‹ Elements de mecanique par le cap.e Kater et le dr. LardnerChapitre 110 sur 167 · ROMAINE DE M. PAUL · texte numérisé non relu

ROMAINE DE M. PAUL

penser l’effcl de la flexion légère que la charge fait éprouver au fléau même. L’iiorizonlalilé du fléau est constatée, comme dans les balances ordinaires, par un index qui s’élève verticalement au-dessus de l’axe de suspension. Le fléau n’a qu’une ligne de graduation, et l’on retrouve par un procédé trèssimple, non-seulement les avantages attachés à la double graduation des romaines communes, mais beaucoup d’autres. Ce procédé consiste à employer à la fois plusieurs poids constants ou plusieurs pesons , par exemple le kilogramme et ses subdivisions décimales. Il est évident que si le peson d’uu kilogramme , placé à la division n“ 8, équilibre 8 kilogrammes, le peson d’un décigramme , placé à la même division, équilibre 8 décigrammes. En additionnant les poids indiqués par chaque peson pris séparément , on pourra donc avoir le poids de la marchandise à un gramme prés , sans qu’il soit besoin de s’enquérir des fractions de divisions ; et de plus , on aura un moyen facile de vérifier les poids, (jui manque dans l’usage de la balance ordinaire ; car on pourra voir, par exemple , si en faisant avancer d'une division le poids d’un kilogramme, pendant qu’on fait rétrograder le poids d’un hectogramme de dix divisions, l’équilibre continue d’avoir lieu.

Avec les romaines de M. Paul, et en employant deux pesons seulement , on peut obtenir le poids de la marchandise Irés-promplement et avec plus de précision que si l’on employait des balances ordinaires, qui coûteraient deux fois plus cher. On trouvera, dans le tome III du Philosophical Magazine, des explications sur la manière d’appliquer

cet instrument à la détermination des pesanteurs spécifiques des solides, des liquides et des gaz.

278. — On se sert à la Chine et dans les Indes orientales , pour peser les pierreries et les métaux précieux , d’une sorte de romaine dont le fléau est une petite baguette d’ivoire d’environ 3 décimètres de long. Sur cette baguette sont trois lignes de divisions , marquées avec de petits clous d’argent , et commençant toutes à l’une des extrémités de la baguette. La première , qui sert à indiquer le poids européen, a 20 centimètres de long ; les deux autres sont pour le poids chinois, et elles ont de longueur, l’une 21 centimètres, l’autre 16. A l’autre extrémité de la baguette est suspendu un plateau rond , et il y a dos trous à trois distances ditrércnles de celte extrémité, dans lesquels passent autant de fils qui servent à supporter la baguette : la première distance est d’environ 4 centimètres ; la seconde distance est double, et la troisième triple de la première. Le poids étalonné est l’once cliinoise de 37 grammes,

279. — La balance danoise ('i'Vg'. 104) est un levier droit, portant à l’une de ses extrémités un poids constant B ou un peson qui y est soudé, à l’autre extrémité un crochet C pour recevoir la marchandise à peser, cl un autre crochet A que l’on peut faire glisser le long du levier pour servir de point de support. Afin de graduer une semblable balance, il faut d’abord déterminer par expérience la position ■ du centre de gravité ou du point de support quand la balance n’est pas chargée, et qu’elle reste en équilibre. On multipliera la distance du centre de gravité au crochet C par le poids do l’appareil, et l’on divi-

Page 1