Pivotement d'une ligne droite sur elle-même
— Reprenons l'expérience précédente de l'aiguille passant à travers deux trous A et B percés dans les deux montants d'un support.
Au lieu de faire glisser l'aiguille dans les trous, faisonsla tourner, pivoter entre le pouce et l'index. Si l'aiguille
n'est pas bien rectiligne (c'est-à-dire si ce n'est pas une di^te) et si nous la faisons pivoter assez vite, nous apercevrons, entre A et B (fîg. 4), au lieu d'une droite, une sorte de fuseau renflé.
Mais si l'aiguille est rectiligne, elle nous paraîtra encore
imm66i70. Quoique raigûille pivote, la portion AB occupe toujours la môme position dans l'espace, c'est toujours la même ligne.
Cette expérience prouve qu'une droite peut pivoter sur une autre droite avec laquelle elle coïncide. <
Nous dirons, pour abréger le langage, que h droite pivote sur elle-même, , ^
Ce double fait de pouvoir à la fois glisser et pivotei^ sur
elle-même est caractéristique dé la lijgne droite, qui est la
setf/e ligne jouissant de. cette double propriété.
Il y a d'autres lignes, telles que le cercle dont >nous parlerons plus loin, qui peuvent glisser sur elles-mêmes; il n'y en, a pas d'autres qui puissent' à la fois glisser et pivoter, •
7. — Tracé des lignes droites.; — Dans le dessin gèométrique on se sert, pour le tracé des lignes droites, des instruments principaux qui sont : la planche â dessin, \ë cf^ayon, Isl règle et le tire-lignes.