‹ Éléments de la faune AçoréenneChapitre 5 sur 117 · HO · texte numérisé non relu

HO

Corvo.

Cimes de la Caldeira

Lac de la Caldeira .....

Orographie, Caldeiras.

11 faut savoir que tous les anciens cratères de volcans aujourd’hui éteints et revêtus intérieurement et extérieurement d’une végétation plus ou moins développée, lesquels rentrent dans la série des terrains nommés par L. de Buch « terrains de soulèvement » (2), ont reçu aux Açores le nom de Caldeiras , qui signifie chaudière. Ces caldeiras sont au nombre de sept principales, savoir : les Caldeira de Sete-Ci dades, de Fumas, et de Lagoa-do-Fogo, à San-Miguel ; la Caldeira de Santa-Barbara, à Terceira ; la Caldeira de Graciosa ; la Caldeira de Fayal ; et enfin, la Caldeira de Corvo.

La Caldeira de Sete-Cidades, située à l’extrémité occidentale de San-Miguel, est l’une des plus grandes et des plus remarquables de tout l'archipel. Sa forme est régulièrement circulaire; elle n’a pas loin d’une lieue de diamètre. Elle contient dans sa vaste enceinte plusieurs petits cratères et deux lacs, le Lagoa

(1) Almanach rural dos Açores para 1851, p. xxvl.

(2) L. de Buch , Description physique des îles Canaries, passim .

Grande et le Lagoa Âzul, à peine séparés l’un de l’autre par une étroite chaussée. Les parois intérieures sont partout recouvertes de végétation; on y rencontre des bois de genévriers et de myricas,et les cultures y prospèrent merveilleusement. Sa formation paraît remonter à une époque peu ancienne, coïncidant avec celle de la découverte portugaise (1444).

Celle de Furnas, située à l’est de la même île, n’a pas, il s’en faut de beaucoup, une forme aussi régulière; sa configuration allongée et comme elliptique lui a valu le nom de 1 allée de Fumas» La aussi se trouvent un grand lac et quelques cratères de petite dimension. Mais ce qui rend cette localité justement célèbre et singulièrement intéressante, ce sont ses caldeiras ou volcans d’eau, analogues sur une échelle minime aux geysers de l’Islande, et scs sources d’eau minérale. L’une de ces caldeiras lance une eau jaillissante, à peu de distance du sol il est vrai, mais ce jet n’a pas loin de deux mètres de diamètre, et il donne naissance à une haute colonne de vapeurs sulfureuses et brûlantes. Une autre produit une eau bouillonnante, jaillissant à plus d’un mètre de haut, et retombant avec bruit dans un gouffre en entonnoir de deux à trois mètres de diamètre. Une troisième, vulgairement appelée Caldeira de Pedro Bolellio (expression populaire qui sert, en portugais, à désigner l’enfer), est un gouffre large de deux mètres environ qui mugit sans cesse et qui, sans cesse aussi, vomit à la base d’un petit escarpement une boue noire et bouillante assez semblable, pour l’apparence, à une terre glaise liquide de couleur foncée. Le sol qui environne ces bouches volcaniques est chaud.

32 FAUNE AÇORÉENNE.

recouvert çà et là d'efflorescences de soufre et d’incrustations de stalagmite siliceuse. Dans le même point sourdent à chaque pas, si l’on peut dire, des sources d’eaux minérales, ferrugineuses et gazeuses, soit froides, soit thermales. Enfin, au bas du monticule qui porte ces bouches volcaniques et celte solfatare, coule une rivière, le Ribeira Quenle, dont les eaux ferrugineuses et sulfureuses ont une teinte jaunâtre et sont constamment entretenues à une température relativement assez élevée par des sourçailles chaudes qui surgissent en plusieurs points du lit. Voici, d’après mes propres observations, les températures principales de ces différentes eaux :

Grandes caldeiras. . . '100° et 95" centigr.

Petites caldeiras . . . 92° et 90° —

Ribeira Quente ... 18°

Eau gazeuse .... 12° —

Les eaux thermales de Fumas passent pour guérir les rhumatismes, les paralysies, les fractures, les maladies de la peau et les affections syphilitiques. La boue de la caldeira de Pedro Rotelho est également regardée comme un bon spécifique pour guérir les ulcères, les maladies de la peau, les blessures, et en général toutes les plaies. On prend, à Furnas, quelques bains en été, mais on est loin de tirer de ces eaux un parti médical suffisant; il serait désirable d’y voir fonder un établissement thermal bien tenu. On voit dans celle vallée des troncs de genévriers ensevelis sous les roches calcinées et comme à demi-carbonisés ; ccs vestiges prouvent, par leur grosseur, que le genévrier atteignait autrefois, dans ces îles, une taille et des proportions qu’il n’a plus aujourd’hui.

FAUNE AÇORÉENNE. 33

Dans la même localité, on rencontre quelquefois l’élatérite ou bitume élastique, substance minérale assez rare dans la nature. On la trouve à la surface du lac de Furnas : quand l’eau baisse, pendant l’été, on la récolte aux bords du lac. Ces particularités, et quelques autres encore que je passe sous silence, font de la vallée de Furnas l’un des séjours les plus étranges et les plus intéressants de l’archipel açoréen.

Le Lagoa-do-Fogo, situé au milieu de la même île de San-Miguel, dans une position intermédiaire entre les deux précédentes caldeiras, est un cratère moins étendu que les deux autres. Sa forme est à peu près celle du chiffre 8, comme si deux cratères trop rapprochés s’étaient réunis et confondus. Au fond repose un grand lac. Aux environs, coulent des torrents dont les eaux forment de belles cascades.

La Caldeira de Santa-Barbara, à Terceira, est remarquable par sa forme irrégulière, par son étendue et par l’uniformité de la végétation qui la couvre de toutes parts. Elle ressemble moins à un cratère qu’à une fissure énorme dont la courbe est irrégulière ; les pentes sont très-abruptes et revêtues le plus souvent de végétation. Le fond est occupé par des marécages qui se dessèchent pendant l’été.

La Caldeira de Graciosa, moins étendue que les précédentes et de forme un peu oblongue, présente à peu près les mêmes phénomènes que ses congénères, c’est-à-dire, d’autres petits cratères intérieurs, un très-petit lac, mais elle se recommande en outre par une particularité des plus remarquables : je veux parler de l’immense caverne souterraine, connue sous le nom de Forno. Vers la partie orientale de la Caldeira, on découvre une énorme fissure, légére-

34 FAUNE AÇORÉENNE.

ment sinueuse, et se dirigeant obliquement du nord au sud : cette fissure immense est l’orifice du Forno, situé à cent pieds environ au-dessous de la surface du sol. Au fond de ce vaste abîme est un lac. De façon que, par suite de cette particularité de configuration du sol, il y a deux lacs pour ainsi dire superposés dans la Caldeira de Graciosa !

La Caldeira de Payai, si recommandable au point de vue pittoresque, a également un très-petit lac et quelques mamelons intérieurs Sa forme est à peu près circulaire. Elle est parée d’une végétation variée, et ses flancs sont labourés par des ravins profonds d’où s’échappent des sources nombreuses.

Enfin la Caldeira de Corvo, la plus petite des sept, de forme un peu ovale, a aussi son lac parsemé de plusieurs îlots.

Hydrographie.

Indépendamment des lacs qui apparaissent, ainsi que l’on vient de le voir dans toutes lesCaldeiras, les îles possèdent toutes quelques petites rivières, ou plutôt des torrents qui descendent des montagnes vers la mer, quelquefois avec des chutes ou cascades assez élevées, et dont le lit reste le plus souvent à sec une partie de l’année, pendant l’été. Cependant le Ribeira Quente, de San-Miguel, et quelques autres cours d’eau analogues, paraissent avoir de l’eau sans interruption toute l’année. Il y a aussi des sources dans la plupart des îles, non-seulement dans la région des montagnes, dans les caldeiras et ailleurs, mais encore au bord même de la mer, de

FAUNE AÇORÉENNE. 35

sorte que leurs eaux sont plus souvent, dans ces conditions, saumâtres. Les chutes ou cascades les plus remarquables sont à San-Miguel, à San- Jorge et à Florès.

Géologie.

Les éléments géologiques composant les chaînes demontagnes de l’archipel et leurs masses puissantes de rochers ne sont pas nombreux. Partout on rencontre, comme bases, le basalte et le trachyte, et à côté, des laves et des conglomérats basaltiques ou trachytiques, des pierres ponces, des scories, des pouzzolanes, des obsidiennes, des tufs variés. Les rivages de la mer sont, en général, parsemés de blocs énormes de roches trachytiques, à formes bizarres, et contenant de nombreux cristaux d’olivine, de feldspath, d’augite, d’amphibole, de pyroxène et de mica. Ces roches prennent souvent la proportion d’îlots, à l’intérieur desquels existe quelquefois une grotte. La plus connue de ces grottes (si toutefois il en existe d’autres) est celle de l’îlot dos Romeiros, dans la baie de San-Lourenço, à Santa-Maria; elle renferme des stalactites. Du reste, toutes ces iles portent l’empreinte et les traces de l’action des feux volcaniques. Santa-Maria, seule, fait exception, en ce sens que l’on n’y voit pas les traces récentes de l’action des feux souterrains; de plus, on y observe des couches assez puissantes d’un terrain calcaire, riche en débris organisés fossiles, caractérisant une formation tertiaire analogue à celle des environs de Bordeaux, et qui semblent appartenir aux couches

36 FAUNE AÇORÉENNE.

supérieures de i’élage miocène (1). Il est assez extraordinaire de constater ce fait, unique dans l’archipel; mais enfin il existe, et il mérite de fixer l’attention des géologues et des paléontologistes.

Phénomènes volcaniques.

Ces îles ont été et sont, aujourd’hui encore, éprouvées par des phénomènes volcaniques de nature diverse, notamment par des éruptions et des tremblements de terre. On a remarqué que ces derniers phénomènes se produisent ordinairement après de grandes pluies précédées d’une longue sécheresse. Sans doute il ne sera pas sans intérêt pour le lecteur de trouver réunis ici, sous un même titre, les mouvements principaux dont on a conservé la mémoire, depuis l’époque de la colonisation portugaise jusqu’à nos jours. Il est à remarquer que Santa- Maria, Graciosa, Florès et Corvo, sont les seules à ne pas figurer sur ce memento, et que seules aussi elles n’ont rien ressenti, depuis la découverte, des forces puissantes et terribles qui animent l’intérieur de notre planète.

Eruptions volcaniques et tremblements de terre observés aux Açores.

1. En iUUU eut lieu, à San-Miguel, une éruption considérable, sur laquelle on manque de détails certains. Tout ce que l’on en sait, c’est que une grande

(1) Morelet, Notice sur l'histoire naturelle des Açores, elc., p. 26. — Voir la listedeces fossiles, ci-après : AppendiceC, Palëontologiqne

FAUNE AÇORÉENNE. 37

montagne située au nord-ouest de l’île, et dont le pilote de Cabrai avait remarqué la forme en dôme, disparut dans l’intervalle de son premier à son second voyage, et fut remplacée par la vaste vallée circulaire que l’on appela Caldeira das Sele-Cidades ; circonstance qui empêcha d’abord le pilote de reconnaître Pile (1). Les Morisques ou Maures que Cabrai y avait laissés lors de son premier voyage lui dirent qu’ils avaient été continuellement épouvantés par des tremblements de terre et des bruits souterrains, et qu’ils n’auraient point attendu son retour pour quitter l’île, s’ils avaient pu le faire.

2. Dans la nuit du 21 au 22 octobre 1522, vers deux heures du matin, un violent tremblement de terre se fit sentir à San Miguel; deux montagnes, Labaçal et Louriçal, furent arrachées de leurs bases, et Villa-Franca fut en partie engloutie par leur chute et par des torrents de lave. Cette catastrophe eut lieu par un ciel serein et sans aucun des signes précurseurs habituels.

3. Dans le cours de l’année 1538, des feux souterrains se firent jour près de la côte de Ferraria, à San-Miguel, et donnèrent naissance à un petit îlot qui disparut totalement au bout de vingt-cinq jours.

ô. Dans la nuit du 25 juin 1563, on compta, de une heure à quatre heures, plus de quarante secousses à Villa-Franca de San-Miguel ; dans la même nuit, au milieu de convulsions dont Hibeira-Grande

(1) Cabrai aborda pour la première fois à San-Miguel le 8 mai 1444, et pour la seconde fois, le 29 septembre de la même année; c’est dans l'intervalle de ces deux dates qu’eut lieu l’éruption dont il s’agit.

38 FAUNE AÇORÉENNE.

eut surtout à souffrir, eut lieu l’éruption de la Serra de Agoa de Pao et la cime de l’ancien mont Volcao s’abîma dans le cratère du Lagoa do Fogo (lac de feu). Cette commotion dura jusqu’au 7 juillet suivant; les habitants se réfugièrent sur les navires; il s’ensuivit de grands désastres.

5. Le 21 septembre 1572 il y eut, dans l’île de Pico, une éruption considérable. D’abord on ressentit pendant vingt minutes de violentes secousses, semblables à des coups de canon, puis après, au milieu de l’ile, vers la partie nord du Pic, le feu sortit par cinq bouches diflérentes. Un torrent de lave liquide se répandit sur une largeur de quatre à cinq mille pieds sur la pente de la montagne, et se dirigea entre Prainha et San-Roque vers la mer, où il forma un banc d’une étendue considérable. Cette éruption fut accompagnée de feux qui projetèrent une grande lueur, au point d’éclairer toutes les îles du groupe central, et même San-Miguel, distant de cent vingt minutes géographiques, s’il faut en croire la chronique. Un an après, et encore en 1720, il y eut un autre épanchement de laves, mais cette fois du côté du sud.

6. Le 28 avril 1580, on ressentit à San-Jorge, tant le jour que la nuit, quatre-vingts secousses qui, trois jours après, se renouvelèrent le môme nombre de fois. En même temps, sur le versant méridional de la montagne, à une lieue environ à l’ouest de Villa das Velhas, s’ouvrirent deux bouches qui lancèrent à une grande hauteur des blocs énormes, lesquels retombèrent dans la mer, pendant qu’en plusieurs endroits le soi était crevassé par de larges fissures, et quelques maisons s’écroulaient. Le 1 er mai, deux

FAUNE AÇORÉENNE. 39

torrents de lave coulèrent depuis le matin jusqu’au milieu du jour. On a compté jusqu’à cinq épanchements de lave dans cette éruption.

7. En juillet et août 1591 , San-Miguel ressentit des secousses multipliées; les habitants prirent la fuite dans la campagne; Villa-Franca eut surtout à souffrir beaucoup.

8. En 1614, le 24 mai, un tremblement de terre renversa presque tous les édifices de Villa da Praia, sur la côte septentrionale de Terceira.

9. Le 16 juin 1628, après des tremblements généraux et réitérés, un volcan sous-marin fit éruption entre San-Miguel et Terceira, et produisit une île qui disparut peu après.

10. Le 2 septembre 1680, des secousses réitérées se firent sentir à Ponta-Delgada, de San-Miguel, depuis dix heures du soir jusqu’à quatre heures du matin. La grosse cloche de la cathédrale sonna d’ellemême; du reste, les édifices demeurèrent intacts. Presqu’en même temps, à une distance de 18 minutes géographiques, eut lieu une éruption dans le Lagoa secca (Lac sec) de la vallée de Fumas. Les bois des environs furent incendiés, cent quatre-vingt-onze personnes périrent, et le sol environnant fut couvert de scories volcaniques. Le 4 septembre, l’ile fut couverte de cendres. Après quoi l’éruption cessa, mais du 7 septembre au commencement d’octobre, on ressenti encore quelques secousses. Cette éruption s’appela o cinzeiro (le cendrier).

11. Le 3 juillet 1638, à une lieue en mer en face du pic de Camarinhas, à l’ouest de San-Miguel, eut lieu une éruption sous-marine. Après l’événement, on reconnut qu’un haut fond s’était formé là où na-

guère la sonde accusait une profondeur de quarante

brasses.

12. Du 12 au 19 octobre de l’année 1652, les églises et les maisons de Villa d’Alagoa, sur la côte méridionale de San-Miguel, furent toutes ébranlées par des tremblements de terre 5 cependant il n’y en eut que soixante-dix qui s’écroulèrent. Au bout d’une semaine de secousses, le 19 octobre, le pic de Joào Ramos s’entrouvrit et lança pendant la nuit et le jour suivant, au milieu de détonnations semblables à des coups de tonnerre, des masses de lave enflammée et de cendres, que le vent du nord poussa vers la mer.

13. Le 18 octobre 1656, on ressentit à San-Miguel des secousses, qui se renouvelèrent le lendemain vers sept heures du soir. Les maisons furent ébranlées, et les habitants épouvantés s’enfuirent dans les champs.

En décembre 1682, on ressentit à San-Miguel de fortes secousses. Entre cette île et Terceira, la mer bouillonna, et sa surface fut pendant un certain temps parsemée de pierres ponces; sur les rivages furent rejetés un grand nombre de poissons morts qui ne tardèrent pas à infecter l’atmosphère.

15. Le secrétariat de la chambre municipale de Horta conserve une relation de l’éruption qui eut lieu en 1672 à Capello, à la pointe occidentale de Fayal. Le 12 avril, cette partie de l’île fut ébranlée par des secousses qui se renouvelèrent les jours suivants, au point que, le 15 avril, les habitants épouvantés abandonnèrent leurs demeures. Le tremblement de terre ne cessa que le 19, pour recommencer le lendemain. Du 21 au 22, il y eut une courte

FAUNE AÇORÉENNE. 41

pause. Enfin le 2 U, entre les villages de Capello et de Praia do Norle, la lave enflammée fit éruption et coula le long de la pente sur une largeur de neuf cents pieds. En même temps. Pile toute entière fut couverte de nuages, de cendre volcanique et de sable; l’air fut rempli d’une odeur de soufre, et le soleil à travers cette atmosphère parut jaunâtre. Du 2ù au 27 avril, d’autres secousses se firent sentir, avec moins de force à la vérité, et alors l’éruption se renouvela sur une plus grande étendue au milieu de secousses et de coups de tonnerre. Pendant que les laves coulaient en trois torrents, il tomba sur 1 île entière un sable rouge qui perdit les champs ensemencés et les prairies. Le 28, on distingua neuf cratères qui versèrent leur lave surtout du côté du nord, où elle recouvrit des rochers élevés, et forma dans la mer des bancs d’une grande étendue. La lave coula jour et nuit jusqu’au l cc mai. Cette éruption est la seule qui se soit produite a Pavai depuis sa découverte jusqu’à nos jours.

16. En 1691, une éruption sous-marine fit surgir près de San-Jorge, en vue des côtes, deux îlots qui disparurent bientôt après (cap. Boid).

17. En novembre et décembre 1713, les églises et les maisons de Candélaria, Ginetes, et Mosteiros, à San-Miguel, eurent beaucoup à souffrir des tremblements de terre; plusieurs s’écroulèrent. De l’une des cimes de la Caldeira de Sete-Cidades, descendit un torrent fangeux.

18. En 1718 il se forma, sur la côte septentrionale de Pico, un cône ou pic de scories, d’où un torrent de lave s’écoula vers la mer (M. Hartung).

Page 1