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peut se adjectif She will o change
par, qui
ou for.
jour, il n'aurai(1)pas à se plaindre.
Le recteur approuva ce projet.
L’acquisition fut bientôt faite.
Le fermier, devenu propriétaire, donna une plus grande valeur à son terrain,
Ses champs mieux cultivés de vinrent plus fertiles.
1l vécut dans cette douce aisance qu’il avait eu ambition de procurer à Lucette.
Deux enfants bénirent snccessivement leur union.
Ils prenaient plaisir à se voir revivre dans ces tendres gages de leur amour.
En revenant des champs, Perrin trouvait sa femme qui venait au-devant de lui, et qui lui présentait ses enfants.
Illes embrassait l’un et l’autre, les quittait pour serrer son épouse dans ses bras, puis revenait encore à eux pour les accabler tourà-tour de caresse.
L'un essuyait la poussière dont son front était couvert,
L'autre essayait de le soulager du poids du hoyau qu’il portait,
Perrin souriait de ses faibles efforts et le caressait de nouvezu.
Il rendait grâce au ciel qui lui avait donné une épouse tendre et des enfants qui lui ressemblaient.
Quelques années après, le vieux recteur mourut.
Ils songeaient avec attendrissement à ce qu’ils lui devaient,
Cet événement les it réfléchir sur eux-mêmes,
Nous mourrons aussi, disaient.
ils.
found out, he would have no reason (1) to complain.
The parson approved this plan.
The purchase was soon made.
The farmer, being now possessor in uis own right, amekorated his ground.
His lands being better cultivated became more fruilful.
He now lived that comfortable life hich he had wished to procure to Lucetta.
Two children successively blessed their union.
They found a pleasore in see ing themseives revive in these tender pledges of their union.
Perrin, as he came back from the fields, used to find his wife comming to meet him, and pre senting her children to him.
He would embrace them both, leave them to clasp his wife in his arms, then return to them to \oad them by turns with caresses.
One would wipe the dust with which his face was covered.
The other would try to ease him of the weight of the mattock which he carried.
Perrin used to smileat his feeble efforts, and to caress him anexo.
He would return thanks co heaven for having given him a tender uife and children that resembled her.
A few years after, the old par« son died.
They often thought wifh éenderness how much {hey were indebted éo him.
This incident caused them to.
reflect on themselves..
We shall die too, said they.
(1) Avoir à (venant avec un infnitif), dans le sens de avoir raison de, avaip sujet de, peut se rendra par to have reason Lo, to have room to, to have cause 0,
RE ER og
Notre ferme restera à nos en- Jants.
Elle n’est pas à nous.
Si celui à qui elle appartient revenait, il en serait privé pour toujours.
Nous emporterions Le bien d'autrui au tombeau.
Ils ne pouvaient soutenir cette idée.
Leur délicatesse leur fit écrire une déclaration qu'ils déposèrent entre les mains du nouveau recteur.
Ils l'avaient fait signer, celte déclaration, par les plus notables habitants du village,
Cette précaution, qu’ils jugeaient nécessaire pour assurer une restitution à laquelle ils croyaient leurs enfants obligés, les ranquillisa.
Il y avait dix ans qu'ils étaient établis.
Perrin, après un travail pénible, revenait un jour dîner avec son épouse.
Il vit passer sur lagrande route deux hommes dans une voiture qui versa à quelques pas de lui.
Il courut porter du secours.
Il offrit les chevaux de sa charrue pour transporter les malles.
Il pria les voyageurs de venir se reposer chez lui,
Ils n’étaient point blessés.
Ce lieu-ci m'est bien funeste, s’écria l’un d'eux,
Je ne puis y passer sans éprouver des malheurs,
J'y ai fait, ily a douze ans, une perte assez considérable,
Je revenais de la foire de Vitré.
J'emportais douz mille francs en or, que j'ai perdus.
Our farm will remain our chil.
dren’s.
I is not ours.
If he to whom it belongs should return, he would be deprived of tl for ever.
We should carry with us to the grave what belongs to others,
They could not bear thisidea.
Their tenderness of conscience made them write a declaration, which they deposited in the hands of the new parson.
They had caused this to be signed bythe principal inhabi.
lants in the village,
This precaution, which they deemed necessary to insure a reslitution to which they thought their children bound, made them easy in /heir minds.
They had been settled for ten years,
Perrin, after he had worked hard, was coming back one day lo dine with his wife.
He saw two men pass on the high road in a carriage which overturned a few steps from him.
He ran to give his assistance.
He offered his plough-horses to convey the trunks.
Île entreated the travellers to come and rest themselves at his house.
They were not hurt.
This spot is very inauspicious to me, said one of them.
Whenever I pass through it, I meet with some misfortune or other.
1 suffered here {welve years ago, a loss which was rather considerable. :
T'was coming back from Vitré
fair.
I had with me five hundred guineas, which Î lost.
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Comment, lui dit Perrin qui l’écoutait avec attention, avez-vous nérlixé de faire des recherches pour les retrouver ?
Cela ne me fut pas possible,
Je me rendais à Lorient, où je devais m'embarquer pour les Indes,
Le temps me pressait.
Le vaisseau prêt à mettre à la voile, ne m'aurait point atendu.
Je nepus faire des perquisitions.
Je les croyais d’ailleurs inutiles.
En retardant : mon départ, elles m’auraient apporté un pré- Judice beaucoup plus grand que la perte que j'avais faite.
Ce disc. ir" fait tressaillir Pere rin.
Il sem," avantage auprès du voyageur.
Il le conjure d'accepter Vasile qu’il lui offre,
Sa maison était la plus prochaine et la plus propre habitation du lieu.
On cède à ses instances.
Il marche le premier pour montrer le chemin.
Il rencontre bientôt sa femme.
Selon sa coutume, elle venait au-devant de lui.
Il lui dit d’aller promptement préparer un dîuer pour ses hôtes,
En attendant le repas, il leur présente des rafraîchissements.
Il fait retomber la conversation sur la perte dont l’un s'est plaint.
Il ne doute plus que ce ne soit à lui qu’il doit une restitution,
Pray, said Perrin, who listened to him attentively, did you neglect enquiring {o recover them ?
That wus not possible for me.
I was going to Port Lorient, where Ï wasto embark for the Indies. à
My time was short,
The ship being ready to set sail, would not have waited for me.
I fouod it impossible fo make enquiries.
Besides, L supposed they would have been fruitless.
By retarding my departure, they would have hurt me much more than the loss Z had suffered.
This discourse roused Perrin.
He showed a greater eagerness to serve {he truveller.
He sokiited himto accept of the asylum he offered him.
His house was the nearest and neatest dwelling in the place.
Both the travellers yielded to his entreaties.
He walked first to show the œay.
He soon found, his wife.
Accor ding to her custom, she came 10 meet him.
He bade her go quickly, and prepare a dinner for his guests.
While the dinner was getting ready, he presented refreshments tothem.
He turned the conversation to the loss of which one of them had complained.
He had no doubt now but that îitwas lo him he owed a resti.
lution.
En PA GA AS a TS
Il va chercher le nouveau rec-
teur.
11 l’informe de ce qu'il vient d’apprendre.
Il l'invite à partager le diner le ”
ses hôtes, et à }"ar tenir compagnie.
Celui-ci l'accompagne, et ne cesse d'admirer 4 joie qu’a ce bon paysan d’une découverte qui doit le ruiner. ;
On dîne.
Les voyageurs, satisfaits, ne savent comment reconnaître l'accueil que leur fait Perrin.
Ils admirent son petit ménage, son bon cœur, sa franchise, l'air ouvert de Lucette, sa candeur, son activité.
Ils carressent les enfants.
Perrin, après le repas(1), leur montre sa maison, son polager, sa bergerie, ses bestiaux.
Illes entretien de ses champs, et de leur produit.
Tout cela vous appartieni, dit-il ensuite au premier voyageur.
L'or que vous avez perdu #56 tombé entre mes mains. .
Voyant qu’il n’était point réclamé, j'en ai acheté cette ferme, dans le dessien de la remettre un jour à celui qui y a de véritables droits
Elle est à vous.
Si j'étais moré avant de vous trouver, M. le recteur a un écrit qui constate votre propriété.
L’étranger, surpris, lit l'écrit que lui remet le recteur.
Il regarde Perrin, Lucette et leurs enfants.
He went for the neæ parson.
He informed him of what he had just learned.
He invited him to cume and dine with his guests, and to keep them company,
The latter came along with him, and all the way admired that Joy which this good countryman felt at a discovery which must be the ruin of hèm.
They dined.
The iravellers, full of satifacdiv, were at a loss how they could show their gratitude for Perrin’s behaviour to them.
They admired his litile family his goodness of heart, his frank. ness, Lucetta’s open-hearteduess, her candour and activity.
They caressed the children.
Perrin, afts: dinner (1)showed them his house, his kitchen-gar den, his sheep-fold, his cattle.
He talked tothem of his fields, and what they produced.
AU that belongs to you, said he afterwards to the first traveller
The gold you lost fell into my hands.
Finding & was not claimed 1 purchased {his farm with it, desigoing vo deliver # up one day tn him ho is really intitled to it,
Il is yours.
IfI had died before you had been found, this gentleman, our parson, has a piece of writing which proves your property.
The stranger, surprised, read the deed which the parson delivered to him.
He looked at L’errin, Lucetta, and their children.
(1) Repas peut se reudre par dinner lorsqu'il se dit d’un dîner, par supper lorsqu'il se dit d'un souper, etc. Repas se rend d’ailisurs souvent par meal, et quel”
quefois par repast.
son.
at he
| and ) keep
with mired coun= which
itifaccould errin’s
family frank duess,
Te howed en-gar tle.
fields,
» Said aveller il into
red 2 it, de re day led to
had s, our riting d, read leliver-
ucella,
per lorset quel”
Où suis-je ? s'écrie-t-il enfin, et que viens.-je d'entendre ?
Q'el procédé ! quelle vertu !
quelle noblesse ! et dans quel état les trouvé-je !
Avez-vous (1) quelque autre bien que cette ferme ? ajoutact-il.
Non ; mais si vous ne la ven- Ge point, vous aurez besoin d’un fermier,
J'espère que vous me donne- "ez la préférence,
Votre probité mérite une autre récompense.
Il y a douze ans que j'ai pere du (2) la somme que vous avez trouvée.
Depuis ce temps, Dieu a béni mon comuwerce.
Il s'est étendu ; il a prospéré.
Je ne me suis pas ressenti longtemps de ma perte.
Cette restitution aujourd'hui ne me rendrait pas plus riche.
Vous méritez cette petite fortune.
La Providence vous en a fait présent.
Ce serait offenser le ciel que de vous Pôler.
Conservez-là ; elle vous appartient ; et s'é le faut, je vous la donne.
Vous pouviez la garder ; je ne la réclamais point.
Quel homme eût agi comme vous ?
Il déchira aussitôt l’écrif qu'il tenait dans ses mains.
Where am 1 cried he aë last, and what do 1 hear 2
What a proceeding! what virtue ! what nobleness of soul!
and in what class of people do I
find them !
Have you (1) any other property besides his farm added he.
No ; but if you do not seil it you will want a farmer.
1 hope you will give me the preference.
Your probily deserves a diffe.
rent reward.
Il is tweive years since I lost (2) the sum you found.
From fhat time, God has bles.
sed my trade. .
It has enlarged ; it has pros.
pered.
I did not long feel my loss.
This restitution would not now make me richer.
You deserve this little forlune,
Providence has made you u present of it.
By depriving you of if,I should offend heaven.
Enÿoy it ; it belongs to you, and if it be necessary, Î give it you.
. You might l.. ‘e kept it, I did not claim il.
Is there a man that would have: acted as you have.
He immediately tore the writ-ing he had in his hands.
(1) Si le voyageur s'était adressé tout à la fois à Perrin et à Lucette, il aurait
fallu employer ye ; mais par ce qui vient ensuite, surtout quand il dit Quel homme:
eût agi camme vous on voit bien qu’il n’avait adressé la parole qu'à Perrin, et par conséquent c’est par you qu’il faut rendre le vous, et ici et dans tout ce qui vient
après.
(2) On pourrait dire ici en français, il y a douze ans que je perdis ; mais après un que précédé d’une expression de temps avec il y . en tête, on emploie re préférenrs le composé du présent su lieu du prétérit, qnelque éloignés d’ailleurs que
soi ia date,
Une si belle action, ajouta-t.
il, ne doit point être ignorée.
Il n’est pas besoin d’un nouvel acte pour assurer ma cession, votre propriété et celle de vos enfants.
Je le ferai ct adant écrire pour perpétuer le ivenir de vos sentiments et de rotre honnèteté.
Perrin rt Lucette tombèrent aux pieds du voyageur.
Il les releva et les embrassa.
Un notaire qui fut mandé, écrivit cet acte, le plus beau qu'il eût rédigé de sa vie,
Perrin versait des larmes de tendresse et de joie.
Mes enfants, s'écriait-il baisez la main de votre bienfaiteur.
Lucette, ce bien est à nous.
Nous pouvons en jouir sans trouble et sans remords.
So fine an action, added he, ought not to be left unknown.
There is no occasion for a new deed to secure my cession, your exclusive right, and that of your children.
1 willhowever cause if to be writteu, in order fo perpeluate the remembrance vf your senti.
ments and honesty.
Perrin and Lucetta fell at the feet of the traveller.
He raiseü them up and eme braced them.
A notary, who was sent for, ærole this deed, than which he never had in his life drawn up a fiuer one.
Perrin shed tears of tenderness and jy.
Children, cried he, kiss the hand of your benefactor.
Lucetta, this estate is ours.
We may enjoy it in peace and without any remorse. ‘
DiALOGUES FAMILIERS. 149
DIALOGUES FAMILIERS