‹ Elements de mecanique par le cap.e Kater et le dr. LardnerChapitre 104 sur 167 · DISTRIBUTION DE L\ CHARGE · texte numérisé non relu

DISTRIBUTION DE L\ CHARGE

soulever un poids ou à vaincre toute autre résistance, on dépense au total la môme quantité de force que si l’on eût appliqué immédiatement la puissance motrice au poids ou à la résistance. L’avantage est d’avoir pu dépenser cette force successivement, par une suite d’efforts partiels, au lieu d'ôtre obligé de la dépenser d’un seul coup et par un seul effort. La môme observation est applicable à toutes les autres machines.

257. — Nous avons supposé jusqu’ici que la puis sance et le poids agissaient suivant des directions parallèles entre elles, et perpendiculaires au levier : or, c’est ce qui n’arrive pas toujours. Soient AB {Fig. 94 ) un levier dont le point d’appui est en F, A R la direction de la puissance, BS la direction suivant laquelle agit le poids. Si l’on prolonge les lignes R A, S B , que du point d’appui on mène à ces lignes les perpendiculaires FC, FD, le moment de la puissance sera le produit des deux nombres dont l’un mesure la puissance et l’autre la longueur FC ;

^ de môme le moment du poids sera le produit des deux nombres dont l’un mesure le poids et l’autre la longueur FD. Ces deux moments devront être égaux pour l’équilibre du levier (art. 184).

•y La môme construction serait applicable, quoiquq les deux bras du levier ne se trouvassent pas dans la même direction. Ces bras peuvent n’étre pas rectilignes, mais avoir une forme quelconque, et être situés l’un par rapport à l’autre d’une manière quelconque .

258. — La Fig. 95 présente un levier coudé rectangulaire, ou dont les bras sont perpendiculaires entre eux, le point d’appui F occupant le sommet

de l’angle droit. Le moment de la puissance est P multiplié par AF, et le moment du poids est W multiplié par B F. Ces moments sont égaux dans l’état d’équilibre. Lorsqu’on sc sert d’un marteau pour arracher un clou, le marteau est un levier de cette espèce : le fer du marteau inséré sous la tête du clou est le petit bras du levier *, la main appliquée à la poignée est la puissance qui doit vaincre la résistance du clou.

259. — Quand une poutre ou une barre rigide de matière quelconque repose sur deux supports A , B {Fig. 96), et qu’on applique au poids W à un point intermédiaire G, la manière dont la charge se distribue entre les supports résulte des principes qui viennent d’être exposés au sujet de l'équilibre du levier. On peut considérer la pression sur le support B comme une puissance qui soutient le poids W au moyen du levier de seconde espèce B A. En conséquence, la pression en B doit être au poids W dans le rapport de GA à BA ; et par la même raison, la pression en A doit être au poids W dans le rapport . de GBà B A. Si G A est le tiers de B A, B supportera le tiers et A les deux tiers de la charge. On tiendrait compte de la charge provenant du poids même de la barre, en considérant ce poids comme appliqué au ceidre de gravité de cette barre. Si le centre de gravité est à égales distances des supports, la charge provenant du poids de la barre se répartira également.

On détermine d’apr^ les mêmes principes comment lacharge d’un fardeau porté sur des brancards se répartit entre les deux hommes qui le portent. La position des brancards relativement à l’horizon

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