APPENDIX
Prénotions sur Vart de la critique
79. Gomme il importe souvent beaucoup de connaître l'authenticité des livres et de savoir interpréter les passages obscurs qu'ils peuvent contenir, il nous a paru utile de placer à la fin de la logique quelques notions sur Vart de la critique. ISart d' apprécier \ts, écrits d'^autrui a reçu le nom de critique historique^ et la branche de cet art qui donne les règles de l'interprétation des textes a reçu le nom particulier (Miermé- Jieutique^ ou de critique intejprétative (2).
80. Et d'abord commençons par la définition des termes. Le livre authentique est celui qui a pour auteur l'écrivain dont il porte le nom ; un livre est dit supposé ou apocryphe^ s'il n'a pas pour auteur celui auquel on l'attribue. lu intégrité est la propriété de tout livre qui ne contient que les choses qui ont été écrites par l'auteur ; un livre est altéré^ si l'on y a retranché ou ajouté. Le livre altéré par addition se nomme ifiterpolé^ celui qui est altéré par retranchement s'appelle mutilé.
8 1 . Sixte de Sienne a sagement remarqué que, pour distinguer les livres authentiques de ceux qui sont supposés, les intègres des livres altérés, il fallait principalement considérer
(i) s. Thomas nous dit : « Le maître qui connaît explicitement une science, dans son entier, peut la faire comprendre avec plus de rapidité, que ne pourrait l'apprendre, de lui-même, celui qui n'en connaît que les principes généraux » ; Qq. dispp., De Ver., q. XI, a. 2 ad 4.
(2) Ce que Leclerc (De arte critica, passim, mais principalement Epist. IV, t. III, p. 97 sqq., Amstel. lyBo) et quelques autres mettent en avant, savoir que les règles de cet art ont été ignorées des anciens et en particulier des SS. Pères, est complètement inexact. Voir sur ce sujet Honoré de Sainte-Marie, Animadver.<!ioues in régulas et usum critices, t. I, Dissert. I passim et principalement art. 4, p. 89 et suiv., Venetiis lySS, et Daniel Farlati De artis criticœ inscitia antiquitati objecta liber singiilaris, Venetiis 1777-
ces trois choses : le temps ^ \a doctrine Ql le style (i). Si Ton considère le temps ^ i°on ne peut douter de Tauthenticité d'un livre que l'auteur lui-même met au nombre de ses œuvres, ou que les historiens contemporains, ou très-voisins de Tépoque, lui attribuent. Car il n'estpas croyable qu'ils aient voulu mentir, attendu que leurs mensonges auraient été facilement découverts. Au contraire, il n'est pas permis de tenir pour authentiques les ouvrages que des écrivains anciens ont regardés comme supposés ou douteux, car il ne nous reste aucun moyen de prouver leur authenticité. Eusèbe (2) s'appuie sur le silence des anciens pour rejeter, comme apocryphes, les Évangiles de saint Pierre, de saint Thomas, de saint Mathias, les Actes de saint André etc. Cependant nous ferons remarquer, contre Launoy (3) et quelques autres critiques, qu'il n'est pas permis d'enlever la paternité d'un ouvrage à un écrivain par la seule raison que les anciens historiens ne le lui attribuent pas ; il faut recourir, dans ce cas, aux autres moyens d'investigation. Car l'argument négatifs qui se tire du silence des auteurs contemporains, ou très-rapprochés de l'époque, et de l'absence de tout document, pour attaquer la vérité d'une histoire, ou l'authenticité d'un ouvrage, 'est, dit Baronius, d'Un poid très-léger, pour ne pas dire absolument nul (4). Plusieurs raisons peuvent expliquer en effet comment il est arrivé que les anciens aient gardé le silence sur un fait, sur un ouvrage, ou sur son auteur; ils ont pu ignorer ce fait, ne pas connaître cet ouvrage, ils ont pu commettre un oubli, ils ont pu aussi ne pas en parler, ou parce qu'il était suffisamment connu, ou par méchanceté, ou pour ne pas encourir le ressentiment d'un prince, ou même pour ne point divulguer un fait déshonorant pour eux-mêmes ou leur nation (5),
(i) Bibliot. Sancta, lib. IV, p. boy, Neapoli 1742.
(2) Hist., lib. III, c. 2 5.
(3) Dissertatio in qua probatur negativum argumentum in qucestionibus ex facto, iisu et traditione pendentibus multum Iiabere roboris ; Opp., t. II, part. I, p. 71, Colon. AUobrogum ij3i.
(4) A7in., t. I, p. 270, Antuerpiae 1643.
(5) On peut attribuer à l'un de ces motifs le silence gardé par Cassiodore et Jordanès sur le meurtre d'Odoacre par Théodoric, car l'un pouvait craindre le ressentiment d'un prince dont il était le secrétaire, et l'autre n'aura pas voulu noircir les Goths, ses concitoyens, devant la postérité, par le rJcit de cet ntlemat. Voir Honoré de Sainte-Marie, Op. cit., Dissert. III, art. 2, t. I, p. 2}a scqq., et Roberti, De vi argumenti negativi, Inter Disqq. cnttco-phil. et hist., Disq. VI, p. i55 seqq., Romce 1781.
2" Si certains passages, cités par les anciens comme extraits d'un livre, ne se rencontrent plus aujourd'hui dans le livre qui porte le même titre, on doit tenir pour certain que ce livre a été mutilé ; si les passages sont changés, il a été simplement altéré. Tertullien se sert de cette règle pour prouver que TÉvangile de saint Luc avait été altéré par Marcion (i).
3" S'il existe plusieurs copies d'un même livre, faites en divers lieux, en divers temps et par des mains différentes, et que ces manuscrits soient entièrement conformes, ou ne présentent que des variantes de peu d'importance, ce livre a conservé son intégrité. Car il n'est pas possible que des hommes ayant vécu à des époques et dans des lieux très-distants les uns des autres aient conspiré ensemble pour commettre la même fraude. Saint Augustin prouve contre les manichéens que les passages de la sainte Ecriture qui sont opposés à leurs erreurs n'ont pas été altérés, par la raison qu'ils se trouvent dans la plupart des exemplaires et dans les plus
aucieus (2).
82. Si Ton considère la doctrine^ il est évident qu'un livre est apocryphe ou interpolé, si l'on y voit figurer des événements ou des personnages postérieurs à l'époque où vivait l'écrivain dont il porte le nom, ou si la doctrine en est contraire à la doctrine constante de l'auteur. Ainsi, par exemple, les érudits ont reconnu que saint Augustin n'était pas l'auteur du livre De mirabilibus S. Scripturœ^ qui se trouve parmi ses œuvres, parce que l'auteur y nomme les cycles qui n'étaient pas employés du temps du saint Docteur.
83. On doit enfin considérer le style; s'il diffère de celui de l'écrivain dont il porte le nom, l'ouvrage n'est pas de lui. Mais si le st}4e en est conforme à celui d'un autre auteur, le livre doit être attribué à celui-ci, pourvu que rien autre ne s'y oppose d'ailleurs. Saint Thomas s'appuie sur cette règle, lorsqu'il juge que Boëce n'est point l'auteur du livre De Unitate et Uuo (3).
84. L'herméneutique ou interprétation des textes appartient, comme nous l'avons dit, à l'art de la critique. On la
{\)Contr. Marc, lib. IV, c. 4.
(2) Epist. LXXXII, n. 6.
(3) Qq. dispp., q. un. De spirit. créai., a. i ad 21,
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détinit: l'art d'expliquer les sens obscin^s d'un auteur. L'obscurité d'un livre peut provenir : i° de la forme de l'écriture; par exemple, si les lettres sont mal formées, si la ponctuation est vicieuse, si les abréviations ne sont pas généralement connues, si Ton y rencontre des fautes de copiste ou d'impression ; 2° des termes employés : il peut 3' avoir en effet des mots qui ont vieilli, des néologismes, des expressions étrangères, équivoques ou redondantes ; 3° des pensées elles-mêmes : si Fauteur ne les a pas suffisamment expliquées, ou si elles paraissent en contradiction avec d'autres pensées du même auteur (i).
85. Pour découvrir d'une manière certaine, ou du moins probable, le sens véritable d'un auteur, lorsque ses écrits présentent quelqu'une, ou plusieurs de ces causes d'obscurités, il est nécessaire de se conformer aux règles suivantes :
1° Il fauf consulter les manuscrits, ou les éditions les plus correctes ; car les fautes et les erreurs des manuscrits ou des éditeurs altèrent assez souvent la pensée de l'écrivain.
2" Il faut posséder la langue dans laquelle le livre a été composé, ou du moins se servir d'une version fidèle. On peut être certain que la version est fidèle, si le traducteur est une homme d'une science et d'une probité tellement reconnues, qu'il conste que, dans cette traduction, il ne s'est pas trompé et n'a pas voulu tromper. Tel est le caractère des versions de l'Ecriture sainte dont fait usage l'Église catholique; cela est très-certain, non-seulement parce que l'Eglise catholiqi^e les approuve, mais encore parce qu'elles sont l'œuvre, comme le prouvent les théologiens, d'hommes très-recommandables par leur science et par leur probité (2).
y Les mots ambigus ou impropres devront être interprétés d'après l'époque où Fauteur a vécu, et d'après les opinions qu'il professait. Saint Augustin et d'autres critiques observent qu'on doit expliquer conformément à cette règle certaines
(i) Cf. Thomassin, Praxis log., c. 3, g 36-65.
(2) D'où l'on voit que les Protestants et Genovese (Art. logico-crit., lib. IV, c. 8, g 2, p. 333, Neapoli 1748) sont dans l'erreur, lorsqu'ils soutiennent avec opiniâtreté qu'aucune version ne pourra jamais rendre le sens véritable du texte primitif. Quoique les traductions soient le plus souvent impuissantes à rendre. la force des idiotisnies propres à chaque langue, il est certain cependant qu'elle.- peuvent en reproduire le sens d'une façon exacte.
locutions d'anciens auteurs qui paraissent favorables aux hérésies qui ont surgi après eux (i).
4" Les pensées obscures d'un écrivain doivent être expliquées d'après la fin qu'il se proposait, d'après les antécédents et les conséquents, d'après son genre de vie et sa profession, d'après la comparaison des passages où l'auteur a exposé la la même doctrine et d'après mille autres circonstances. C'est pourquoi saint Augustin reproche aux hérétiques d'expliquer certaines pensées d'écrivains catholiques dans un sens opposé à la foi orthodoxe, sans tenir compte des règles d'une sage herméneutique (2).
5" Si un texte contredit ouvertement un autre texte, on doit lui attribuer le sens le plus conforme à tout le système de l'auteur, et si le système de Tauteur n'est pas clairement connu, on doit interpréter le passage de telle sorte qu'il ne présente aucune contradiction ; car il n'est pas croyable qu'un auteur ait voulu émettre une opinion absurde capable de l'exposer au mépris public.
(i) jDe Vera Relig., c. 10; De catechi^. rudibus, c. 24 ; De dono perseverantice, c. 20 ; £)e Civit. Dei, lib. X, c. 2, et lib. XVIII, c. 5i. (2) De Catechii- rudibus, c. 8. ^
DYNAMILOGIE
PROLEGOMENES
1. Après avoir étudié à fond la nature des opérations au moyen desquelles notre esprit acquiert la connaissance des choses, ainsi que Tordre qui doit présider à leur emploi, la suite logique de notre travail demande que nous passions à Texamen des facultés qui les produisent. La partie de la philosophie qui énumère les facultés de Pâme et qui expose les modes suivant lesquels l'âme exerce les actes de ses facultés, s'appelle Dj'iiamilogie et fait partie de la science de Pâme qui porte le nom de Psychologie.
2. Oh ne peut douter que l'étude de la dynamilogie ne soit extrêmement utile. Car, sans donner d'autres raisons, nous serait-il possible de reconnaître exactement et ce qu'il nous est permis de savoir sur les choses, et quelle est la valeur de nos connaissances pour nous en découvrir la vérité objective, si les facultés de l'âme n'avaient pas été Tobjet d'une étude approfondie ? (i)
3. D'après les principes que nous avons exposés dans la Méthodologie, il est manifeste que nous ne pouvons acquérir la science objective des facultés de Tâme par une autre méthode que la méthode analytico-synthétique. Cette méthode, partant de l'observation des opérations de l'âme que nous révèle l'expérience interne, s'élève à la connaissance des facultés ; des facultés et des opérations, elle s'élève à l'essence de l'cime, qui en est la cause ; elle revient ensuite de la notion de l'essence à la considération des facultés, qui en sont les effets, et en fixe ainsi la
(i)On peut voir dans Scheidler quelle immense utilité peut rejaillir de la science de l'âme sur les autres sciences; Manuel de Psychologie (en allem.) part. I, p. I4-2J2, Darmstadt.
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notion intime. Tous les péripaicticiens,àrexempled^Aristote(i), ont suivi cette méthode, dont quelques modernes, et en particulier Galluppi (2), semblent vouloir se rapprocher.
4. Mais, parce que cette méthode déduit, au moyen du raisonnement, la connaissance intime des facultés, de leur cause, ou de Tessence de 1 unie, elle nous en donne la vraie connaissance scientifique ; et, comme elle fait reposer cette investigation de la raison sur l'observation des phénomènes, la science qui en est le résultat est réelle et objective. Au contraire, ni la méthode empirique^ si fort préconisée par Reid, ni la méthode a priori ou idéaliste, dont les transcendantalistes ont voulu faire usage, à l'exemple des néoplatoniciens, ne sont capables de nous procurer la science objective de nos facultés. Car la méthode empirique, s'appuyant sur la seule observation des phénomènes, peut bien faire, des facultés de Tâme, une exacte description ; elle est incapable de nous en donner la connaissance scientifique, ou par leurs causes (3). La méthode idéaliste peut, de son côté, nous procurer la science abstraite et subjective des facultés de Tâme, mais elle ne saurait nous conduire à leur science objective et réelle. Privée du secours de r observation, la raison ne peut en effet découvrir ni les vraies lois suivant lesquelles les choses arrivent, ni leurs vraies causes ; car, admettant l'existence des choses a prierai, c'est-àdire d'après une certaine hypothèse, les lois et les causes des phénomènes qu'elle établit doivent être purement hypothétiques aussi (4).
5. On conçoit dès lors que la division de la psychologie, ima«^inée par Wolf (5), en expérimentale, ou fondée sur l'expérience seule, et en rationnelle ^ou fondée sur la seule raison,doit être opposée à la vraie méthode philosophique. De fait, comme dans la psychologie, aussi bien que dans les autres sciences qui concernent les réalités objectives, ni la raison seule ne suffit.
(i) De Anim., lib. I, ci.
(2) Saggiofilos., lib. II, c. 5, g 55, t. III, p. 77, Napoli i85o
(3) et". Peisse, Préface aux Fragments de philosophie d'Hsimihon, p. XXIV- XXVIl, Paris 1840.
(4) Cf. Log., p. III, c. II, art. i, p. ^i 1-222.
(5) Disc, prcelim. passim ; Psych. Emp., Proleg., g i-5 ; Psych. Ration., Proleg.j'i 1-9. Tissot, en France, a suivi la même division [Anthropologie spéculative, Préf. et Introd. passim, vol. I, Paris 1843).
PROLKGO.Vl i:\ES 2 7 L-»
ni la seule observation, il est manifeste que les deux méthodes doivent concourir à fonder une seule et unique psychologie (i).
6. Une autre observation à faire, c'est que, bien qu'elles forment deux sciences distinctes, la psychologie et la physiologie, ou science qui traite du corps humain, se prêtent cependant un mutuel secours. L'âme et le corps sont, il est vrai, deux substances distinctes, mais elles sont unies entre elles, comme nous le démontrerons, de manière à ne constituer qu'une substance parfaite unique. C'est pourquoi nous nous éloignons tout autant de Platon, de Descartes et des autres philosophes qui séparent complètement l'âme du corps, que de Cabanis (2) et des autres matérialistes qui confondent la psychologie et la physiologie.
7. Enfin il est utile, dans l'intérêt de la science de l'âme, d'avoir une certaine connaissance des êtres qui ont quelque affinité avec elle. Car, si elle possède en commun, l'intellect avec les substances intellectuelles, ou les anges, les sens avec les bêtes, et la vie végétative avec les plantes, on ne peut mettre en doute: 1° qu'il ne soit très-utile, pour la connaissance de rame, de savoir ce qu'elle a de commun avec les anges, avec les bêtes et les plantes, et de savoir en quoi elle en diffère; 2° qu'on ne puisse retirer de nombreux avantages, pour la parfaite connaissance de l'âme humaine, de ce que l'observation nous apprend sur les bêtes et sur les plantes et de ce que l'Écriture sainte nous dit sur les anges. C'est pourquoi Barthélémy Saint-Hilaire (3), et les auteurs qui blâment les scolastiques d'avoir suivi cette méthode pour arriver à la science de l'esprit humain, sous le prétexte qu'elle conduit à la doctrine absurde de l'âme universelle du monde, sont eux-mêmes dans la plus grande erreur. En effet la doctrine de Ttime du monde établit que les âmes humaines ne forment qu'une seule et même âme numérique, ou du moins qu'elles appartiennent à la même espèce que tout ce qui a vie, tandis que la méthode
(i) C'est donc à bon droit que cette division de la psychologie est rejetée par Cousin [Hist. de la phil. mor., leç. VI, série i, vol. V, p. i53}, par Rosmini {Psicologia, Introd,, g 8, vol. I, p. 34-36, Novara i(S4(3) et en Allemagne, sans citer d'autres auteurs, par Lichtenfels [Corso di Filos., trad. nova, t. 11^ Introd., g 12, et 1 3, p. 14 seqq., Milano 1843).
(2) Cabanis, Rapports du physique et du moral etc., Introd., vol. I, p. XIX. Paris 1812.
(3) Préface au traité de l'âme d'Aristote, p. VII, et passim, Paris 1846.
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scolastiquc admet, comme indubitable, que les âmes humaines sont une espèce particulière d^être vivant et qu'elles possèdent seulement des rapports génériques, avec les anges par leur intelligence, et avec les bêtes et les plantes par leur vie sensitive et végétative (i). Quoique les bornes de ces éléments ne nous permettent ni de traiter ex professa de la nature angélique, qui d'ailleurs entre dans la théologie, puisqu'elle nous est seulement connue par la Révélation divine, ni de la comparer avec la nature humaine sous tous ses aspects, nous n'hésiterons pas cependant, lorsque l'occasion s'en présentera, d'en dire quelque chose.