‹ Élements de la philosophie chrétienne comparée avec les doctrines des philosophes anciens et des philosophes modernes (volume 2)Chapitre 33 sur 99 · TROISIEME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIEME PARTIE

La logique, comme nous Pavons dit, traite de toutes les opérations qui peuvent aider notre esprit à acquérir la science des choses. Mais, le plus souvent, nous ne pouvons atteindre ce but qu\iu mo3^en d'une suite de raisonnements, et nous ne pouvons établir cette suite de raisonnements, si nous ne connaissons la voie par où il faut marcher, c'est-à-dire le point de départ et Tordre à suivre pour progresser des choses connues à celles qui ne le sont pas. II appartient par conséquent à la logique de nous tracer cette voie. La partie de la logique qui enseigne la voie conduisant à la science s'appelle Méthodologie^ou discours sur la méthode ; car,si Ton décompose le mot {^.sôo^oç en ses éléments, on voit qu'il signifie chemin vers quelque chose, ô^o; [^-era Tt, via ad aliquid.

Le médecin Jean Caïus montre, à l'aide d'une comparaison très-heureuse, que l'on trouve chez Aristote (i). Clément d'Alexandrie (2) et d'autres anciens, combien cette dissertation sur la méthode peut être utile à la jeunesse studieuse : « De même que les chasseurs, dit-il, ne pourraient ni voir, ni surprendre la bête fauve, s'ils ne suivaient les sentiers et les traces qui conduisent à son fort; de même ceux qui sont passionnés pour les belles-lettres n'arriveraient jamais à posséder la connaissance des arts, s'ils ne suivaient la direction indiquée par une méthode qui leur serve com.me de chemin pour y arriver. »

(i) Anal. Post., lib, II, c. i3.

(2) Strom., lib. I, c. 2.

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