‹ Élements de la philosophie chrétienne comparée avec les doctrines des philosophes anciens et des philosophes modernesChapitre 83 sur 106 · DE I/UNITÉ DE DIEU · texte numérisé non relu

DE I/UNITÉ DE DIEU

contrariété et la répugnance qui existe entre les choses^ il est certain que chaque chose est un principe de corruption pour les autres (i).

423. Cela posé, nous raisonnons de cette manière : Si Tinfinie perfection de Dieu réclamait la suppression de tous les maux physiques dans Tunivers, il faudrait dire que Dieu doit supprimer Tordre de Tunivers et empêcher que les choses créées n'agissent suivant le mode d'opération propre à leur nature. Or la fausseté de ce conséquent est évidente. Donc les maux physiques ne sont pas incompatibles avec Texistence d'un Dieu unique souverainement parfait.

424. On n'est pas en droit de conclure de ce que Dieu aurait pu procurer Tordre de Tunivers sans le concours d'aucun mal, qu'il y était tenu à raison de sa bonté. Car, premièrement, il ne nous appartient pas de définir s'il est plus ou moins parfait que Tordre soit obtenu avec ou sans le concours d'aucun mal physique. Ensuite, lors même qu'on serait d'avis que ce dernier moyen est plus parfait, cependant on ne peut dire que Dieu, à raison de sa sagesse, est tenu d'employer le mo3^en le plus parfait (2}.

425. Ajoutons à cela que les maux physiques, comme Tobserve saint Basile (3), ont été introduits dans le monde pour notre utilité ; car ils servent beaucoup à nous faire atteindre plus sûrement et plus facilement notre fin, ou le bonheur, soit en nous fournissant l'occasion de pratiquer la vertu, soit en nous faisant expier nos fautes passées, soit en ce qu'ils nous inspirent le mépris des bien présents et l'amour des biens éternels. Quelquefois, ajoute le Docteur que nous venons de citer, f< Dieu enlève leurs richesses à ceux qui en usaient mal, et qui s'en servaient pour commettre des injustices. Il envoie la maladie à ceux pour lesquels il est plus expédient qu'ils soient privés de l'usage de leurs membres et que leur impétuosité à commettre le mal soit réfrénée. La

(i) Contr.Gent., lib. III, c. 71.

(2) Voir la Cosmolofçic^ ch. VIII, art. 2, pag. G3o et suiv., t. H. Spinoza confesse lui-même (Tract, thcol. polit. ^ c. VI, pag. 241, Opp.^x. I, éd. cit.) qu'on ne saurait tirer aucun argument contre la bonté de Dieu d'aucun de ces défauts de la nature ; Bayle tait le raémi aveu: Dictionn. histor. et crit., art. Manichéens, not. D.

(3) Homil. Quod Deus non est auctor mali, Opp.-, t. I, pag. 423, Parisiis

mort arrive lorsque notre vie, bien ou mal employée, est parvenue au terme que le juste jugement de Dieu lui a fixée dès le principe, en prévision de notre utilité. La famine, les sécheresses, les inondations sont les fléaux ordinaires qui s'appesantissent sur les villes et les nations pour punir les désordres exceptionnels. Car, de même que le médecin, lorsqu'il impose au corps quelque remède douloureux ou incommode, fait la guerre à la maladie et non au malade, de même Dieu, dans sa bonté, procure notre salut par le moyen des corrections et des peines afflictives (r). » Ce qui fait que ces maux sont de véritables biens pour ceux qui savent s'en servir, et ce n'est qu'improprement et dans le sens vulgaire qu'on peut les appeler des maux, comme dit Théodoret : « Les véritables maux, ce ne sont pas ceux que le vulgaire appelle de ce nom, tels que la pauvreté, la maladie et autres misères semblables, que plusieurs nomment calamités, ce sont la malice, rimpureté et les autres iniquités semblables (2). »

426. Enfin nous observerons une seconde fois que les maux qui accompagnent notre vie et la mort elle-même n'auraient pas eu lieu si la nature humaine n'était déchue de son état primitif d'innocence par la faute du premier homme. Par conséquent Torigine de ces maux, que quelques philosophes exagèrent d'ailleurs outre mesure (3), doit être imputée au péché originel. Quant à la chute du genre humain, on verra, par ce qui nous reste à dire, que Dieu a pu avoir ses raisons pour la permettre.

427. Parlons maintenant du mal ??ioral^ c'est-à-dire de celui qui réside dans toute action, qui s'éloigne de la règle des mœurs. Disons tout d'abord, avec saint Basile, que la cause de ce mal doit être exclusivement placée dans la volonté de la créature raisonnable : « La puissance qui existe en nous et que nous appelons libre arbitre est le principe et la racine du péché (4). » En effet, comme la créature raisonnable est libre et qu'elle est renfermée dans certaines limites, elle est

(i) HomiL Quod Deus non est auctor mali-, loc. cit.

(2) Grœcnrum affectionum curatio. Serra. V, De natura hominis, Opp , t. IV, pzc,. 33o, Lutetiac Parisiorum 1642.

(3) VoirFrdd. Benoît, Theodicea y An ntabergx 1822.

(4) HomiL Qiiod Dcus non est auctor mali, pag. 422.

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capable de défaillir et peut user de sa liberté pour le bien, ou en abuser pour le mal. « Le bien créé, par cela même qu'il est créé, peut défaillir en quelque chose de cette défaillance d'où procède le mal volontaire ; parce que, des lors qu'il est un bien créé, il s'ensuit qu'il est soumis à un autre bien qui est sa règle et sa mesure (i). » Génial, dit saint Grégoire de Nyssc, prend naissance « dans le libre arbitre et dans l'élection, lorsque l'âme se détourne de ce qui est bon et honnête (2). » Or Dieu « ne veut nullement le mal de la faute, mal qui détruit la subordination au bien divin (3). » En effet, « le mal qui consiste dans la défaillance de l'action est toujours causé par la défaillance de l'agent. Or il n'existe en Dieu ni défaut ni défaillance, car Dieu est la souveraine perfection. Par conséquent le mal qui consiste dans la défaillance de l'action, ou qui est causé par cette défaillance, ne peut se ramener à Dieu comme à sa cause (4). » Bien plus, on démontre que Dieu réprouve le mal moral par ce double fait qu'il le défend avec une extrême sévérité et qu'il a gravé dans le cœur de l'homme les notions du juste de l'injuste ; d'ailleurs il nous fournit des moyens puissants, soit pour nous encourager au bien, soit pour nous détourner du mal. a II est impossible, disait Tertullien, de faire auteur du mal, celui qui l'interdit et le condamne (5). « Après les paroles que nous avons citées plus haut, Théodoret ajoute : « Nous avons nous-mêmes l'audace de faire le mal; nous en sommes certainement la caïuse et non Dieu^ lui qui sanctionne le contraire par des

(1) Qq. dispp.. De malo, a. 3 ad 9.

(2) Catechetica Oratio, c. V, 0pp., t. III, pag. 53, Parisiis i638.

(3) I, q. XIX, a. 9 c.

(4) I, q. XLIX, a, 2 c. Voir pag. 723.

(3) Advers. Marcionem, lib. Il, c. 9. Pour montrer que le péché ne peut être attribué à Dieu comme à sa cause, S. Anselme fait ce raisonnement d'une clarté parfaite: La volonté juste de l'homme est celle qui veut ce que Dieu veut qu'elle veuille; la volonté injuste, au contraire, est celle qui veut ce que Dieu ne veut pas qu'elle veuille. D'où il suit que, si Dieu voulait que l'homme pèche, l'homme, en péchant, ne pécherait pas, et la volonté de l'homme serait à la fois juste et injuste; elle serait juste, puisqu'elle serait conforme à la volonté de Dieu qui voudrait qu'elle pèche; elle serait injuste, puisqu'elle serait en opposition avec cette même volonté qui défend de pécher; De lib. arb., c. 8. Ce même argument se trouve contenu en substance dans ces paroles de S. Grégoire de Nysse: « Le vice ne mériterait aucune espèce de reproche, s'il pouvait être rapporté à Dieu comme à son auteur et à son protecteur»; Catechetica oratio^ c. V, Opp., t. III, pag. 62, Parisiis i038.

lois(i). » Ainsi donc, on doit dire que Dieu ne veut jamais le mal moral (2), mais qu'il le laisse faire en ce qu^il ne Tempêche pas et qu'il permet que les êtres doués de raison, et partant de liberté, opèrent suivant leur bon plaisir, a Nous disons que Dieu permet le péché, parce qu'il ne Tcmpêche pas, tandis qu'il pourrait l'empêcher... en emplo3'ant la contrainte (3). » Mais cette absence de contrainte n'équivaut pas à un consentement^ comme l'observe saint Bonavcnture. Car « il y a deux manières de permettre une action : l'une consiste à ne contraindre ni la main, ni la volonté, soit avant l'action, soit après, en la punissant; cette sorte de permission constitue le consentement ; mais ne pas contraindre la main, et cependant punir le transgresseur et lui reprocher continuellement son action, voilà ce qui s'appelle permettre une chose sans y consentir, c'est ainsi que Dieu permet le péché (4). »

428. Or cette permission du mal moral ne répugne pas à la divine pey^fect ion.

r Dieu permet le péché, mais non de telle sorte que le péché soit la conséquence nécessaire du but qu'il se propose. Car Dieu n'a qu'un but, c'est que la créature raisonnable use bien de sa liberté, et qu'elle obtienne ainsi la félicité à laquelle il la destine. Tertullien argumentait ainsi contre Marcion : « Le libre arbitre, pour le bien comme pour le mal, est au pouvoir de Thomme, afin que, maître de lui-même, il puisse toujours se porter au bien spontanément et fuir spontané-

(1) Grœcorum affectionum curatio, loc. cit. Ailleurs il fait parier Dieu en ces termes : « Quoique je sois juge, je ne veux point punir, mais j'annonce des supplices pour les transgresseurs, atin de rendre, par les menaces, les pécheurs plus prudents. Je lus avertis, je les préviens, afin de leur inspirer la haine pour toute espèce d'iniquité et lamour de la justice et de la modération » ; Interprctatio in Psalmos, Psalm. LXXIV, Opy., t. L pag. Ô9G, éd. cit. Citons encore ces quelques mots de Novatien : c II n'est pas possible que celui qui revendique les titres de parfait, de père, et de juge, soit l'instigateur ou l'artisan d'aucune action mauvaise; surtout quand il s'en déclare le juge et le vengeur; puisque tout le mal qui arrive à l'homme lui vient de ce qu'il s'éloigne du bon Dieu »; De Trinit., c. IV, Inîer Jacobi Pamelii A)Vtott. in Tertull.^ pag. 739, 740, Parisiis i635.

(2) Les païens eux-mêmes reconnurent cette vérité; voir Salluste, philosophe et ami de l'empereur Julien, De Diis et Miindo, c. 12.

(3) In lib. IV Sent., Dist. XXXIII, q. H, a. 11 sol. 2 c. Clément d'Alexandrie avait parlé de Ki même manière: c II nous reste à dire que toutes ces choses arrivent parce que Dieu les permet; w Stromata, lib. IV, n. 12, pag. 602, Gpp.y t. I, Oxonii 171 3.

(4) In lib. I Sent., Dist. XLVII, a. i, q.3 ad arg.

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ment le mal; parce qu'il fallait que Thomme, qui est d'ailleurs soumis au jugement de Dieu, observât la justice parles mérites de sa volonté libre. Du reste ni les récompenses, ni les punitions ne seraient équitablement distribuées à celui qui serait trouvé juste ou pervers par nécessité et non par Teffet de sa libre volonté. C'est dans ce but que la loi fut établie, car, proclamant Texistence de la volonté loin de l'exclure, elle s'offre à nous pour être obéie ou transgressée spontanément, afin que le libre arbitre apparaisse dans Tun et dans l'autre cas (i). » Par conséquent « si Dieu permit à l'homme le libre usage de sa liberté et de son pouvoir, il le fit justement, comme nous l'avons prouvé ; car, d'après sa première institution, l'homme devait en jouir en Dieu et pour Dieu, c'est-à-dire pour le bien (2). »

2" « Dieu a réglé de telle sorte l'administration de l'univers, comme dit saint Bonaventure après saint Augustin (3\ qu'il laisse chaque chose agir de son propre mouvement (4). » Or, en permettant le mal moral. Dieu gouverne la nature raisonnable de la manière qui lui convient le mieux ; car il lui a donné les secours nécessaires pour qu'elle puisse éviter le péché; mais, si elle se détermine librement à pécher, il n'empêche pas qu'elle ne se détermine comme elle l'entend. Écoutons encore Tertullien : « Il était nécessaire que Dieu, après avoir accordé la liberté à l'homme, le livrât à ses propres inspirations, c'est-à-dire qu'il contînt, pour ainsi parler, en lui-même sa prescience et sa toute-puissance par laquelle il aurait pu intervenir afin d'empêcher que l'homme, faisant un mauvais usage de sa liberté, ne succombe dans l'épreuve. Car, s'il était intervenu de la sorte, il aurait entravé le libre arbitre qu'il avait trouvé bon et raisonnable d'accorder à l'homme (5). »

y Dieu n'est tenu d'empêcher le mal moral ni par sa sainteté^ ni par sa bonté^ ni par sa sagesse. Et d'abord il n'y est pas tenu pai^ sa sainteté ; en etTct, la sainteté de Dieu demande

(i) Advers. Marcionem, lib. II, c. V'I, pag. 21S. {■2) Advers. Marc, lib. II, c. VII, pag. 218,

(3) De Civit. Dei., lib. VII, c. 3o.

(4) In lib. I Sent.^ Dist. XLVII, a. r, q. 3 resol.

(5) Adv. Marc.^ lib. II, c. VII, pag. 218.

qu'il porte intérieurement une iiaine infinie au péché, mais elle n'exige pas qu'il l'empêche absolument; de même qu'il n'est pas permis de conclure, de ce que Dieu aime nécessairement la vertu, qu'il doit faire en sorte que tous les actes de vertu et toutes les œuvres de piété existent (i). Il n'y est pas obligé non plus par sa bonté, car Dieu n'est pas tenu de combler l'homme de tous les dons possibles, ni partant de lui accorder le privilège de Timpeccabilité. Il n'y est pas tenu davantage pa?^ sa sagesse^ car la sagesse de Dieu n'exige pas qu'il ne puisse permettre les maux qu'il lui est possible de faire servir à un très-grand bien et à la fin qu'il s'est proposée. « Quoique le mal, en tant qu'il est produit par l'agent propre, soit un désordre, et que son essence consiste précisément dans une certaine privation de l'ordre, cependant rien ne s'oppose à ce qu'il soit coordonné à quelque fin par un agent supérieur (2) « ; parce que Dieu fait servir le mal moral au bien et à ses lins, non qu'il veuille ces sortes de maux pour atteindre quelque bien, mais en ce qu'il tourne le mal en bien et fait sortir le bien du mal. « Il veut le bien qui résulte du mal coordonné; d'où il suit qu'il peut vouloir que le mal déjà fait soit coordonné, sans vouloir pour cela que le mal soit fait (3) »; il est certain que si l'homme, par sa dépravation, peut convertir le bien en mal, Dieu par sa sagesse peut tirer le bien du mal. Ci De même que les hommes méchants usent méchamment des biens du créateur, dit saint Augustin, de même la bonté du créateur fait servir au bien les hommes méchants. Celui qui a créé le genre humain sait ce qu'il doit en faire. L'affineur d'or prend le métal dans ses mains, il le pèse, il en connaît la valeur; le peintre sait où il doit placer les ombres dans son tableau pour en augmenter le prix, et Dieu ne saurait où placer le pécheur pour le faire servir à ses desseins (4) ? » Il ajoute ailleurs : « Le Dieu tout-puissant, comme le reconnaissent les infidèles eux-mêmes, lui dont le pouvoir su-

(i) Le Docteur Séraphique ajoute; « Il est vrai que le :{'ele répare le désordre du péché, sauf toujours les droits de la justice; car la justice, en tant qu'elle concourt à l'ordre de l'univers, exige que Dieu permette à l'homme d'agir suivant les prescriptions de sa volonté » ; Jbid. ad arg.

(2) Qq. disp.y De Verit., q. V, a. 4 ad 3.

(3) In lib. I Sent., Dist. XLVI, q. I, a. 4 50/.

(4) Sermones etc., Scrm. GCCI (al. De divertis CX), c. 5, n. 4.

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prême embrasse toutes choses, ne permettrait pas que le mal existât dans ses œuvres, si sa puissance et sa bonté n'étaient capables de faire sortir le bien du mal (i). » Par exemple, « si Dieu n'avait patiemment souffert les pécheurs dans les siècles passés, d'où sortiraient tant de fidèles que nous voyons aujourd'hui ?... Y a-t-il un être plus méchant que le diable ? Que de bons effets cependant Dieu n'a-t-il pas tirés de sa malice ? Sans la malice du traître Judas, le sang du Rédempteur n'eût pas été versé pour notre salut (2). » Ainsi encore, comme l'observe saint Thomas, « sans la persécution des tyrans, le monde n'aurait pas admiré la patience des martyrs (3) » ; et du plus exécrable des crimes contre la personne de Jésus- Christ, Dieu a tiré le plus grand des biens, c'est-à-dire l'œuvre de notre Rédemption ; et, sans insister davantage sur ce point, si Dieu n'avait pas permis le mal moral, la manifestation de la justice divine, de la clémence et des autres attributs divins, qui rend l'ordre du monde si recommandable, n'aurait pu avoir lieu. Saint Bonaventure expose ainsi cette considération : « A l'occasion du mal. Dieu manifeste sa suprême miséricorde envers les élus, en leur donnant son Fils unique, alors qu'ils étaient confondus avec ses ennemis. Sa souveraine justice se manifeste à son tour par la punition éternelle des réprouvés. Ce qui fait dire à saint Augustin (De Civit. Dei, lib. II): Si tous les pécheurs étaient enveloppés dans les châtiments divins, la grâce miséricordieuse du Rédempteur n'apparaîtrait dans aucun d'eux ; si d'autre part tous les homm.es étaient transportés dans le séjour de la lumière, aucun homme ne connaîtrait la sévérité des jugements de Dieu (4). »

(i) Enckirid., c. XI, n. 3. C'est pourquoi Dieu a n'enlève point aux créatures libres le pouvoir de pécher, parce qu'il juge plus digne de sa puissance et de sa sagesse de faire sortir le bien du mal que de ne point permettre au mal de se produire » ; De Civit. Dei^ lib. XXII, c. i,

(2) Serm.j loc. cit.

(3) I, q. XXII, a. 2 ad 2.

(4) /« /i6. /5en^,Dist. XLVII,a. i, q. 3 re^o/. Voir aussi la Dist.XLVI,a. i,q. 6 re5o/., où il fait cette observation que la permission du mal est la cause d'une beauté plusgrande dansle monde, « parcequela vertudivine,en faisant sortir le bien du mal,semontre supérieure au mal, et partant le bien qui en résulte est supérieure celui que le mal avait détruit; ainsi l'univers est plus parfait maintenant qu'il ne l'eût été sans le péché, parce que la sagesse du Créateur y brille d'un plus vif éclat. Ce qui explique cette parole de S. Grégoire, insérée dans la litur-

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