‹ Éléments de la théorie des fonctions elliptiques (volume 2)Chapitre 66 sur 152 · I. — Développements des fonctions ^u, ^olu · texte numérisé non relu

I. — Développements des fonctions ^u, ^olu

151. Les fonctions a*?/, (^olU de M. Weierstrass, que nous avons étudiées particulièrement jusqu'ici, offrent, en raison de leur symétrie, un grand intérêt et une grande utilité; mais cette symétrie môme laisse confondues des propriétés que l'emploi d'autres éléments analytiques permet seul de démêler.

Ces nouveaux éléments analytiques ont été introduits dans la Science par Jacobi : leur découverte est assurément un de ses plus beaux titres de gloire (*). Ils peuvent être, comme on le

(•) Voir Lejeune-Diriciilet, Gedàchtnissrede au/ Jacobi {Œuvres de Jacobi, t. I, p. i4).

T. et M. — II. I

verra blenlôt, étudiés directement sur leur définitioD; leur étude peut aussi être rattachée à celle des fonctions du^ ^olU* Ils se présentent naturellement quand on développe ces dernières fonctions en série, sous une forme que nous allons faire connaître (*). Dans ces développements en série, comme dans les fonctions de Jacobi, les deux périodes ne jouent plus le même rôle. Nous ferons désormais la supposition suivante, qui est essentielle :

Le coefficient de i dans le rapport — est positif.

Cela revient à admettre que l'angle formé par les deux directions, qui vont u point o aux deux points 2a)|, 20)3 du parallélogramme des périodes, a la disposition directe.

X)'autre part, nous ne considérerons plus que des couples (2û|, 2û.i) proprement équivalents au couple primitif (2(1)1, 2(o,)

de sorte que le coefficient de i dans le rapport — ? sera aussi positif

et qu'il faudra toujours prendre le signe supérieur 4- dans les formules (Xc) et (XX3); ainsi l'on aura toujours

tzi

(XXVIII

J TTC f I1,Û3— II3Û, =H •

152. Nous allons d'abord écrire sous une autre forme la formule (X|) qui donne l'expression en produit infini, à simple entrée, de la fonction (^, ainsi que les formules analogues (XVIIs.s), relatives aux fonctions (3*1, (3*2, (3*3.

Nous emploierons les notations suivantes (^)

(XXVIII,^ s

(') C'est la marche suivie par M. Weierstrass dans ses cours professés à TUniversité de Berlin; c'est aussi celle de M. Schwarz dans les Formeln und Lehrsàlze.

(») M. Hermite a souvent employé le symbole w pour représenter le rapport — ■; c'est aussi la notation adoptée par M. Weber {EUiptische Functi nen und

LES FONCTIONS 2r. 3

en vertu desquelles on a immédiatement, par la formule d'Euler sinj? = — (e'"^ — ^"''^)î les égalités

simz = 7-^ ;

'initiri-^ it f/"z — q-"z-^ sinir = -.

•2(0| -Kt

(0] àÎ

/io)3 g" — g sinr =- r-

€l, par suite,

. . WW3 (I — 7*")*

D^ailleurSy à cause de la supposition du numéro précédent, la valeur absolue de q est inférieure à un, d'où il résulte que les produits

/i = <B /f^=« n -= ce

sont absolument convergents. La formule (Xi)

et la suivante, qui lui est équivaleutc,

r,,/it "-* sinz suit:

^ -TTT *^'t**i • ~'* 'IT '^^'^1 ^iWi

TT 2 0)1 J.X . ^ /iCOj

/i = i sin^z— -

algebraUche Zahien). M. Weierstrass et M. Schwarz {Formcln und Lehrsàtze) désignent par h l'exponentielle e*"'; de inùme ils désignent par H„, lî,, H,, H, les fonctions de q que nous désignerons (n" 154) par 7,, 7,, q^, q^. Dans beaucoup des formules qui suivent, c'est 7* qui figure seul; aussi a-t-on souvent employé une lettre pour désigner 7'; M. Klein emploie la lettre r, M. Hermite s'est quelquefois servi, dans ce même sens, de la lettre Q, (juc nous employons avec une signification tout autre.

peuvent donc s'écrire

ll = <B /l=:cD

(XXIX.) a-« = e'%'o.>"l^ £^;^j^-|-r.-.y«Y"*n'~^*r'

I — yln XI I — ^rî n=l 11 = 1

OU encore, si Ton tient compte de la relation

(XXIXj) S'a = e«i.w»p8l^» sint^TuTT

. 9.W| . TT ' — '>.q^'^cos2VTz -h q^^

(l-.qtn)i

De même les trois formules (XVIIa^g) relatives à rf| i/, s'.jf/, ^^k peuvent s'écrire chacune des deux manières suivantes :

n =• Il =00

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