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coton qu’on voudrait teindre avec le carthame , des préparations analogues à celles qu’il reçoit dans la teinture du ronge d’Andrinople.
Pour teindre le coton en ponceau , Wilson prescrit de mettre le carthame bien dépouillé de la partie colorante jaune, dans un vase au fond duquel est un tamis de crin , et de verser pardessus une dissolution cVaicali , j?ear/ ashes , de bien mêler et de laisser reposer le tout pendant une nuit : le lendemain matin on soutire la liqueur par un robinet qui est au fond du vase; l’on y plonge la pièce de coton qu’on veut tein* di e ; on l’y tourne par le moyen d’un moulinet : l’on a préparé une dissolution de tartre , on la laisse déposer , et pendant qu’elle est encore chaude , on en verse dans la dissolution de carthame jusqu’à ce que cette liqueur devienne un peu acide : l’on continue d’y faire circuler le coton jusqu’à ce qu’il ait pris la nuance qu’on desire ; alors on le lave légèrement et on le lait sécher dans une étuve : il prend par ce procédé une très-belle couleur.
Si l’on veut donner au coton la couleur de l’écarlate , il faut d’abord le teindre en jaune par le procédé qui se trouve au chapitre du rocou , et, pendant qu’il est encore humide, il faut le teindre avec le carthame de la manière qu’on vient de décrire. Il prend nue couleur aussi bell«
EN Tr É N é R \ E
tjiie celle de Fécarlate , mais elle est peu durable , €t ne supporte pas le lavage à l'eau.
En Egypte, on donne au colon et même au îin une couleur très-saturee et par là même assez solide , par le moyen du cartliame : on fait subir au cartbame deux macérations successives, chacune de ^4 heures, dans l’eau de puits qui est un peu alcaline : après cela on le mêle avec le cinquième de son poids d’une cendre qu’on achète des Arabes, et qui contient peu de carbonate de soude ; on fait passer ce rnèlange sous la meule d un moulin ; on filtre à travers le mélange une médiocre quantité d’eau du Nil : on a par ce moyen un liquide très-chargé de substance colorante. Ün commence par teindre avec la dernière portion qui a filtré et qui est peu chargée , en y mettant un peu de suc de citron ; alors on mêle dans une chaudière la première portion du liquide avec une quantité considérable de suc de cition, et Ion teint à une chaleur de l\o à 5o degrés du thermomètre de iléaumur : on finit par passer l étoffe dans une eau acidulé , et on la sèche (i).
(i) Mtiij. .iir
DK LA TEINTURE