DES CONGRUENCES
§ I. ~ Premières notions sur les congruences.
98. La notion de congruence, ou plutôt la notation par congruences et leur analogie avec les équations, est due à Gauss. Voici en quoi elle consiste :
On dit que deux nombres a et 6 sont congrus par rapport à un module n quand la différence a — b est divisible par n. Cette congruence syndique de la façon suivante :
a^ b (mod /i).
Lorsqu'il n'y a pas d'ambiguïté à craindre, on peut supprimer
le module et écrire
Il y a, entre les congruences et les égalités, des analogies dont nous allons parler et qui sont mises en lumière par la notation précédente.
99. On peut ajouter, soustraire, multiplier membres à membres des congruences prises par rapport à un même module.
Soient, par exemple, les congruences
a — h ( mod /i\ a = ù' (mod n ).
Elles sont équivalentes aux égalités
(i) a = b -h nh,
(^) a'= 6'-+- nh\
h et A' étant des nombres entiers.
54 CHAP. III. — DES G0NGRUENC3BS.
Ajoutons ces égalités, dous obtenons
a-\-a'= 6 H- b'-hn(h-hh').
Donc
a -H a' EH 6 -h 6' (mod n).
La démonstration s'étendrait au cas d'un nombre quelconque de congruences.
On voit d'une façon analogue que l'on peut soustraire membres à membres deux congruences.
On peut aussi multiplier deux congruences membres à membres. En effet, des égalités (i) et (a) on tire
aa'= bb'-h n^hb'-^- h' b -h nhh').
Donc aussi
aa'=::^bb' (mod/i).
Ce théorème s'étend sans peine, de proche en proche, à un nombre quelconque de congruences. En particulier, on peut élever les deux membres d'une congruence à une même puissance.
100. Si l'on combine entre eux les résultats précédents, on arrive sans peine à l'énoncé général suivant :
Si l'on a
a^a! (mod n),
b ^ b' (mod n),
c —^ c' (mod /i),
on a aussi
f étant une fonction rationnelle entière à coefficients entiers.