‹ Éléments de l'art de la teinture. Avec une description du blanchiment par l'acide muriatique oxigénéChapitre 18 sur 53 · II · texte numérisé non relu

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vent avoir été' blanchies très-soigneusement. Plus le blanc est parfait , plus les couleurs prennent d’éclat, et plus il est facile de dégarancer. I.es beaux blancs, du commerce ne sont pas même suffisans, et il est bon de leur donner au moins une lessive, une exposition sur le pré , ou une immersion dans l’acide muriatique oxigéné , et de les laisser tremper quelques heures dans l’eau acidulée par l’acide sulfurique. Très -souvent il faut donner plusieurs lessives et plusieurs immersions ; par-là on enlève complètement l’apprèt, on détruit le reste de la matière colorante de la toile, qui , fixant d’une manière très-solide* celle de la garance, rend le dégarançage difficile , et on prévient le plus grand nombre des taches qui se forment pendant le garançage , auxquelles on donne le nom de taches de garance.

Ces taches, presqu’indestruclibles , très-communes sur certaines sortes de toile de coton, et d’une couleur parfaitement semblable à celle que donne la garance aux parties de la toile qu’on imprègne d’huile , paraissent jirovenir d’une combinaison de graisse ou d’huile analogue à celle qui a lieu dans les apprêts pour le rouge d’Amlrinople. Il est très- vraisemblable qu’elles sont produites par la graisse employée dans le paroii, ou ])ar le savon dont on est obligé de se servir dans le blanchiment : la combinaison qui peut aloi’s se former sur l’étoffe, résiste bien aux

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operations subséquentes, et l’on verra clans le procédé pour le rouge d’Andrinople , que l’action des dissolutions alcalines, même assez cx>neentrêes , est insuffisante pour détruire la combinaison de l’huile avec le coton.

Une lessive forte et coulée très - chaude ne garantit pas complètement de ces taches , quoicjue ce soit le moyen le plus sûr de les éviter. Il serait bien important pour les fabricants de toiles peintes , qu’on pût exclure du tissage et du blanchiment la graisse et le savon.

Le rouge d’Andrinople a un éclat dont il est difficile d’approcher par tous les procédés qui ont été indiqués jusqu’ici ; il a encore la propriété de résister beaucoup plus à l’action de différents réactifs , tels que les alcalis , le savon , l’alun , les acides. Vogler avoue que , par ses nombreux procédés , il n’a pu obtenir un rouge qui eût une solidité égale à celui d’Andrinople, quoiqu’il en eût beaucoup plus que des faui; rouges d’Andrinople , dont on se sert souvent pour les siamoises et autres étoffes rougeS.

L’eau-forte ( acide nitrique délayé) est, selon le même auteur, le moyen le plus sûr et le plus expéditif pour distinguer le vrai rouge d’Andrinople du faux : il suffit d’y plonger un fil de ce dernier; on le voit bientôt pâlir, et en moins d’un quart - d’heure il est blanc , tandis que le vrai rouge d'Andrinople reste une heure sans être

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