quatre groupes, qui sont principalement caractérisés par la présence de certaines substances minérales, d'où nous les appelons terrains hotàller, anthrckvifère, ardoisier et taJqueua:. On considère ordinairement ces quatre divisions comme correspondant à uii ordre déterminé de position ; mais cet ordre est loin d'être toujours certain, et nous n'oserions affirmer qu'il n'existe pas de localités où cet ordre serait en partie renversé *.

* CeU ainsi que M. Veaver a observé dans ces derniers temps qu*un système de Tlrlande , que Ton considérait comme un véritable terrain houiUer, était au-dessous du mountain Ifmestone/c'est-à-dire, de notre terrain anthraxifère. C'est également ainsi que Ton a reconnu en Angleterre que des calcaires, tels que ceux de Dudley et de Testworth, qui présentent presque tous les caractères du calcaire anthraxifère /sont aussi inférieurs au groupe auquel

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PRBnBK 6K0UPB. — Terrain houUhr.

49S, Cartwûéresprincipauof. Le terrain houiller est principalement eancptrisé par la richesse des couches de houille qu'il renferme, par la nature des végétaux fossiles qu'il recèle, par sa disposition en bassins , et par sa tendance à être composé de couches alternatives de psammites , de schistes argileux et de houille. Du reste, on ne doit pas perdre de vue que la houille n'est pas exclusiyement concentrée dans ce terrain; on a vu, au contraire, dans les articles précédents , qu'il en existait déjà dans les gi^oupes supérieurs; et ce combustible ne parait pas être tout à fait étranger aux groupes inférieurs.

494. (kirtwières géographiques. — Le terrain houiller donne rarement le caractère à une contrée étendue , parce qu'il est souvent resserré dans des espèces de vallées, ou recouvert par d'autres terrains ; mais dans les lieux où l'on peut le considérer comme étant à découvert, il constitue ordinairement de petites collines allongées, présentant rarement des escarpements et recouvertes par un terrain détritique argileux , naturellement peu favorable à la culture, finissant cependant par devenir très -productif, parce que l'exploitation de la houille y fixe ordinairement une population nombreuse, obligée de se créer des ressources alimentaires.

495. StratificaMon. --Ce terrain présente une stratification plus généralementinclinée que celledes groupesquenousavonsexaminés jusqu'à présentioD y voit aussi plus souvent des couches pliées en zigzag, qui forment quelquefois des angles très -aigus, de manière qu'un puits vertical peut alors traverser plusieurs fois la même couche. Le terrain houiller , ainsi que nous venons de l'indiquer, a une grande tendance affermer des bassins qui ont la forme de bateaux, dont les couches se relèvent sur les bords, et l'on sent que c'est dans ees parties relevées que l'onr voit le plus d'exemples de couches pliées et con* tournées , tandis que vers le milieu du bassin leur position s'éloigne moins de la stratification horizontale. On remarque aussi que les dépéts houillers qiii se lient avec les terrains ammonéens , ont souvent une stratification moins inclinée que ceux qui se lient avec le terrain anthraxifère ; mais on doit éviter de mettre trop d'importance à cette observation, qui ne tient peut-être qu'à des circonstances particulières à certains pays *.

nous donnons ce nom. Du reste , ce que nous avons dit des vues de H. Élie de Beaumont sur la Tarentaise, semble annoncer que , si Ton parvient un jour à connaître assez bien les terrains hémUysiens pour y établir des divisions chronologiques non contestées , on sera prol)ablement dans le cas de s'écarter beaucoup des rapports de nature et de texture qui , jusqu'à présent, ont joué un si grand rôle dans la classification géognostique des terrains hémilysiens.

* Cette différence de stratification m'avait porté à considérer les dépôts houiUers des pays situés entre TEscaut et la Roer comme n'appartfsnant pas à la même formation que ceux du

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