‹ Éléments de littérature (volume 3)Chapitre 47 sur 69 · RIME · texte numérisé non relu

RIME

de la rendre à In fois lieureuse et naturelle , maniable et docile , au point qu'elle paraisse avoir obéi au poète, comme le cheval d'Alexandre , que lui seul avait pu dompter. On sent que ce mérite exclut également la l'ime triviale et la ri?7ie forcée : Racine ■est en cela le premier modèle de l'art.

Observons cependant qu'à mesure qu'un poëme a, par son caractère, plus de beautés supérieures, plus de grandeur et d'intérêt, le faible mérite de la y-iwie y devient plus frivole et moins digne d'attention. Il est encore de quelque conséquence dans la partie descriptive de l'épopée, oii la tranquille majesté du récit laisse ;ipercevoir à loisir tous les agréments accessoires du style; mais dès que la passion s'empare de la scène, soit dramatique, soit épique, l'harmonie elle-même est à peine sensible; le vers se brise , les nombres se confondent ; la rime frappe en vain l'oreille, l'esprit n'en est plus occupé. De là vient que dans plusieurs de nos plus belles tragédies c'est la partie la plus négligée ; ft personne encore ne s'est avisé , en sanglotant et en versant des larmes, de critiquer deux vers sublimes , pour être rimes faiblement.

Mais dans des poésies d'un genre moins animé, moins entraînant; dans celles qui , faibles de pensées et dénuées de passions, tirent presque tout leur mérite de l'ingénieuse industrie de la parole , l'écrivain qui néglige la nme, renonce à l'un de ses grands avantages. Et que restera-t-il de curieux et de piquant dans la construction de ces vers froids , s'ils ne sont pas rimes ?

Les versificateurs vulgaires , qui négligent la rime pour ressembler en quelque chose à un grand poète, qui dans la rapidité de ses compositions, l'aura quelquefois négligée, sont loin d'avoir les mêmes droits que lui de se dispenser de la règle. On les entend parler avec dédain de cette attention à bien rimer, qu'ils appellent minutieuse. Mais que n'ont-ils, comme Voltaire, vingt mille beaux vers bien rimes à produire, pour faire voir que s'il le voulaient bien ils rimeraient encore de même ? En s'ép.irgnant la peine d'être corrects, les grands écrivains se donnent des licences, les petits se donnent des airs; et l'affectation de mépriser le talent qu'on n'a pas fut toujours la ressource de la vanité impuissante.

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Satire. Peinture du vice et du ridicule, en simple discoursou en action.

Distinguons d'abord deux espèces de satire; l'une politique et l'autre morale: et l'une et l'autre, ou générale , ou personnelle.

La satire politique attaque les vices du gouvernement. Rien de plus justeet de plus salutaire dans un État démocratique ; et lorsqu'un peuple qui se gouverne est assez sage pour sentir lui-même qu'il peut ou se tromper ou se laisser tromper, qu'il peut s'amollir ou se corrompre, donner dans des travers ou tomber dans des vices qui lui seraient pernicieux, il fait très-bien d'autoriser des censeurs libres et sévères à lui dire ses vérités, à les lui dire publiquement et par écrit , et sur la scène; à l'avertir de la décadence ou de ses lois, ou de ses mœurs ; à lui dénoncer ceux qui abusent de sa faiblesse ou de sa confiance, ses complaisants, ses .idulateurs , ses corrupteurs intéressés, l'incapacité de ses généraux, l'infidélité de ses juges , les rapines de ses intendants, la mauvaise foi de ses orateurs, les folles dépenses de ses ministres , les intrigues et les manèges de ses oppresseurs domestiques, etc., etc.

Le peuple athénien est le seul qui ait eu cette sagesse. Non-seulement il avait permis à la comédie de censurer les mœurs publiques vaguement et en général , mais d'articuler en plein théâtre les faits répréhensibles, de nommer et de mettre en scène ceux qui en étaient accusés. Ce qui n'avait été qu'un badinage, qu'une licence de l'ivresse , sur le chariot de Thespis, devint sérieux et important sur le théâtre d'Aristophane.

C'est une chose curieuse de voir ce peuple aller eu foule s'entendre traiter d'enfant crédule, ou de vieillard chagrin, capricieux, avare, imbécile et gourmand; s'entendre dire qu'il aime à être natté , caressé par ses orateurs -, que ses voisins se moquent de lui en lui donnant des louanges; qu'il ne veut pas voir qu'on

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Tabuse, qu'on le vole , et qu'on le trahit ; qu'il vend lui-niênie ses suffrages nu plus offrant, et que celui qui sait le mieux l'amadouer est son maître , etc.

On juge bien quela.sa^eV^?, autorisée contre le peuple, n'avait plus rien à ménager; de là l'audace avec laquelle Aristophane osa traduire en plein théûtre , d'un côté, le peuple d'Athènes, comme un imbécile vieillard trompéet mené par Cléon ; de l'autre, ce même Cléon, trésorier de l'État, comme un impudent, un voleur , un homme vil et détestable.

Athènes n'avait pas toujours été aussi facile, aussi patient*^ envers les poètes satiriques. Aristophane lui-même avoue que, plus timide en commençant, le sort de ses prédécesseurs les plus célèbres , tels que Magnés, Cratinus et Cratès, lui avait fait peur; ce qui ferait entendre qu'on les avait punis pour avoir pris trop de licence. Mais enfin le peuple avait senti le besoin qu'il avait d'être éclairé, repris lui-même avecaigreur, et de donner aux gens enplacelefreindelahonteet du blâme. Cette licence de \a satire avait pourtant quelque restriction ; et c'est dans le caractère des Athéniens un trait de prudence et de dignité remarquable : ils foulaient bien qu'à portes closes , lorsqu'ils étaient seuls dans la ville, comme vers la fin de l'automne, la comédie les traitât sans ménagement, et les rendît ridicules à leurs propres yeux; mais ce qui était permis aux fêtes Léuéennes ne l'était pas aux Dionysiales , temps auquel la ville d'Athènes était remplie d'étrangers.

Lorsque le gouvernement passa des mains du peuple dans celles d'un petit nombre de citoyens, et pencha vers l'aristocratie, l'intérêt public ne tint plus contre l'intérêt de ces hommes puissants, qui ne voulurent pas être exposés à la censure théâtrale. Dès lors la comédie cessa d'être une satire politique, et devint par degrés la peinture vague des mœurs.

A Rome , elle se garda bien d'attaquer le gouvernement. Où Brumoi a-t-il pris que Plaute ait quelque ressemblance avec Aristophane ? Le poète qui aurait blessé l'orgueil des patriciens, et qui aurait osé dire au peuple qu'il était la dupe, l'esclave et la victime du sénat; que celui-ci, engraissé de son sang et enrichi par ses conquêtes, nageait dans l'opulence et lui refusait tout;

qu'on le jouait avec des paraboles; qu'on ramorçait par de vî nés promesses ; que les guerres perpétuelles dont on l'occiips ^u dehors n'étaient qu'un moyen de le distraire de ses injui et de ses maux domestiques; qu'en lui faisant une nécessité d'^ tre sans cesse sous les armes , on lui enviait même le travail ses mains ; qu'en l'appelant le maître du monde, on lui préférai des esclaves; et que dans ce monde qu'il avait soumis, le sold( romain n'avait pas un toit où reposer sa vieillesse, ni le plus lit coin de terre pour le nourrir et l'inhumer; un poète, enUi qui aurait osé parler comme les Gracques aurait été assomml <îommeeux. Il n'en fallait pas tant; le seul crime d'être populaire perdait à jamais un c^onsul : il [)ayait bientôt de sa tête un mouvement de compassion pour ce peuple qu'on opprimait.

La comédie grecque du troisième âge, celle qui n'attaquait que les mœurs privées en général , sans nommer, sans désigner personne, fut donc la seule qu'on admit à Rome; on l'appelait Palliata. ïérence l'imita d'après Ménandre , et Plaute d'après Cratinus; mais aucun ne fut assez hardi pour imiter Aristophane , si ce n'est peut-être Névius , qui fut chassé de Rome par la faction des nobles, sans doute pour quelque licence qu'il avait voulu se donner.

La satire politique aurait eu sous les empereurs une matière encore plus ample que du temps de la république; mais une seule allusion, à laquelle, sans y penser, un poète donnait lieu, lui coûtait la vie ; Emilius Scaurus en fut l'exemple sous Tibère.

Parmi les nations modernes , la seule qui, suivant son génie, aurait pu permettre la sa/ire politique sur son théâtre, c'était la nation anglaise ; mais comme elle est toujours divisée en deux partis , il aurait fallu deux théâtres , et sur l'un et l'autre des attaques trop violentes auraient dégénéré en discorde civile. La petite guerre des papiers publics leur a paru moins dangereuse et suffisamment défensive.

Ce qui doit étonner, c'est que dans une monarchie la satire politique ait paru sur la scène. Louis XII l'avait permise; et en effet, lorsqu'il y a dans les mœurs publiques de grands vices à corriger, une grande révolution a faire , c'est un moyen puissant dans la main du monarque , que le fléau du ridicule. Ce sage roi

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remploya donc contre les vices de son siècle, surtout contre ceux du cierge; et afin que personne n'eiUà s'en plaindre, il s'y soumit lui-même. Utile et frappante leçon! INIais le monarque qui, oomme lui , voudrait donner cette licence aurait à s'assurer d'abord qu'il n'y aurait à reprendre en lui qu'une économie excessive ; beau défaut dans un roi . quand c'est son peuple qui le juse.

Le caractère général de la comédie est donc d'attaquer les vices et le5 ridicules , abstraction faite des personnes ; et en cela elle diffère de la satire. Mais ce qui les distingue encore , c'est leur manière de procéder contre le vice qu'elles attaquent. Chaque ligne , dans Aristophane, est une insulte ou une allusion ; et ce n'est pas ainsi que doit invectiver la véi;itable comédie : elle met en scène et en situation le caractère qu'elle veut peindre, le fait agir comme il agirait, et lui fait parler son langage ; alors c'est le vice personnifié , qui de lui-même se rend méprisable et risible. Tel fut le comique de Ménandre , et tel est celui de Molière. Aristophane le fait souvent ainsi, mais toujours en poète satirique , et non pas en poète comique : car l'un diffère encore de l'autre par l'individualité ou la généralité du caractère qu'il expose. Traduire en ridicule un tel homme, Cléon, Lamachus, Démosthène , Euripide , ce n'est pas composer, c'est copier un caractère. La comédie invente , et la satire personnelle contrefait en exagérant : l'original de la comédie est le vice, l'original de la Acr^/re personnelle est tel homme vicieux. Tout homme atteint du même vice peut se reconnaître dans le tableau comique; et dans le portrait satirique un seul homme se reconnaît : C Anare deMolièreneressemble précisément à aucun avare ; leCorroyeur d'Aristophane ne peut ressembler qu'à Cléon.

La 5a^î>e générale des mœurs se rapproche plus delà comédie ; mais il y a cette différence que j'ai déjà remarquée : le poète, dans l'une, peint, comme Juvénal et Horace, le modèle idéal présent à sa pensée , et en expose le tableau ; le poète, dans l'autre, personnifie son original, et l'envoie sur le théâtre s'annoncer, se peindre lui-même : Horace dit ce que fait l'avare; Plante et Molière chargent l'avare de nous apprendre ce qu'il fait.

L>ans \à satire personnelle, le premier des hommes est sans

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contredit Aristophane : farceur impudent , grossier et bas, il est véhément, fort, énergique, rempli d'un sel acre et mordant, d'une fécondité, d'une variété, d'une rapidité inconcevable dans les traits qu'il décoche de toute main; et si , avec l'aveu de sa république, il n'eût attaqué que la mauvaise foi, l'insolence , l'avidité , les rapines des gens en place , leurs infidélités , leurs lâches trahisons, et l'aveugle facilité du peuple à se laisser conduire par des fripons et des brigands , Aristophane eût mérité peut-être les éloges qu'il se donnait : car la très-grande utilité de sa délation l'emporterait sur l'odieux du caractère du délateur. Mais qu'avec la même impudence et la même rage il se soit déchaîné contre le mérite, et l'innocence, et la vertu ; qu'il ait calomnié Socrate, comme il a poursuivi Cléon ; voilà ce qui fera éternellement sa honte et celle d'Athènes , qui l'a souffert.

Je l'ai dit dans Varticle Allusion , et je le répète : en supposant même que la satire personnelle soit utile et juste , le métier en est odieux , et le satirique fait alors la fonction d'exécuteur : un voleur mérite d'être flétri; mais la main qui lui applique le fer brûlant se rend infâme.

Molière s'est permis une fois la satii'e personnelle dans la scène de Trissotin , mais sur un simple ridicule ; et encore est-il bon de savoir que l'idée de cette scène lui fut donnée par Despréau.v . Depuis, on a voulu se permettre, avec l'impudence d'Aristophane et sans aucun de ses talents, la satire personnelle et calomnieuse sur le théâtre français ; et un opprobre ineffaçable a été la peine du calomniateur.

Quant à la satire générale des vices , rien de plus innocent et rien de plus permis : elle présente le tableau; mais il dépend de chacun de nous d'en éviter la ressemblance. Elle a été d'usage dans tous les temps , mais plus âpre ou plus modérée. Les poètes grecs du troisième âge la mirent sur la scène : les Latins, en les Imitant, lui donnèrent aussi la forme dramatique; mais dénuée d'action et réduite au simple discours , elle eut encore des succès ù Rome.

Horace y mit son caractère épicurien, facile, piquant et léger. Il se joua du ridicule, et quelquefois du vice, sans y attacher plus d'importance. Sa philosophie n'était rien moins que sévère;

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il s'amusait de tout, il ne voyait que les choses du côté plaisaut : lors même qu'il est sérieux, il n'est jamais passionné.

Juvéual, au contraire, doué d'un naturel ardent et d'une sensibilité profonde, a peint le vice avec indignation : véhément dans son éloquence, plein de chaleur et d'énergie , ce serait le modèle des satiriques , s'il n'était pas déclamateur.

Dans Horace trop de mollesse, dans Juvénal trop, d'emportement ; voilà les deux excès que doit éviter la satire. Légère dans les sujets légers , elle peut se jouer de la vanité et s'amuser du ridicule; mais lorsque c'est un vice sérieusement nuisible qu'elle attaque, lorsque c'est un excès ou un abus criant, elle doit être alors sévère et vigoureuse, mais juste et mesurée : l'hyperbole affaiblirait tout.

Les satires de Boileau furent son premier ouvrage, et on le \uit bien. Il y a plus d'art, plus d'élégance, plus de coloris que Régnier, mais moins de verve, de naturel et de mordant. IN'y

lit-il donc rien dans les mœurs du siècle de Louis XIV, qui put lui allumer la bile? Il n'avait pas encore vu le monde, il ne connaissait que les livres , et que le ridicule des mauvais écrivains : son esprit était fin et juste, mais son âme était froide et lente; et de tous les genres, celui qui demande le plus de feu, c'est la satire. Boileau s'amuse à nous peindre les rues de Paris ! C'était l'intérieur, et l'intérieur moral, qu'il fallait peindre : la dureté des pères qui immolent leurs enfans à des vues d'ambition, de fortune et de vanité ; l'avidité des enfants, impatients de succéder, et de se réjouir sur le tombeau des pères ; leur mépris déiiaturé pour des parents qui ont eu la folie de les placer au-dessus d'eux ; la fureur universelle de sortir de son état, où l'on serait heureux, pour aller être ridicule et malheureux dans une classe plus élevée; la dissipation d'une mère, que sa fille importunerait, et qui, n'ayant que de mauvais exemples à lui donner, fait encore bien de l'éloigner d'elle, en attendant que, rappelée dans le monde pour y prendre un mari qu'elle ne connaît pas, elle y vienne imiter sa mère, qu'elle ne va que trop connaître; l'insolence d'un jeune homme enrichi par les rapines de son père, et qui l'en punit en dissipant son bien et en rougissant deson nom; l'émulation de deux époux, à qui renchérira, par

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ses folles dépenses, et par sa conduite insensée, sur les travers;, sur les égarements, sur les vices iionteux de l'autre ; en un mot. îa corruption, la dépravation des mœurs de tous les états on l'oisiveté règne , où le désœuvrement , l'ennui, l'inquiétude , le dégoût de soi-même et de tous ses devoirs, la soif ardente des plaisirs , le besoin d'être remué par des Jouissances nouvelles , les fantaisies, le jeu vorace, le luxe ruineux, causent de si tristes ravages; sans compter tous les sanctuaires fermés aux yeux de Ja satire, et où le vice repose en paix ; voilà ce que l'intérieur de Paris présente au poète satirique; et ce tableau, à peu de ciiose prés, était le même du temps de Boileau.

Boileau aftecte l'humeur âpre et sévère, pour être flatteur plus adroit; et en même temps qu'il bafoue quelques méchants écrivains, auxquels il ne rougit pas de reprocher leur misère, il prodigue l'encens de la louange à tout ce qui peut le prôner ou le protéger à la cour. Le généreux courage , que celui d'attaquer Cottin, Cassagne, ou Chapelain 1 et contre Chapelain, qu'est-ce qui le révolte? Qu'il soit le mieux rente de tous les beaux esprits! Passe encore s'il l'eût voulu punir d'avoir osé se déclarer pour Scudéri contre Corneille, et de s'être mêlé de critiquer le Cid. Boileau , je le répète encore, avait reçu de la nature un sens droit, un jugement solide; et l'étude lui avait donné tout le talent qu'on peut avoir sans la sensibilité et la chaleur de l'âme : mais il lui manquait ces deux éléments du génie ; car il est très-vrai, comme l'a dit le vertueux et sensible Vauvenargues, que les grandes pensées viennent du cœur.

Un jeune poète de nos jours s'est essayé dans le genre de la satire. Il en a fait une contre le luxe ; et dans ce coup d'essai, il a laissé loin en' arrière celui que les pédants appellent le satirique français : il a fait voir de quel style brûlant un homme profondément blessé des vices de son siècle, sait les peindre et les attaquer ; il a montré qu'on pouvait avoir la vigueur d'Aristoj)hane sans impudence et sans noirceur; la véhémence de Juvénal, sans déclamation; l'agrément, la gaieté d'Horace, avec plus d'éloquence, de force, d'énergie ; et une tournure de vers aussi correcte que Boileau, avec plus de facilité, de mouvement, et de chaleur.

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