NICOMÈDE
Seigneur, je crains pour vous qu'un Romain vous écoute;
SI si Rome savait de quels feux vous brûlez ,
Bien loin de vous prêter l'appui dont vous parlez,
Elle s'indignerait de voir sa créature
A l'éclat de son nom faire une telle injure,
Et vous dégraderait, peut-être dès demain,
Du titre glorieux de citoyen romain.
Vous Ta-t-elle donué pour mériter sa haine
En le déshonorant par lamour d'une reine?...
Reprenez un orgueil digne d'elle et de vous.
Remplissez mieux un nom sous qui nous tremblons tous
Et sans plus l'abaisser à cette ignominie
D'idolâtrer en vain la reine d'Arménie,
Songez qu'il faut du moins, pour toucher votre cœur,
La fille d'un tiibun ou celle d'un préteur....
Forcez , rompez , brisez de si honteuses chaînes ;
Aux rois qu'elle méprise, abandonnez les reines;
Et concevez enfui des vœux plus élevés ,
i'cui mériter les biens qui lui sont réservés.
Ce qui relève et ennoblit ce ton de Vironîe dans le rôle de rxicoiiiède, c'est la hauteur avec laquelle il reprend le ton sérieux , et c'est du mélange de ces deux tons que se forme un c.e> caractères les plus singuliers et les plus nobles qui soient ai
Ihoàtre