La solution de sulfate de zinc n’a pas été éprouvée
4®. Une solution de sulfate de manganèse a fait un précipité brun pourpré ;
5o. Une dissolution d’étain dans l’acide nitromuriatique n’a pas été éprouvée.
Q L’infusion (B) ayant été mêlée toute chaude avec l’infusion de cochenille , il s’est formé un précipité rouge brunâtre , tirant sur le pourpre foncé , qui ne se dissolvait pas hicilement dans l’eau ; en continuant la digestion , il s’est formé ‘une plus grande quantité de ce précipité.
jo. Un échantillon trempé dans la préparation
120 DE LA TEIl^TURE
des imprimeurs en toiles ayant été teint dans ce mélange , il prit une couleur rouge brunâtre, et, après avoir l)ouiiii dans une solution de savon, sa couleur se trouva assez bonne ;
2®. La solution de savon devint très- rouge, mais elle ne donna au papier qu’une couleür très-médiocre.
Un peintre qui cherche à rendre les connaissances physiques utiles â son art , Mérimé, a fait sur la garance des expériences intéressantes, dont l’objet était d’en obtenir une laque qui réunît la solidité à l’éclat. liCS résultats de ces expériences qu’il nous a communiquées, pourront avoir des applications utiles en teinture.
Il a séparé la pellicule qui sert d’écorce à la racine de garance, de sa pulpe et de sa partie ligneuse , et il a obtenu de l’une et de l’autre une laque dont l’éclat approche de celui du carmin , mais qui est beaucoup plus durable lorsqu’il les a soumises auparavant à des immersions et des lotions qui en séparaient une substance fauve colorante ; seulement la partie ligneuse en donnait plus que l’écorce. Le procédé dont il se servait après les immersions préliminaires, consistait à tenir en digestion dans une légère dissolution de sulfate d’alumine ; après cela , il précipitait, par un alcali , cette dissolution qui avait une teinte plus ou moins foncée.
Il paraît donc que l’on doit considérer la ga-
lit
rance comme composée de deux substances colorantes, dont Tune est fauve , et l’autre est rouge : ces deux substances peuvent se combiner avec l’étoffe ; cependant on a intérêt à ne fixer que la partie rouge : la partie fauve paraît plus soluble , mais sa fixité sur les étoffes peut être augmentée par l’affinité qu’elle a pour la partie rouge.
Les différentes additions que l’on fait à la garance, et les procédés multipliés auxquels on soumet quelquefois sa teinture , ont probablement cette séparation pour principal objet.
La partie rouge de la garance n’est soluble qu’en petite quantité dans l’eau , de sorte que l’on ne peut donner qu’une certaine condensation à sa dissolution ; si l’on augmente trop, la proportion de cette substance, loin d’en obtenir un effet plus grand , on ne fait qu’accroître la proportion de la partie fauve , qui est plus soluble.
La partie rouge paraît sur-tout sujette à former les pellicules qu’a observées Watt. De Saussure a fait voir que pendant la formation de ces pellicules dans les extraits de substances végétales , laquelle exige le contact de l’air , le gaz oxigène était changé en acide carbonique ; qu’il se formait en même temps de l’eau par l’union plus intime de l’oxigène et de l’iiydrogène contenus dans la substance , et que le résidu avait
pris par là un excès de carbone ; d’où vient que dans les expériences de Watt , ces pellicules n’ont pu se dissoudre qu’en partie , et que leur dissolu tion a été brune : les parties rouges perdent aussi de leur solubilité , et se rembrunissent par rcbullition sans l’influence de l’air atmosphérique : la cause de cette dernière altération n’est pas encore déterminée par l’expérience.
La potasse et le carbonate de potasse augmentent la solubilité des deux parties colorantes, sans ' accélérer l’effet d’oxigénation ; en sorte qu’il paraît avantageux d’en ajouter une petite quantité aux bains de garance.
La dissolution d’étain ne donne que des laques dont la couleur est privée d’éclat , probablement parce que les deux espèces de parties colorantes sont également précipitées. Ce mordant, dont les avantages sont si grands dans un grand nombre de teintures , peut à peine être utile dans celles de la garance : nous verrons cependant qu’il est propre à relever l’éclat du rouge d’Andrinople, mais c’est à une époque de l’opératioix où la partie fauve a été éliminée.
Les considérations que nous venons de présenter ne sont en partie que des conjectures propres à expliquer les propriétés que l’on observe dans les différens procédés auxquels on soumet la garance : nous supposons, par exemple , l’existence de deux espèces de parties colorantes; mais.
ENCÉIVÉRAL. 1^5
il est possible que ces deux substances soient de'rivëes d’une seule qui se résolve en deux par les operations successives quelle subit.