DE LA MÉTHODE ÉCLECTIQUE ET DE LA MÉTHODE D'AUTORITÉ
Parmi les diverses espèces de méthodes que nous avons énumérées ci-dessus, nous n'avons fait mention ni de la méthode éclectique ou élective^ ni de la méthode d'autorité^ parce que, à notre avis, elles signifient plutôt Tabsence de toute méthode que des méthodes particulières. Mais, comme elles ont rencontré dans ces derniers temps, en France surtout, des défenseurs d'un certain mérite, il ne nous est pas permis de les laisser passer sans les soumettre à notre examen.
ARTICLE PREMIER
De la 7néthode éclectique
33, La méthode éclectique, qui a reçu le nom d'' éclectisme^ enseigne que le moyen le plus sûr et le plus direct pour acquérir la science, c'est d'embrasser tous les systèmes philosophiques, après les avoir conciliés entre eux. Cette méthode a eu pour auteurs et pour défenseurs, sur la fin de la philosophie grecque, certains philosophes de Técole d'Alexandrie, et en France, dans ces derniers temps. Cousin et ses disciples. Toutefois la méthode éclectique de Cousin repose sur un autre fondement que celle des néoplatoniciens ; car les néoplatoniciens la préconisèrent, parce qu'ils croyaient que tous les philosophes s'accordent réellement entre eux sur les principaux points de doctrine, en sorte qu'il suffit de faire un choix convenable parmi les choses qu'ils ont enseignées, pour composer un corps de doctrine complet, contenant la vraie science des choses ; Cousin l'adopte, parce qu'il suppose que les philosophes ont tous soutenu, chacun pris à part, certaines parties de la vérité. Nous exposerons la doctrine de Cousin, avec quelque étendue, à raison de l'importance qu'elle avait prise dans ces derniers temps. Le philosophe français enseigne : 1° que V erreur pure ne peut trouver place dans l'esprit humain, et qu'elle n'est autre chose qu'une vérité iticompVete, parce que
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toute opinion renferme nécessairement quelque parcelle de vérité ; 2° que nul système de philosophie ne peut être faux, et que la plupart sont incomplets^ parce qu'il peut se faire, il est vrai, que l'auteur du système ne développe que tel ou tel autre élément de la vérité, mais il ne peut jamais se faire que la vérité en soit complètement absente. Il conclut de là que le vrai sj^stèmc de philosophie consiste à recueillir tous les éléments de la connaissance humaine et à les expliquer ; or, comme Thistoirede la philosophie prouve que nul philosophe, jusqu'à ce jour, n'a embrassé la vérité toute entière, et que les différentes parties de la science ont été traitées tantôt par les uns, et tantôt par les autres, la véritable méthode philosophique appropriée à notre époque doit consister à recueillir toutes les choses qui ont été dites par les philosophes et à les coordonner ensemble (i).
'34. De quelque manière qu'on l'expose et qu'on la défende, cette méthode est tout à fait absurde. Et d'abord il est indubitable qu'une règle, ou méthode, est nécessaire, soit pour comparer ensemble, comme le veulent les néoplatoniciens, les diverses opinions des philosophes et en composer un système scientifique complet, soit pour recueillir, au sens de Cousin, les parcelles de vérité que les philosophes enseignent, chacun de son côté. Cette observation très-juste a été faite par Lactanc^ (2) au sujet des anciens éclectiques, et par Romagnosi (3), Costa (4) et d'autres auteurs, au sujet des éclectiques modernes. Mais, si l'observation est juste, elle nous permet de raisonner ainsi : Pour harmoniser ensemble les doctrines diverses des philosophes, ou bien pour recueillir les parties de vérité éparsesdans leurs ouvrages, les éclectiques se conforment à certaines règles, ou ils n'en suivent aucune ; s'ils suivent ceitaines règles dans ce travail, ils procèdent partant d'après une certaine méthode dans la recherche de la vérité, car la règle qui préside à leur choix ne peut provenir que d'une méthode. Contraint par la force de la vérité. Cousin en
(i) Cf. Fragm., Préf., Œuvr., éd. cit., sér. 4, t. IV, p. 41 etsuiv., et Prc/. générale aux Œuvres de Trûclus, t. I, Paris 1820,
(2) Divin. Instit., lib. VII, c. 7.
{3} Manuale délia Storia délia Fil., not. di Romagnosi alla Pref. di Cousin, trad. p, XV, Napoli i833.
(4) Del modo di comporre le idée etc., p. 366, Firenze i838.
fait lui-même Taveu quelque part : « En effet, dit-il, pour recueillir et réunir les vérités éparses dans les différents systèmes, il faut d'abord les séparer des erreurs auxquelles elles sont mêlées. Or, pour cela, il faut savoir les discerner et les reconnaître ; et pour reconnaître que telle opinion est vraie ou fausse, il faut savoir, soi-même, où est Terreur et où est la vérité, et il faut avoir un système pour juger tous les systèmes (i). y Si au contraire les éclectiques rejettent toute règle, réclectisme, procédant alors sans règle et comme au hasard, n'est qu'une sorte de syncrétisme (2), qui, de leur propre aveu, ne peut conduire à la découverte de la vérité.
35. Les éclectiques sont également dans Terreur lorsqu'ils soutiennent que les diverses opinions des philosophes diffèrent en apparence seulement, sans différer en réalité. Car 1° cette diversité entre les systèmes consiste plus d'une fois en ce que Tun affirme ce que Tautre nie ; on ne peut disconvenir qu'il n'y ait en cela une opposition manifeste. 2° C'est un fait certain que les diverses écoles philosophiques ont été de tout temps en lutte les unes avec les autres. Or, si elles avaient toutes professé la même philosophie, ou si elles en avaient professé chacune quelque partie qui ne fût pas en contradiction avec les autres, et qui pût très-bien se conciher avec elles, il faudrait convenir qne ces écoles se sont fait la guerre sans qu'aucune d'elles ne comprît rien ni à ce qu'elle enseignait, ni à ce qu'enseignaient les écoles rivales, supposition qui est évidemment inadmissible (3).
36. Voilà ce que nous avions à dire sur la méthode éclectique en général. Mais, avant de quitter ce sujet, nous devons discuter encore cette maxime du chef de l'éclectisme français : L'erreur n'est qu'une vérité incomplète^ ou une partie de vérité ; d'où il concluait que les systèmes de philosophie pèchent,
(i) Fragm., Y'téi. à la 2= édit., p. 41 et 42, Paris i838.
(2) Le syncrétisme diffère de l'éclectisme en ce qu'il recueille et rassemble les diverses doctrines des dilîérents philosophes sans aucun ordre et sans principe arrêté. Ce nom de syncrétisme Miunt de a-u^tfXTi^ui qui est composé de <7-tTf avec, et de K/juth la Crète, parce que les Cretois, au témoignage de Plutarque {De Frat. Amore, Opp., t. II, p. 490, éd. Xiland ), « violemment agités par de fréquentes séditions et par des guerres civiles, rétablirent entre eux la paix et l'union à l'approche des ennemis du dehors. Ils donnèrenj, euxmêmes à cet accord le nom de Syncrétisme ».
(3) Cf. Lact., Op. cit., lib. III, c. 4.
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non en ce qu'ils sont faux, mais en ce qu'ils sont incomplets ou exclusifs.
Cette doctrine, puisée par Cousin dans les ouvrages de Spinoza (i), d'Hegel (2) et des autres panthéistes, détruit entièrement la notion d'erreur. En effet, nous disons que l'esprit est dans Verreii}' lorsqu'il affirme ce qui n'est pas, ou qu'il nie ce qui est. « Errer, dit saint Augustin, n'est autre chose que croire vrai ce qui est faux, ou faux ce qui est vrai (3) ». On dit au contraire que l'esprit possède une connaissance ùzcomplète do. la vérité, toutes les fois que, sans connaître toutes les propriétés d'une chose, il en affirme cependant quelque propriété qui lui convient réellement. Par exemple, si quelqu'un croit que l'homme est une substance purement intellectuelle, il est dans Terreur ; parce que l'homme se compose de deux substances, l'âme et le corps ; s'il connaît que l'homme est un animal, mais ignore qu'il est un animal raisonnable, iî ne possède pas, il est vrai, une parfaite notion de l'homme, mais il n'est pas dans l'erreur, puisque l'homme est effectivement un animal. Par conséquent. Terreur ne doit être confondue ni avec l'ignorance absolue d'une chose, ni avec sa connaissance incomplète. Car celui-là ignore complètement une chose, qui n'affirme rien et ne nie rien de cette chose ; et celui qui connaît en partie une chose, en connaît au moins quelque propriété, s'il ne les connaît pas toutes. Mais celui qui fait un jugement erroné affirme sur une chose ce qui, en réalité, n'est pas. Partant Verreur ne doit être confondue ni avec Vignorance des choses , ni avec leur connaissance incomplète (4).
37. En outre, si, parmi les opinions et les systèmes des philosophes, vous examinez ceux que Ton appelle faux, vous ne découvrirez en eux aucune part de vérité. Par exemple, le système des matérialistes assurant que tout ce qui existe est matière^ et le système des idéalistes, qui affirme que tout ce qui
(i) Spinoza enseigne ouvertement que l'erreur n'est qu'une vérité inadéquate et mutilée. Voir Etliic., Pars il, Prop. XXXV, Opp-, t. II, p. 108, éd. cit.
{^2) Leçons d'hist. de la phil. {en allem.), Œuvr., t. XIU, p. 11-Ô4, Berlin 1832-1843.
(3) Enchir., c. 17, n. 5 .
(4) Cf. S. Thom., Q<j. dispp. de Verit., q. XVIII, a. G c.
existe est esprit^ ne sont vrais sous aucun rapport. En effet, joignez ensemble le principe du matérialisme et le principe de ridcalisme, vous n'obtiendrez pas un système qui les embrasse Tun et Tautre, mais cette proposition absurde et contradictoire : Tout ce qui existe est esprit et matière.
38. On fait czlio. objection : Les anciens Pères de TÉglise embrassèrent la méthode éclectique. Nous devons par conséquent l'admettre.
39. A'^oici notre réponse : Dist. antec.^ entendue comme Tout fait les néoplatoniciens et Cousin, iieg. ant. d'une manière différente, conc. ant. ; neg. cons. En effet, les Pères, comme l'observe Degérando (i), ne cherchaient pas à fonder un système de philosophie formé d'autant de parcelles de vérités qu'il y a de sectes diverses; mais, prenant la foi catholique pour règle, ils choisissaient, dans les différentes écoles, tout ce qui s'y rencontrait de conforme à la foi chrétienne, dans le seul but d'en défendre la vérité contre les objections des païens (2).
ARTICLE DEUXIÈME
De la méthode d'autorité
40. Considérée en général, la méthode d'autorité consiste à faire reposer le fondement de la science, non sur des connaissances acquises par Tesprit lui-même, mais sur des connaissances qui lui viennent du dehors. Parmi les modernes qui ont soutenu cette méthode, nous devons principalement compter Huet, l'abbé Bautain, Lamennais et le père Ventura. Huet soutient que l'esprit humain ne peut acquérir par luimême la certitude parfaite d'aucune vérité, mais que cette certitude doit être demandée à la foi (S-). Bautain de son côté croyait qu'il y a certaines idées-mères que l'homme ne peut trouver que dans les saintes Ecritures ; l'auteur leur fait jouer le rôle de principes dans toutes les sciences, et les appelle.
(i) Voir Histoire comparée etc., 2» édit., t. V, p. II, Paris 1822.
(2) Consulter principalement Clim. d'Al-X., Strom., lib. I, c. i3; Lactance, Div.n. Instit , lib. VIII, c. 7, et S. Augustin, De Civ. Dei, lib. VIII, c. 9.
(3) Haet, De imbeciîlitate mentis humance, c, i5, Parisiis ijSS.
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pour cette raison, idées-principes (i). Quant à Lamennais, il enseigna que le consentement de tous les hommes, ou Tautorité du g2nre humain, était la source de toutes les vérités; parce que, la révélation faite par Dieu aux premiers auteurs du genre humain se transmettant d'une génération à l'autre, les vérités que tous les hommes admettent d'un consentement unanime doivent être regardées comme s'étant transmises jusqu'à nous depuis la révélation primitive (2).
41. Enfin le père Ventura prétend que la raison a été donnée aux hommes par Dieu,nonpour qu'ils découvrent,par son moyen, les vérités intellectuelles et morales, attendu que Dieu lui-même les a révélées à nos premiers parents au moment de la création, mais afin qu'ils s'en servent pour discerner les vérités intellectuelles et morales, reçues par l'éducation domestique et par les traditions du genre humain, des erreurs que la raison privée y mêle; ou bien pour les développer, les éclairer d'un nouveau jour, et pour les défendre. La fonction de la philosophie n'est donc pas de découvrir les vérités qui constituent l'ordre intellectuel et moral, mais seulement de les démontrer^ c'est-à-dire de les discerner de rerreur,deles développer et de les défendre contre ceux qui les attaquent, ou les altèrent. Telle est la démarcation qu'il établit entre la méthode âC investigation ou d'invention et la méthode de démonstration^ qu'il traite la première d'absurde et d'impie, et regarde la seconde comme seule vraie et seule cathohque (3).
Mais cette méthode est absurde, de quelle manière qu'on l'explique. Et d'abord ceux qui pensent que les principes de la science doivent être exclusivement demandés à la Révélation, détruisent toute science humaine. Car, toutes les conclusions que l'on établit dans les sciences étant renfermées dans leurs principes, il est manifeste que, si les principes de toutes les sciences nous viennent de la Révélation, toute science doit s'appeler révélée. On peut faire la même objection à ceux qui déduisent toutes les vérités du consentement général, ou du
(i) Bautain, De l'enseignement d: la phil. au XIX- sii'clc, Paris i8ji3, et Psychologie expér., t. I, Préf. passim, Strasbourg i83q.
{ï) Essai sur l'indifférence en matière de religion, c. 12, p. i-(2<), Paris
(3) Cf. De methodo pliilosoplianji, Diss:;rt. praelim., art. 3, p. XL, et art. 4. p. XLVIII, Romie 1828, et. sans citer tous s. s ouvrages, La tradi:jio)ie e i semipelagiani délia filosojla, c. I, g 6, p. 23-26, Napoli i838.
sens commun ; car, de leur propre aveu, le genre humain connaît CCS vérités,parce qu'il a conservé la révélation faite au premier homme. En outre nous pouvons enfermer,dans le dilemme suivant, et ceux qui enseignent que nous recevons toutes les vérités de la révélation, et ceux qui les dérivent du consentement de tous les hommes : ou notre esprit connaît, par ses propres forces, les principes d'où ces vérités sont tirées, ou il ne les connaît pas. S'ils admettent la seconde hypothèse, ils s''avouent sceptiques par là même ; car, privé de toute connaissance scientifique^ l'esprit se trouve réduit aux seules connaissances que l'histoire lui transmet. S'ils admettent la première hypothèse, ils se contredisent ; car, si notre esprit peut, par lui-même, percevoir les principes, et si la raison dont il jouit le rend capable de tirer de ces principes les conclusions qu'ils renferment, c'est une preuve que la connaissance des vérités est naturelle et qu'il n'est pas nécessaire de la faire remonter soit à la Révélation, soit au consentement général. 43. Pour ce qui regarde spécialement l'opinion du père Ventura, en premier lieu l'auteur se contredit lui-même ; car, si l'esprit est capable de discerner le vrai du faux, comme il Tadmet lui-même, on peut dire qu'il est capable de découvrir la vérité, parce que ce discernement exige que l'esprit puisse connaître ce qui est vrai et ce qui est faux. En second lieu, son système détruit l'essence même de la démonstration. En effet, ou la démonstration n'est rien, ou elle est une progression du connu à Tinconnu, ou, si l'on veut, du plus connu au moins connu. Mais percevoir ce qui était inconnu, ou rendre plus connu ce qui l'était moins, c'est assurément décou- ^ vrir quelque chose. Par conséquent, ou la démonstration n'a aucune valeur, comme le prétendent les sceptiques, ou bien elle renferme tous les caractères de l'invention. Ainsi, celui qui entreprend de démontrer l'immortalité de l'âme, commence par rechercher si l'âme humaine est immortelle. C'est pourquoi, avant qu'elle soit déduite des prémisses, cette proposition désigne la question^ ou la chose cherchée (i); lorsqu'ensuite il est parvenu à la conclusion au moyen des prémisses, il découvre que l'âme humaine est immortelle ; par conséquent la même proposition, déduite des prémisses, pré-
(i) Cf. pag. G5.
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sente une chose découverte. Si donc la nature de toute démonstration exige que Ton recherche et que Ton découvre le vrai par son moyen, la démarcation imaginée par le père Ventura entre la méthode d'iiwestigation ou d'invention et la méthode démonstrative est complètement absurde.
44. Pour donner plus d'autorité à sa doctrine sur la méthode, rillustre père Ventura a soutenu que la méthode d'invention était condamnée par les Pères et par les Scholastiques. Or, c'est là une erreur ; car, pour ce qui concerne les Pères, il nous serait facile de citer des passages de saint Justin (i), de Lactance (2), de Clément d'Alexandrie (3) et d'autres Pères, dans lesquels ils s'accordent à dire que la démonstration est une investigation véritable et une véritable invention, et que les philosophes ont, en fait, découvert un certain nombre de vérités. Mais nous croyons qu'il suffit de donner le témoignage de saint Augustin ; le saint Docteur affirme ouvertement que le vrai se découvre par la raison^ que la pensée est une conception de Vesprit^ de telle sorte que l'esprit enfante ce qu'il découvre^ se réjouit de Vinvention du vrai et perçoit beaucoup de choses par sa raison et son intelligence (4). Saint Thomas, à son tour, peut très-bien représenter toute Técole. Or il enseigne, en cent endroits, que l'esprit humain arrive, />a?' lui-même^ à la connaissance des choses ignorées, parce qu'il découvre ces choses au moyen de la lumière de son intellect et de certaines conceptions premières^ connues par 5o/(5}. Ailleurs il blâme ceux qui soutiennent que l'existence de Dieu ne peut être découverte par la raison^ mais qu'elle est connue seulement par la foi et la révélation (6) ; il dit que la loi naturelle est gravée par Dieu dans l'esprit humain (7) ; il répète ça et là, dans ses ouvrages, que nous sommes capables de découvrir d'autres vérités de même genre (8). Enfin, et nous
(i) Apolog, I, n. 28, II, n. 14.
(2) Divin. Instit., lib. II, c. i et 8.
(3) Strom., lib. II, c. 4.
(4) Cf. De lib. arb., lib. II, c. 8, n. 20, c. 12, n. 34; De Magistro, n. 39 ; De Trinit., lib. IX, c. 12, n. 18; De Duabus anim.,contr. Munich., c. i, n.2 ; In Psalm. LVII, n. i, etc.
(5) Qq. dispp., De Ver., q. XI, a. i c.
(6) Ibid., a. 3 c.
{7) Contr. Gent., lib. I, c. 12.
(8) Cf. 1*2»', q. GVI, a. i c, et ad 2.
244 T.OGIOIT
nous arrêtons là, il distingue les vérités naturelles des vérités sumatuF-'lles en ce que les recherches de la raison peuvent atteindre les unes, mais ne peuvent atteindre les autres • iV