‹ Élements de la philosophie chrétienne comparée avec les doctrines des philosophes anciens et des philosophes modernes (volume 2)Chapitre 92 sur 99 · CHAPITRE CINQUIÈME. — DES HYPOTHESES · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME. — DES HYPOTHESES

^RT. 1. — Nature et utilité de l'hypothèse

33 63 Vhvpothèse est une opinion probable imaginée pour expliquer la cause ou la nature d'une chose. - 64. Les hypothèses ont condmt à de grandes découvertes dans les sciences physiques surtout. - bD. L'emploi des hypothèses dans les sciences métaphysiques et morales peut avoir son utihte. - 66 Les jurisconsultes se servent de l'hypothèse soit pour éclaircir les textes obscurs, soit pour établir la vérité d'un fait. - 67. Elles ont leur utilité même dans les sciences mathématiques. - 68. Erreurs de Gondillac qui ne les admet que dans l'arithmétique et de Reid qui les rejette toutes. Pag. 236-2.^9

ART. II. — Des règles à observer dans l'emploi des hypothèses

n 6q 11 y a certaines règles à observer dans la création des hypothèses. - 70 Les principales règles sont au nombre de trois. - 71. Les règles particulières pour vérifier les hypothèses sont au nombre de cinq - 7^- Sage réflexion de Baldinotti. Pag 259-260

CHAPITRE SIXIÈME. — DE LA METHODE d'eNSEIGNEMENT i 73. Objet du chapitre. Pag ^"°

ART. I. — OÙ l'on explique ce que c'est qu'enseigner

g 74. Il y a trois opinions différentes sur la nature de l'enseignement : l'opinion des Arabes, celle de Platon et celle d'Aristote. Pag 261

ART. II. — Qiielle est la méthode qui convient à l'enseignement des sciences

gg 75. Il est faux que la méthode analytique soit uniquement inventive et la méthode synthétique uniquement expositive. — 76. Le meilleur système d'enseignement est d'enseigner les sciences d'après la méthode employée pour les découvrir. — 77. Object. Dans l'enseignement, la méthode synthétique doit être préférée comme la plus facile. — 78. Rép. La méthode la plus facile n'est pas toujours la plus utile. Pag 263-265

APPENDIX, — PRÉNOTIONS SUR l'aRT DE LA CRITIQUE

gg 79. La critique est l'art de juger des écrits d'autrui ; V herméneutique enseigne les règles de l'interprétation des textes. — 80. Un livre peut être authentique, supposé ou apocriphe ; intègre ou altéré; un livre altéré peut l'être par interpolation ou par ?nutilation. — 81. Pour discerner l'authenticité et l'intégrité d'un livre, il faut l'examiner sous le triple rappport du temps, de la doctrine et du style. — 82. Un livre est supposé ou interpolé, s'il parle d'événements postérieurs à l'époque où l'auteur a vécu. — 83. Les habiles critiques distinguent au style seul si un livre est authentique — 84. L'herméneutique interprète les passages obscurs ;. l'obscurité peut provenir de trois causes, de la forme de l'écriture, des mots employés et du sens lui-même. — 85. Il y a cinq règles générales d'interprétation : i- il faut consulter les copies ou les éditions les plus correctes ; 2° il faut posséder la langue dans laquelle le livre est écrit, ou se servir de bonnes traductions; 3° les termes ambigus ou impropres doivent être expliqués d'après l'époque ou d'après les doctrines connues de l'auteur;. 4° les pensées obscures s'interprètent d'après la ^n que l'auteur s'est proposée, ou d'après le contexte ; 5° si les textes sont contradictoires, on les interprète conformément à l'ensemble du système de l'écrivain, de manière que la contradiction disparaisse. Pag 266-270

DYNAMILOGIE

PROLEGOMENES

§g I . La Dynamilogie traite des facultés de l'dme et de leurs opérations. — 2. Cette étude est de la plus haute importance. — 3. La science objective des facultés de l'âme s'obtient par la méthode analytico-synthétique. — 4. Ni la méthode empirique, ni la méthode a priori ne peuvent la produire. — 5. La division de la Psychologie en expérimentale et en rationnelle est opposée a la vraie méthode philosophique. — 6. La Psychologie et la Physiologie se prêtent un mutuel secours. — 7. La connaissance des êtres avec lesquels l'âme a quelque affinité est utile à la science de l'âme. Pag 271-273

ART. 1. - Où l'on explique ce qu'il faut entendre par faculté

Il 8. L'âme est le premier principe de la vie ; la faculté est le principe immédiat des opérations de l'âme. — 9. La plupart des philosophes modernes confondent les facultés de l'âme avec son essence. — 10. 1° Dans l'âme, comme dans tout autre créature, Vétre se distingue de l'opération et l'essence delà faculté ; 2" La faculté se distingue de l'essence, comme l'accident se distingue de la substance ; 3° L'essence est toujours en acte, ce qui n'a pas lieu pour les facultés. — 1 1 . 4' Nier (îette distinction c'est faire de l'âme un acte pur, c'est poser le principe du panthéisme. — 12. 5° Les facultés dépendent les unes des autres, ce qui suppose leur distinction d'avec l'essence. Pag . . 274-277

ART. II. — Si et comment les facultés de l'âme dérivent de l'essence

Il r3. L'âme possède plusieurs facultés spécifiquement diverses, les unes organiques et les autres inorganiques. — 14. L'âme est par son essence le principe des unes et des autres.— i5. Les facultés de l'âme résultent de son essence, comme la lumière résulte de la présence du soleil. Pag . . 277-280

ART. ni. — Comment on distingue les unes des autres les facultés de l'dme

Il 16. Les facultés nous sont connues par leurs opérations, les opérations par leurs oèje^s. — 17. Obj. de Locke el de Condillac. Les puissances de l'âme nous sont connues par elles-mêmes ; donc. — 18. Rép. Si nous les connaissions par elles-mêmes, nous pourrions les connaître sans qu'elles soient réduites en acte. — ig. Object. de Rosmini. Les choses ne sont connues scientifiquement que par leurs causes ; donc. — 20. Rép. Nous admettons l'argument ; mais cela n'empêche point que l'existence des causes ne doive d'abord être connue confusément par les effets. — 21. La distinction des puissances s'obtient par celle des opérations et des objets. — 22. Cette distinction se tire des objets consiàévés formellement. — 23. 1° Des objets matériellement divers, ou même contraires, peuvent se rapporter à la même faculté ; 2° Un même objet considéré sous diverses raisons formelles peut se rapporter à . diverses facultés ; 3° Divers objets appartenant à diverses facultés peuvent appartenir à une même faculté supérieure ; 4° La différence qui survient par accident à un objet ne réclame pas une faculté diverse. — 24. La distinction des facultés se déduit aussi des opérations qnï diffèrent spécifiquement. — 25. Saint Thomas divise les facultés de l'âme en cinq genres qui se subdivisent chacun en diverses espèces. — 26. Object. Les objets et les opérations sont extérieurs aux facultés, ils ne peuvent donc les constituer. — 27. Rép. Les objets et les opérations constituent les puissances parce qu'ils ont avec elles des relations de principe et de terme. — 28. Object. La puissance ne peut être constituée par son effet; donc. — 2g. Rép. Les opérations sont aussi la fin ou le terme des facultés ; c'est sous ce rapport seulement qu'elles nous les font connaître et discerner. Pag • • 280-286

ART. IV. — De la distinction des puissances en actives et en passives ; et de la puissance obédientielle

Il 3o. La puissance active est celle qui réduit en acte son objet propre, la

puissance passive est celle qui est tirée de son état passif par un objet existant déjà en acte. — 3i. La puissance obédientielle est l'aptitude de l'âme à recevoir une vertu supérieure à sa nature. — 32. Existence de la puissance obédientielle. — 33. Elle diffère des autres puissances : celles-ci ont rapport aux effets naturels, celle-là aux effets surnaturels. Pag 287-288

ART. V. — De l'inclination inhérente aux puissances

l\ 34. L'inclination est cette propension inhérente aux puissances qui les porte à exercer leurs opérations propres. — 35. Cet appétit naturel appartient à toutes les puissances. — 36. i°Chaque puissance incline à produire des actes conformes à sa nature ; 2° Plus l'inclination est grande, plus l'action est parfaite ; 3» Plus est grande l'inclination d'une faculté, plus est faible l'inclination des autres. Pag .* 289-290

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