CONTINU
109. et C (fig. 87 et 88) sont deux centres de rotation^ Une roue , munie de douze dents équidistantes, est mobile autour du centre G. Ces dents A , B , ... , g , H, ... , dont il suffit de considérer les seules extrémités, se terminent à une circonférence de centre g , divisée en vingt-quatre parties égales , et dont les points de division , 1 » 2 , 3 ,^ ... , restent fixes dans l'espace pendant le mon-
Tement du système. Supposons d'abord (ûg. 87) que les dents de la roue correspondent aux nombres pairs. Pre-
Fig. a?.
Fig. 88.
nons arbitrairement deux points de division [k] et [16] , situés de part .et d'autre de la droite oc; plaçons le point
1 54 TRANSFORMÂTIOilVS ENTRE MOUV. CIRGUL.
M en [6}, le point n' en [16]. Décrivons aotour du point o , et dans le même sens , les deux arcs de cercle [5] n et [15] M^, partant des points [5] et [15], et correspondant l'un et l'autre à un angle au centre o, égal à «. Traçons les droites mn et M'^^; et concevons que ces droites représentent deux faces ou plans inclinés qui terminent les deux bras d'une ancre ou fourchette^ def, mobile autour du point o.
L'ancre tourne de gauche à droite, de la quantité angu* laire II; le plan MN chasse devant lui la dent B; celle-ci glisse contre ce plan , en allant de M en n, et arrive en [5] avec N. £n même temps, arrivent en [15] la dent g d'une part , en vertu du mouvement de la roue, le point m' de l'autre, par suite du mouvement de l'ancre. La roue a fait alors un vingt-quatrième de tour, dans le sens f; et toutes les dents correspondent aux nombres impairs (fig. 88).
Faisons maintenant tourner l'ancre de droite à gauche, de la même quantité angulaire u. Le plan m^n' chasse devant lui la dent g ; celle-ci glisse contre ce plan , en allant de M' en n', et arrive en [16] avec n'. En même temps, arrivent en [4] la dent A d'une part , en vertu du mouvement de la roue , le point m de l'autre , par suite du mouvement de l'ancre. Cette ancre reprend alors sa position initiale, représentée figure 87; la roue achève, dans le même sens que précédemment , un second vingt-quatrième de tour ; et toutes les dents correspondent aux nombres pairs , comme à l'époque initiale , a ayant pris toutefois la place de 6, G celle de h, etc.
Ainsi, pendant que l'ancre effectue sa double oscillation, la roue exécute un douzième de tour, chaque dent venant prendre la place de celle qui la précède.
TBAKSMISSION LNTERMITI ENTE. 155
Il est facile mainlenanl d'apercevoir qu'à cbaqae double oscillatioa nouvelle de l'aocre, la roue effectuera, dans le sens ff un nouveau douzième de tour : en sorte que , A l'ancrée oscille indéfiniment autour du point o , la roue tournera , d'un mouvement continu , autour du point c. lA transformation du mouvement est donc réalisée.
loy. Toutefois, pour que les choses se passent comme nous Tavons expliqué , il ne suffit pas qu'à chaque oscillation commençante, l'origine m (fig. 87) ou m' (fig. 88) du plan conducteur corresponde à l'extrémité d'une dent ; il faut encore que cette extrémité se. trouve engagée sur le premier élément du plan. On satisfait à celte condition de la manière suivante.
On modifie d'abord la figure de l'ancre, en faisant tourner l'un de ses bras, sans l'autre , autour du point o , de la quantité angulaire u' très-petite , de manière à écarter l'une de l'autre les deux faces mn et m^n^ On remarque alors que l'ancre ainsi modifiée peut , comme dans le cas précédent , servir à transmettre le mouvement de rotation. Seulement , à la fin de chaque oscillation simple , l'origine du plan qui deviendra conducteur dans l'oscillation suivante, est située en dehors de la circonférence des points 4 , 2, 3, ... ; et , lorsque cette nouvelle oscillation s'effectue, l'ancre commence par décrire à vide l'angle ti^, puis arrive en contact avec une dent de la roue, et la conduit en décrivant l'angle u. Dans ce cas, l'amplitude de l'osciliation est égale , non plus à u , mais ^ u-\-u' \ le jeu laissé entre l'ancre et la roue est mesuré par l'angle»'; et le mouvement de la roue est intermittent.
Les deux branches ainsi écartées, que l'on prolonge
TRANSFORMATIONS ENTRE MOUV. GIRGUL.
chacan des plans au-delà de soo origine, d'aussi peu que Ton Tondra ; ces prolongements ne gêneront en rien le libre passage des dents de la roue ; et l'on sera sûr qu'à chaque rencontre de l'ancre et de la roue , l'extrémité de la dent Tient s'engager sur l'élément du plan qui lui correspond. La transmission du mouvement sera donc assurée d'une manière complète, cette transmission étant d'ailleurs intermittente , à cause du jeu u' ménagé entre l'ancre et la roue.
SECONDE SECTION
AXES CONCOURANTS.