Règle. — Elle est large et plate, et non carrée
comme une règle d'écolier. 11 faut s'assurer qu'elle
est bien droite. A
crayo/f ^
ftè^fe vue par un. bout-
, Plancha
wmm/mm///////m'////^^^^^^
Kiîf. 6. — Bonne tenue du crayon.
cet effet, utilisons
l'un des caractères
d'une droite (n" 4
et 5) :
La règlev étant
posée sur la feuille
de dessin, traçons une ligne en appuyant la pointe du
crayon contre l'arête de la règle qui est sur le papier ;
ceci exige que le crayon soit tenu comme le
' — ^' montre la fî-
Fig. 7.. fe'^re 6, et il
faut s^babituer
tout de suite à cette tenue. Retournons la règle en la fai-
Fig. 8.
sant pivoter autour du trait AB qui vient d'être tracé (fig. y); le crayon doit alors donner de même un second trait qui coïncide exactement avec A B.
En outre, la règle doit pouvoir s'appliquer exactement contre n'importe quelle partie de AB (fig. 8). (Glissement de la droite sur elle-même.)
il. — Tire-lignes. — Les lignes du dessin, d'abord au crayon n* 4, sont mises à l'encre de Chine au moyen du tire-lignes (fig. 9), qui existe en un ou deux exemplaires dans toute pochette de compas.
Ses deux lames doivent être exactement de même Ion-
Fip. 9. — Tire-lignes.
gueur^ légèrement arrondies, minces à l'extrémité, sans être coupantes.
On desserre la vis jusqu'à ce que les lames aient un demi-millimètre d'écart; tenant le tire-lignes vertical, la pointe en bas, on passe entre les lames une plume propre chargée d'encre de Chine, qui reste en grande pïirlie dans l'instrument.
On tourne la vis pour régler l'écartement des lames, selon la largeur que Ton veut donner au trait, et que Ton essaye sur la feuille même, hors des marges; jamais, sous prétexte de finesse, on ne doit serrer jusqu'à fermer le tire-lignes, car alors l'encre ne peut plus glisser. On marque à l'encre sur le bouton de vis un trait dans le sens des lames, pour retrouver le même écartement dans le cas où il faudrait incidemment desserrer le tire-lignes.
La règle étant tenue contre la ligne à tracer, à un demimillimètre de distance, on trace cette ligne, en tenant le tire-lignes perpendiculaire au plan du dessin, comme un ni à plomb par rapport à une table. 11 faut appuyer légè rement, surtout pour faire prendre l'encre sur le papier.
Si le fonctionnement s'arrête, c'est qu'un filament s'est introduit entre les lames, ou que l'encre y a séché. On
eDlève alors l'obstacle en passant dans le tire-lignes la même plume qui sert pour le charger d'encre; ce n'est qu'en cas d'insuccès qu'on desserre les lames pour un nettoyage complet, et alors la marque faite au début permet de retrouver la même force de trait.
Avant de ranger le tire-lignes, on le desserre et on . l'essuie en dedans et en dehors en se gardant de fausser cet instrument très délicat.
Le second tire-lignes de la pochette est employé quand on a besoin d'encres de couleur, ou quand on a deux grosseurs différentes de trait ; dans les deux cas, un seul tire-lignes peut évidemment suffire.
12. — Intersection des lignes. — Deux lignes peuvent avoir un ou plusieurs points communs ; ces points sont ce qu'on appelle les points d'intersection des deux lignes.
Ainsi la figure lo représente deux Urnes qui ont trois points . n • » j. . *• j ^
d'interaction A, B et C. ^'^' '"• ^ Po^ntj.djntersect.on de deux
Deux lignes droites ne penvent avoir qu'un point commun, si elles ne coïncident pas.
Car, d'après la propriété fondamentale (n* 4), deux lignes droites qui ont deux points communs coïncident.
Par exemple, les deux droites de la figure 1 1 ont un point commun A qui est leur point d'in-
Fig. II. — Intersection de deux droites