S' appuyant sur ce fait que les mêmes choses, comme
(i) Les noms peuvent être considérés matériellement, c'est-à-dire en tant qu'ils constituent certaines choses que nous appelons mots, ou bien formellement, en tant qu'ils signifient les choses. Par exemple, ce nom, homme, peut être considéré comme cette chose que nous appelons expression, mot, ou en tant qu'il signifie la chose mcme qui est appelée homme.
(2) Voici les paroles mêmes d'Arnobe : « Au reste, à dire vrai, aucune parole n'est complète par nature, aucune non plus n'est absolument vicieuse. Quelle est en effet la raison puisée dans la nature, ou la loi écrite dans les constitutions des peuples, qui prescrivent de dire cette muraille et ce siège ? Car ces objets, n'ayant aucun sexe, ne peuvent appartenir ni au genre féminin, ni au genre masculin. Q.ael est le savant qui pourrait m'expliquer la différence de ces deux pronoms, c^ et cette? pourquoi l'un deux désigne-t-il le genre masculin et l'autre le genre féminin r Ce sont là des conventions humaines, qui ne sont certainement pas nécessaires à la formation du langage humain, h^i effet, sans mériter aucun blâme, on aurait pu dire tout aussi bien ce muraille et cette siège, si dès le principe on eût parlé ainsi et que ceux qui sont venus après en eussent fait autant ; » tbid.
(3) Periherm., lib. I, tract. II, c. i.
(4) In lib. I Periherm., lect. II.