II. Exeentrique eonduisant un mentoniiet
)iOl. L*exccntrique , dans son mouvement continu de
rotation, peut jencorc transmettre à un corps solide un mouvement rectiligne alternatif , en agissant sur une traverse , dite mentonnet , fixée à ce corps, et qui présente une face perpendiculaire à la direction EF (flg. iZU). Cette face coupe le plan de la figure suivant une droite mk perpendiculaire à EF, constamment tangente à ab, et qu'il suffira de considérer.
99tt. Soit AB (flg. 135) l'excentrique supposé convexe, et donné dans sa position initiale avec le mentonnet MqKq qui lui est tangent ; cherchons d'abord la loi du mouvement. Celte loi sera connue si l'on sait déterminer la distance du mentonnet au centre c de la rotation , pour chacune des positions que prend l'excentrique.
Dans la position initiale , celte distance est cHq : en appelant Ho le point d'intersection de MqKq avec là droite cZo parallèle à ef et passant au point c.
Soit ensuite menée par le point c une autre droite cz^.
Cette droite, tournant autour du point c solidairement
avec Texcentrique , vient évidemment s'appliquer sur cZq , après que l'excentrique a tourné de Tangle z^^cz^. Or , si Ton mène à AB la tangente h^k^ perpendiculaire à la droite CZj qu'elle rencontre en Hp et si cette tangente h^k^ participe au mouvement de rotation , elle devient perpendiculaire à EF, en même temps que cz^ s'applique sur cZq ; on est donc assuré qu'elle vient, à cet instant, coïncider avec le mentonnct ; et l'on en conclut que la distance du point € an mentonnet est égale à gh^, quand l'ei^centrique a tourné de l'angle ZqCZ^. .
On trouverait de même les distances CH. , gh
qui
correspondent aux chemins angulaires z^cZj, Z0GZ3, ...
jt93. Les droites h^k^, H^Kp u^^» ••• touchent l'ex-
30 TRANSF. ENTRE MOUV. RECTIL. ET MOUV. CIRCUL.
centrique en des points Iq, if , ig, .... Supposons, comme dans le cas de la figure , que le point Hj coïncide avec le point I2 , ou que gHj soit Tune des normales menées du point G à la ligne ab ; supposons en outre que , dans le voisinage du point i^ et de part et d'autre de ce point , la ligne ab soit intérieure à la circonférence de centre G et de rayon cHj , ou qu*elle lui soit extérieure. On peut remarquer alors que la tangente HjK^ est , dans le premier cas, plus éloignée, dans le second, plus rapprochée du point G que les tangentes voisines ; et , par suite , que le mouvement du mentonnet change de sens au moment où sa distance au point G devient égale à gHj » c'est-à-dire après la rotation angulaire ZqCZj de Texcentrique.