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« nos teinturiers <le ce mordant , meilleur à mon « p-é que celui qu'on leur fournit , et sur-tout <f à beaucoup meilleur marché; mais pour cela a il laut que je me sois livré encore pendant
« quelque temps à la composition et emploi de a votre ](^ sive »,
Tahrotii a donne pour fixer sur la soie la couleur du brési! et du eampèehe, un procédé' rjue nous enijiruntons de Hennstadt , et qui a beaucoup de rapjior t a'^'ec eelui dont nous devons la description à Decroizille. Il consiste à 'se servir pour mordant d’un mélangé de muriate d etain , de sulfate de cuivre et de tartre y on ajoute au bain de 1 inlusion de noix de galle ou d écorce d aulne i on fait varier les projiortions de ces substances selon la nuance que Ion veut obtenir; pour les nuances claires, on ajoute un peu d’acide muriatique.
Lorsque l’on emploie de la dissolution sulfurique d indigo , l’acidc sulfurique agit différemment sur la substance rouge dont on se sert ; il change peu la couleur de la cochenille qu’on avait d’ailleurs disposée à prendre une couleur cramoisie par une préparation avec l’alun , mais il doit donner une couleur fauve à la garance sur laquelle les acides produisent facdement cet effet, et il est invraisemblable que cette substance puisse être employée avec succès dans ce pro-
EN général.
Cf'fle ; il vaut mieux s’en servir pour teindre l’e'tolfe à laquelle on a donne auparavant un pied de bleu. Le brésil et le eam])eehe doivent aussi etre peu propres à donner de belles eouleurs aveg la dissolution sulfurique d’indigo , ])arce que les ai'ides les font de même passer au jaune, quoique d’une manière moins décidée ; mais ils retiennent , comme on l’a déjà fait remarquer , leur couleur ronge, lorsqu’on en précipite les parties colorantes par l’oxide d’étain.
S'il est permis d’avoir une opinion sans être guidé par des cx])éi'ieu('es directes sur un procédé compliqué , tel que celui qui a été communiqué par Décroizille, et qui est encore employé avec avantage dans quelques manufactures avec des modifications que nous ne connaissons pas , nous proposerions cette explication.
Le mu riale de soude est décomposé par l’acide sulfurique , et l’acide muriatique qui est mis en liberté dissout l’étain : une partie de l’étain est précipitée par l’acide tartareux, d’où vient le dépôt qu’on observe ; mais une partie qui reste en dissolution sert à modifier l’effet , comme nous avons vu pour la cochenille : Foxide de cuivre qui se trouve dans cette préparation , forme du bleu avec les parties colorantes du campêche ; Foxide d’étain avec le même bois donne du violet et du rouge avec les parties colo-
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raiites du i cru a m b duc. Dccroizille observait que ï oti pourrait facileiiiout parvenir à une préparation propre à remplir son olijet, en essayant differents meianges et differentes proportions avec le inunate delain ; c'est ce qu’a fait Fabroni.
Le mélange direct des couleurs bleue et rouge ne donne sur les fils et les étoffes de coton cpi’une nuance sombre et sans éclat , et qui approcîie du noir pour peu que ces couleurs soient Sucées. Mais , si après avoir donné un bleu clair i\ une étoffe. de coton, on teint en rose avec le cai tname , on produit un bleu turquin vif et qui passe assez promptement à cause du peu de solidité de la couleur du earthame.
CdtOptal a cependant obtenu un violet assez agréable en teignant en bleu des cotons rouges , pour la préparation desquels il avait diminué les (piautites d huile et de noix de galle , et augrnenté au contraire celle de Falun ainsi que la force de l'avivage. Il a cherché , par un grand noriibre d expériences , à donner an coton une couleur violette qui ne le cédafni en solidité ni en éclat au rouge qu'on fesaiî dans ses ateliers; et après avoir été comluit par ses recherches a une grande variété de procédés , qui donnaient n \ ec plus ou moins (h? facilité la couleur qu il desirait , il s est arreté au suivant , comme étant de 1 execution la plus simple et la plus sûre.
On 2>reparc le moi dant pour loo Iviiogramnics
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(le coton avec aS küo^^rammes de sulfate de fer et G kilogrammes d'acetate de plomb ; on séparé la liqueur claire du depot qui s’y est forme, on y passe avec graudsoiiiet le plus chaud qu’il est possible, le colon qui a reçu trois huiles comme pour le rouge d’Amlriuople. En sortant du bain , on le tord et on le travaille bien ; dès qu’il a pris j)ar refroidissement la teinte chamois , on le lave fortement, on l’exprime et on le sèche en rëlendant très-clair. Pour le teindre , on emploie un poids égal de garance ; lorsque le bain est tiède , on y plonge le coton , on le tourne en augmentant graduellement le feu sans faire bouillir. Dès que le coton est devenu d’un noir bleuâtre , on le retire et le lave ; on l’avive ensuite au savon pendant i 5 à 20 minutes.
Pour le violet foncé , il prend du coton qui n’a reçu que deux huiles; il le passe au meme mordant et avec les memes soins. Il ajoute un seau de sang au bain de garance , et tire le coton lorsqu’il est prêt à bouillir, le lave et le garance une seconde fois avec le double de garance et un seau de sang. Il laisse bouillir le bain un c|uart-d heure ; et après avoir lavé le coton , il l’avive avec l\o kilograra. de savon , en fesant bouillir l’avivage pendant un quart-d’heure , et quelquefois plus d’une heure, selon qu'il voit que la coideur s’appauvrit ou prend de l’éclat.
En ajoutant 5 kilograin. d’alun au mordant
Ï.A TÈINTURE précèdent , le violet est plus brillant. Il s’est servi avec avantage de la dissolution de fer par l’acide pyro-ligneux.
Il recommande , poür avoir des couleurs unies et qui pénètrent bien , d’employer le mordant très-limpide et le plus chaud possible ; de laver eu sortant du mordant ^ de seclier promptement et également , et de ne point faire bouillir le bain de garance lorsqu on veut conserver beaucoup d éclat a la nuance. Enfin il observe que la soude lait tourner la couleur au rouge , et que le savon fait dominer le bleu j de sorte qu’on peut , en employant des proportions différentes de ces substances , varier les nuances du coton dans 1 avivage, et ramener, par exemple , des cotons noirâtres au violet en employant des lessives seules, tandis que s’ils tirent au rouge , on ne doit employer que le savon seid.
Pour faire les violets sur toile peinte, on imprime de l’acétate de fer étendu d’eau, et l’on garance. Cette couleur se dégrade moins facilement dans le bain de teinture, que les rouges. On peut aussi l’y faire bouillir plus long-temps pour faire monter les nuances foncées. Le bain se salit beaucoup ; la couleur en sort très-terne , et elle ne prend d’éclat que par les expositions .sur le pré et L’ébullition dans l’eau de son ; il est même rare que le blanc redevienne beau ; mais on ])révicnt ces inconvénients en bouzant à une
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6lialeiir forte qui agit moins sur ce mordant que Sur celui qui est employé j)Our les rouges.
On imprime pour le lifas un mordant compose d’acétate de fer tî-ès-étendu , mêle d’une petite quantité d’acétate d’alumine.
Le coton en éclieveaux , teint par les memes procédés, prend difficilem.ent une nuance agréa^ ble , et jamais la couleur ü’a la solidité de celle qui est produite par les procéd(‘S de Chaptal. '
La méthode la plus ordinaire pour teindre en violet le filet le coton ,* consiste à donner d’abord sur la cuve un pied de bleu proportionné à la nuance qu’on desire , et à le faire sécher. On eugalle ensuite à raison de trois parties de noix de galle par seize parties de matière ; on laisse pendant la ou i5 heures dans le bain de noix de galle , après lesquelles on tord et on fait sécher. On passe après cela le fil et le coton dans une décoction de bois de campèche^ et quand il est bien imbibé, on le relève et on ajoute à ce bain -h d’alun et de vert-de-gris délayé ; on replonge les éclieveaux passés sur les bâtons , et on les lise pendant un bon qnart-d’heure ; on les retire ensuite pour les laisser éventer à l'air, puis ou les replonge entièrement dans le bain pendant un quart-d’iienre , apres lequel on les relève et on les tord. Enfin on vide le baquet qui a servi à celle teinture , on v verse une moitié de la décoction de bois de campêche qu’on
a rëservce , on y njoute autant d’aliin que dans la première opération , et l’on y passe de nouveau le fil jusqu’à ce qu’il soit à la nuance convenable. La décoction de bois de campêcbe doit être plus ou moins chargée , selon la nuance plus ou moins foncée que l’on veut avoir ; ce violet résiste passablement à l’air , mais il ne peut être comparé pour la solidité à ceux que l’on vient de décrire , ni même au suivant.
On décreuse le coton ou le lin comme à l'ordinaire ; on prépare un mordant composé pour chaque kilogramme de quatre litres de tonne au noir et de huit litres d’eau ; on fait bouillir et on enlève l’écume qui se forme : lorsqu’il n’en paraît plus , on verse la liqueur dans un baquet , et quand elle n’est plus que tiède , on y délaye 122 grammes de sulfate de cuivre et 3o grammes de salpêtre ; on y laisse après cela tremper les écheveaiix pendant dix à douze heures , puis on les tord et on les fait sécher. Lorsqu’on veut garancer , on les lave avec soin , et on les passe dans un bain de garance. Si on veut le violet foncé, on ajoute au mordant 6i grammes de vert-de-gris ; on fonce encore plus la couleur en cn^allant le fil plus ou moins avant de le passer armuordant, et en supprimant le salpêtre. Si l’on augmente la dose de ce dernier, et si on diminue celle du sulfate de cuivre, le violet tire plus
K N GÉNÉRAL. 33f)
Sur le lilas. On peut encore Kioclifier les mordants de dillerentes manières , pour produire un grand nombre de nuances.