‹ Elements de mecanique par le cap.e Kater et le dr. LardnerChapitre 105 sur 167 · DISTRIBUTION DE LA CHARGE · texte numérisé non relu

DISTRIBUTION DE LA CHARGE

est indifrérenlc, attendu que i'aclion du poids et les efforts des porteurs ont toujours lieu suivant des directions parallèles (art. 148). En conséquence, soit que les porteurs montent ou descendent, ou qu'ils marchent sur un plan horizontal, la charge se distribue entre eux de la même manière.

Si le point de suspension du poids n’est pas placé entre les supports, ce qui a lieu sur la Fi^. 97, les supports doivent être appliqués de différents côtés de la barre. La pression contre le support B peut être considérée comme une puissance qui soutient le poids W au moyen du levier de première espèce BC. Il en résulte que cette pression est au poids dans le rapport de AC à AB. En considérant ensuite le support B comme le point d’appui du levier BC, et la pression exercée contre le support A comme la puissance, on trouverait de même que cette pression est au poids dans le rapport de BC à AB, et qu’elle est conséquemment plus grande que le poids.

260. — Quand on a besoin de disposer d’une grande puissance mécanique, et qu’il y a des inconvénients à employer un levier trop long, on peut y suppléer par une combinaison de leviers. La Fig. 98 représente un pareil système , formé de (rois leviers de première espèce. La manière dont l'action de la puissance est transmise au poids , se détermine par l’analyse des effets de chacun des leviers. La puissance P produira en P' une pression de bas en haut qui sera à P dans le rapport de PF à P F. Admettons que ce rapport soit exprimé par le nombre 10. Le bras P’ F' du second levier sera sollicité en P' par une force égale à 10 fois la puissance P. De

môme, si la longueur P' F est égale à 12 fois la longueur F' P", la pression exercée en F' contre le troisième levier sera égale à 12 fois la pression P' ou à 120 fois la force P. Enfin, si la distance P" F' est égale à 5 fois la dislance F"W, la pression P" pourra équilibrer un poids W, quintuple de P", ou égal à 600 fois la puissance P. Ainsi le système de leviers , sera tenu en équilibre si la puissance est au poids dans le rapport de 1 à 600. Le principe du calcul ne serait pas changé, quand tous les leviers seraient de seconde ou de troisième espèce, ou les uns d’une espèce, les autres d’une autre.

261. — Le nombre qui exprime le rapport du poids à la puissance dans une machine en équilibre, est ce qu’on nomme le pouvoir de la machine. Si une puissance d’un kilogramme équilibre au moyend’un levier un poids de dix kilogrammes, nous dirons que le pouvoir du levier est dix. Dans l’exemple de l’article précédent, le pouvoir du système de leviers serait exprimé par le nombre 600.

262. — Comme on peut faire varier à volonté le rapport entre les distances du point d’appui d’un levier aux points d’application de la puissance et du poids , il en résulte qu’on peut toujours concevoir un levier ayant un pouvoir égal à celui d’une machine donnée. C’est ce qu’il est permis d’appeler le levier équivalent.

Toute machine complexe est formée d’un assemblage de machines simples qui agissent les unes sur les autres ; et puisque chaque machine simple est susceptible d’ètre représentée par un levier équivalent, la machine composée pourra aussi être repré-

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DES BALANCES

senlée par un système de leviers équivalents. D’après le raisonnement employé dans l’art. 260, on voit que le pouvoir d’une machine composée se calculera en faisant le produit des nombres qui expriment les pouvoirs de chacune des machines simples composantes.

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