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ESQUISSE

cours de l'action principale , ou comme circonstance de l'action même , ou comme incidents et passages d'une situation à l'autre, ou comme décoration qui forme le fond du tableau.

Je n'ai pu donner ici que le sommaire d'un long traité; les exemples surtout , qui appuient et développent si bien les principes, n'ont pu trouver place dans les bornes de cet article ; mais en parcourant les poètes, un lecteur intelligent peut aisément y suppléer. D'ailleurs, comme on Ta dit souvent , l'auteur qui, pour composer un poème, a besoin d'une longue étude des préceptes peut s'en épargner le travail.

Esquisse. On appelle ainsi en peinture un tableau qui n'est pas fini, mais oii les figures, les traits, les effets de lumière et d'ombre, sont indiqués par des touches légères. La même expression s'applique à la poésie-, mais à l'égard de celle-ci, elle exprime réellement la grande manière de peindre; car la description poétique n'est presque jauiais un tableau fini , et rarement elle doit l'être.

Sur la toile du peintre on ne voit guère que ce que l'artiste y a mis, au lieu que dans une peinture poétique chacun voit ce qu'il imagine ; c'est le spectateur qui , d'après quelques touches du poète, se peint lui-même l'objet indiqué. Réunissez tous les peintres célèbres , et demandez-leur de copier Hélène d'après Homère, Armide d'après le Tasse , Eve d'après Milton, Corine et Délie d'après Ovide et Tibulle, l'esclave d'Anacréon, même d'après le portrait détaillé qu'en a fait ce poète voluptueux ; toutes ces copies auront quelque chose d'analogue entre elles; mais de mille il n'y en aura pas deux qui se ressemblent, au point de faire deviner que l'original est le même. Chacun se fait une Eve , une Armide , une Hélène ; et c'est l'un des charmes de la poésie de nous laisser le plaisir de créer. Incessu pafuit clea , me dit Virgile. C'est à moi à me peindre Vénus.

Stat sonipes , ac frœnaferox spumantia mandït.

C'est à moi à tirer de là l'image d'un coursier superbe.

Mille trahens varias adverso sole colores.

122 ÉLÉMENTS DE LITTÉRATUBE.

Ne crois-je pas voir l'arc-en-ciel?

Hic gelidi fontes, hic molUa prata, Lycoi'i, Hic nemus ; hic ipsolecum consumerer œvo.

Il n'en faut pas davantage pour se représenter un paysage délicieux. Nuncseges ubi Troiafuit. In classem cadii omne nemus. Voilà des tableaux esquissés d'un seul trait.

Le Tasse parle en maître sur l'art de peindre eu poésie avec plus ou moins de détail , selon le plus ou le moins de gravité du style, en quoi il compare Virgile et Pétrarque.

Dederatque comas diffundere ventis.

dit Virgile en parlant de Vénus déguisée en chasseresse. Pétrarque dit la même chose , mais d'un style plus fleuri :

Erano i capei d'oro à l'aura sparsi, Ch' in mille dolci nodi gli avolgea.

Ambrosiœque comœ divinum vertice odorem

Spiravere (Virgile.)

Etuto ilciel,cantandoilsuo bel nome, Sparser.di roseipargolettiamori. (Pétrarque.)

E Vuno, e Valtro^ conobbe il convenevole nelle sua poesia. Perche Pirgilio supero tutti poète heroïci di gravita, il Petrarca tutti gli antichi lirici di vaghezza. Le Tasse.

Le poëte ne peut ni ne doit finir la peinture de la beauté physique; il ne le peut, manque de moyens pour en exprimer tous les traits avec la correction , la délicatesse que la nature y a mise, et pour les accorder avec celle harmonie, cette unilé, d'où dépend l'effet de l'ensemble ; il ne le doit pas , en eût-il les moyens , par la raison que plus il détaille son objet , plus il assujettit notre imagination à la sienne. Or quelle estrintention du poëte? Que chacun de nous se peigne vivement ce qu'il lui présente. Le soin qui doit l'occuper est donc de nous mettre sur la voie ; et il n'a besoin pour cela que de quelques traits vivement touchés.

Belle sans ornement, dans le simple appareil D'une beauté qu'on vient d'arracher au sommeil.

Qui de nous , à ces mots, ne voit pas Junie , comme Néron vient

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de la voir? Mais il faut que ces traits , qui nous indiquent le tableau que nous avons à flnir, soient tels que nous n'ayons aucune peine à remplir les vides. L'art du poëte consiste alors à marquer ce qui ne tombe pas sous les sens du commun des hommes , ou ce qu'ils ne saisissent pas d'eux-mêmes avec assez de délicatesse ou de force: et à passer sous silence ce qu'il est facile d'imaginer; c'est ce que dans l'art du dessin on appelle toucher avec esprit.

ExoRDE. Rien n'est plus important pour l'orateur, dit Cicéron, que de se rendre l'auditeur favorable ; Nihil est in dlcendo majus, quam ut faveat oratori îs qui audiet. (De Or. 1. II. ) Or quoique cet objet soit commun à toutes les parties du discours, c'est plus spécialement l'offlce de Vexorde.

Cependant, comme toutes les causes n'ont pas besoin de la même faveur; qu'il en est d'évidemment justes; qu'il eu est dont l'honnêteté se recommande d'elle-même ; qu'il en est dont l'importance ne peut manquer de captiver l'attention ; qu'il en est dont l'intérêt est si pressant, que l'impatience même de l'auditoire commande à l'orateur d'aller au fait sans préambule'; qu'il en est enfin de si minces, que tout appareil d'éloquence y serait aussi déplacé qu'un vestibule décoré devant une cabane ; il s'ensuit que toute espèce de harangue ou de plaidoyer ne demande pas un exorde. Oportet, ut sedibus ac templis vestîbula et aditus, sic causis principîa proportions rerum pra^ponere. Itaque in parvis atque in frequentibus causis ab ipsa re est exordiri sœpe commodius. (De Or. 1. II. )

C'est donc à l'orateur de voir si la cause est suceptible ii' exorde, et quel exorde lui convient. Il ne peut s'y tromper, s'il ne pense à Vexorde que lorsque le discours est fait. C'était la méthode d'Antoine. Tum denique id quod primum est dicendum , postremum soleo cogitare , quo utar exordio. Nam si quando id primum invenire volui, nullummihi occurrit^ aut nugatorium , aut vulcjare , atque commune. Et qui n'a pas éprouvé, comme lui, celte stérilité d'idées, lorsqu'avant d'avoir pénétré dans l'intérieur de son sujet, on en a cherché le début ? C'est des entrailles même de la cause, qu'après l'avoir bien mé-

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ditée, on tirera un exorde éloquent. Hxo autem in dicendo non extrinsecus aliunde quxrenda, sed ex ipsis visceribus causœ swnenda sujit. Idcirco, tota causa pertentata atque perspecta, locis omnibus înventis atque instructis, considera}idu77i est quo principio sit uiendum. {T>e Or. 1. II.)

Dans toutes les causes vulgaires Tapparat serait ridicule. Dans des causes plus importantes, mais oij Ton est sûr de trouver l'auditoire favorablement disposé , Vexorde sera , si l'on veut , un moyen de plus de fixer son attention, ou de gagner sa bienveillance ; mais si l'on voit que le temps presse , que l'auditoire est inquiet, impatient, ou déjà fatigué, il faut aller au fait : Vexorde serait importun.

Les causes où il est nécessaire sont celles où l'on craint que les esprits ne soient aliénés ou prévenus par l'adverse partie ; celles qui ne semblent pas dignes d'une application sérieuse; celles enfin qui exigent inévitablement une discussion pénible , et auxquelles des esprits légers ou paresseux ne donneraient peut-être pas une attention suivie et soutenue. Aristotene voulait point à' exorde lorsqu'on serait sûr de l'impartialité et de l'intégrité des juges ; mais l'esprit le plus droit et le plus équitable peut être un esprit dissipé.

Selon le genre de la cause , Cicéron distingue deux espèces à'exorde, le début simple , et l'insinuation; et il définit celle-ci « un discours qui, par une sorte de dissimulation et de détour, s'insinue insensiblement et adroitement dans les esprits.»

Le début simple et direct a lieu toutes les fois que la cause , au premier coup d'œil, se montre honnête et irréprochable, ou qu'il n'y a que de légers nuages d'opinion à dissiper. Si les esprits sont en balance, il faut, dit Cicéron, annoncer que bientôt l'incertitude cessera, et l'attaquer en débutant. S'il n'y a contre la cause que de vagues soupçons, il faut se hâter de les détruire, tirer Vexorde de ce que l'adversaire aura dit de plus fort, et commencer par où il aura fini, en attaquant son dernier moyen, comme celui dont l'impression est la plus récente et la plus vive. Mais si l'orateur s'aperçoit d'un éloignement trop marqué, soit dans l'opinion, soit dans l'inclination des juges , il emploiera l'insinuation ; car demander d'abord à des gens indignés une

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attention favorable, c'est les irriter encore plus. Voyez I>si-

NUATIOX.

Dans les affaires peu considérables en apparence, ce qu'il faut éviter, c'est le mépris de l'auditoire et la u^ligence qui en est la suite. Ici Yexordc se réduit à donner à la cause tout l'intérêt qu'elle peut avoir; et si c'est le pauvre ou le faible, la veuve ou l'orphelin que l'on défend, il est aisé d'agrandir de petits objets par des motifs d'humanité. L'attention suit la bienveillance, et la docilité accompagne l'attention : ]Sam is maxime docilis est, qui attentissime est paratus audire. Cic. de Inv.

Or, dans les petites causes comme dans les grandes, on se concilie la bienveillance par quatre sortes de moyens; et ces moyens sont relatifs ou à soi-même , ou à ses adversaires, ou à ses juges, ou à sa cause.

A soi-même , si, par exemple, en rappelant ce qu'on a fait pour mériter la bienveillance, on se plaint de l'indignité de l'accusation dont on est chargé, ou du traitement qu'on éprouve. Ici les mœurs sont un puissant moyen à faire valoir pour et contre : Falet midtum ad vincendum probari mores, 'mstituta, et fada, etvitam eorum qui agunt causas et eorum pro quitus; et item împrohari adversariorum ; animosque eorum apud quos agitur conciliari quam maxime ad benevokntiam, quum erga oratorem, tum erga illum pro quo dicet ora^or. Un grand caractère de probité dans l'avocat, lorsqu'il est bien connu , peut lui tenir lieu d'éloquence.

Les orateurs, en parlant d'eux-mêmes , ou pour eux-mêmes, n'ont pas toujours été modestes. Mais si, dans la clialeur de leur défense et au moment où la violence et l'atrocité de linjure excitent leur indignation, ils se permettent un noble orgueil, il n'en est pas de même dans l'é'j^a/Y/e; l'orateur, l'auditoire, sont encore de sang-froid ; et l'un doit être d'autant plus réservé que l'autre est plus sévère.

On a fait une loi de se montrer timide dans Vexorde; cotte règle mérite une distinction. Devant un peuple aussi fier que le peuple romain, la timidité de Vexotde, soit qu'elle fût naturelle ou feinte, était flatteuse et intéressante ; elle devait contribuer à bien disposer les esprits; et comme partout les juges sont des

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hommes, elle sera toujours placée, et favorable à l'orateur, lorsqu'elle sera personnelle. Ainsi l'on doit , selon les circonstances, sdivoir exagérer^comme lèvent Quintilien, la supériorité du talent de son adversaire et sa propre faiblesse; ou peut feindre d'être alarmé du crédit de la partie adverse, ou de Véloquence de son avocat; on peut même à propos témoigner de l'inquiétude sur les dispositions où Ton trouve son auditoire, sur les préventions de ses juges, sur sa propre situation. Mais lors* qu il s'agit de sa cause et du droit qu'on défend, on ne saurait marquer trop d'assurance.

La sécurité est toujours odieuse dans un plaideur ^ nous dit Quintilien ; ellesjucjes, qui connaissent l'étendue de leur pouvoir^ ne sont pas fâchés , au fond de l'âme, que, par un respect qui tient de la crainte , on rende une sorte d'hommage à leur autorité.

Cela suppose un tribunal ou arbitraire ou corrompu ; et en défendant une cause juste devant des hommes justes, leur marquer de la crainte c'est leur faire un outrage.

La timidité de l'orateur annoncera donc la défiance de soimême, mais jamais de sa cause : c'est ce que les hommes éloquents ont parfaitement distingué; et lorsqu'ils ont eu leur honneur ou leur dignité à défendre, ils ont su, en parlant d'euxmêmes , garder une sage modération entre le timide respect qu'un accusé doit à ses juges, et la confiance qu'il doit aussi à leur intégrité et à son innocence. On voit ce mélange de modestie et de sécurité dans Yexorde de la harangue de Démosthène pour la couronne, oij la nécessité de se défendre lui imposait celle de se louer.

Cicéron, le plus adroit des hommes, le plus insinuant lorsqu'il faut l'être, n a pas toujours été modeste dans ses exordes , où il parle souvent de lui; et le début de sa défense, dans la seconde des P/i///yj/j/gwe5, est bien différent de celui de Démosthène dans la harangue que je viens de citer. Quonam meo fato^ patres conscripti, fieri dicam ut nemo , his annis viginti, reipublicse hostis fueri, qui non bellum eodem tempore milii quoque indixerit? Nec vero necesse est a me quemquam nominari vobis, quum ipsi recordeniini. Mihi pœnarum illi plus quam

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optarem dederunt. Te miror, Antoni, quorum facta imitare^

eorum exitus non perhorrescere Quid puteml contemp-

tumne me? Non video, nec in vita, nec in gratta, nec in rébus gestis, nec in hac mea mediocritate ingenii, quid despicere possit Antonius . An in senatu facillime de me detrahi posse credidit, qui ordo clarissimis civibus bene gestœ reipublicx testimonium multis, mihi wii conservatos dédit? PhWii^. II ^

Mais Cicéron avait vieilli dans la tribune ; il était charcçé d'honneurs; il était en vénération parmi le peuple ; il était l'oracle du sénat, et celui qui avait été proclamé père de la patrie avait droit de prendre, en répondant à un homme qui l'insultait, un ton plus haut que Démosthèue, qui n'avait, chez les Athéniens , ni le même crédit ni le même caractère de grandeur et de dignité.

On reprochait à Cicéron de se vanter d'avoir sauvé la république; louange, disait-on , queBrutus lui-même ne se donnait pas. Mais quoique assassiner soit le plus sûr, ce n'est pas le plus glorieux; et un coup de poignard à donner est plus facile, et peut-être aussi moins courageux, qu'une belle harangue à faire. Enfin Démosthène répondait à une accusation juridique, et Cicéron à un outrage; l'un parlait à un peuple facile et variable, l'autre à un sénat dont il était sûr : l'un voyait devant lui ses juges , et l'autre ses vengeurs.

Au reste , en parlant de soi-même ou de ceux qu'on défend , il est un art de dire, sans ostentation et avec modestie, ce qui peut influer de la personne sur la cause. Il y faut plus de délicatesse si c'est de soi-même qu'on parle, mais d'un autre on peut faire valoir, non-seulement le malheur, l'innocence, l'âge, la situation, la droiture, la bonne foi, mais la dignité, les services, les

• « Par quelle fatalité singulière est-il ari-ivé, pères conscrits, que depuis vingt ans la république n'ait pas eu un seul ennemi qui en même temps ne se soit déclaré le mien ? Je n'ai pas besoin de vous les nommer ; vous les connaissez tous. Leur fin malheureuse m'en a vengé plus que je ne l'aurais voulu. Toi, je t'admire, Antoine, de ne pas redouter le sort de ceux dont tu imites les actions. Qu'en penserai-je ? Est-ce mépris pour moi ? Je ne vois pourtant ni dans ma vie, ni dans mon crédit, ni dans ma conduite passée, ni dans le peu de génie dontje suis doué, ce que peut mépriser Antoine. Croit-il donc qu'il lui soit facile d'être mon détracteur dans le sénat, dans cet ordre qui a rendu souvent à d'illustres citoyens le témoignage d'avoir bien gouverné la république, mais qui n'a jamais attribué qu'à moi la gloire de l'avoir sauvée.»

mœurs , les talents, les vertus. Les seuls avantages dont il ne faut jamais parler sont le crédit et la fortune.

Vexorde pris de la personne de l'adversaire exigeait autrefois peu de ménagements ; et tout ce qui pouvait contribuer à le rendre odieux ou à l'avilir était permis à l'éloquence.

On peut attirer sur ses adversaires, disait Cicéron, la haine, l'envie, ou le mépris ; la haine, en faisant voir qu'ils ont agi avec insolence, avec orgueil, avec méchanceté : l'envie, en montrant leur puissance , leurs richesses , et leur crédit , l'usage arrogant et intolérable qu'ils en ont fait, la confiance qu'ils y ont mise bien plus que dans la bonté de leur cause : le mépris , si l'on met au jour leur inertie, leur lâcheté, leur mollesse, leur indolence , leur vie honteusement plongée dans le luxe et l'oisiveté (les plus granils des vices, selon les mœurs romaines); « et il ne suffit pas de le dire, ajoute Quintilien , il faut savoir l'exagérer. »

Ainsi, l'on voit que dans ces plaidoyers la satire personnelle pouvait se donner toute licence. Mais en cela même peut-être elle avait moins de force; et comme elle attaquait réciproquement et indistinctement tousles états, on était convenu sans doute de regarder l'invective comme une figure oratoire.

Vexorde relatif à l'auditoire ou à la personne des juges intéresse leur vanité , leur gloire , leur honneur. On rappelle , dit Cicéron, ce qu'ils ont fait de courageux, de sage , d'humain , de généreux, et en observant que dans l'éloge la complaisance et l'adulation ne se fassent pas trop sentir, on témoigne pour eux autant d'estime personnelle que de confiance en leurs jugements et de respect pour leur autorité. « Si nous parlons , ajoute Quintilien , pour des personnes considérables , nous faisons valoir la dignité du juge; pour des gens obscurs , sa justice; pour des malheureux, sa compassion; pour des opprimés, sa sévérité envers les oppresseurs. » Il veut aussi qu'on lui présente, soit comme un frein , soit comme un aiguillon, l'opinion commune: l'attente du public, la réputation de ses jugements, son honneur, comme Cicéron aux chevaliers romains, dans la première des Verrines : Quod erat opiandum maxime , judices, et quod unum ad invidiam vestri ordinis in/amiamque judiciorum

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