‹ Elements de mecanique par le cap.e Kater et le dr. LardnerChapitre 112 sur 167 · BALANCE A RESSORT · texte numérisé non relu

BALANCE A RESSORT

à dix fois la distance A en a ,• une force d’iin kilogramme appliquée en F équilibrera une force de 10 kilogrammes appliquée en a, c’est-à-dire sur la plate-forme. Supposons en outre que la distance de E en G soit égale à dix fois la distance de E en F : une force d’un kilogramme, employée à soulever l’extrémité G du grand levier , équilibrera une charge de 10 kilogrammes en F. Donc ce poids d’un kilogramme appliqué en G équilibrera 100 kilogrammes placés sur la plate-forme. Quand la plate-forme n’est pas chargée , le poids des leviers est équilibré par un poids H , appliqué de l’autre côté du point d’appui E.

282. — L’extension ou la compression d’un ressort est proportionnelle à la force d’extension ou de compression , du moins quand le ressort est bien préparé , avec un acier de bonne qualité, et qu’on n’emploie pas une force trop considérable. Pourvu qu’on satisfasse à ces conditions, le ressort jouit aussi de la propriété de revenir à son état primitif, après que la force a cessé d’agir. Rien n’empéche donc qu’on nese serve d’un ressort comme d’une machine à peser, surtout lorsque la pesée n’exige pas une très-grande précision.

La balance à ressort ordinaire est représentée dans la Fig. 107 : elle est d’un usage commode , en ce qu’on peut peser des poids de 20 kilogrammes et au-dessous, avec un appareil qui lient dans un tube d’un décimètre de longueur sur deux centimètres de diamètre. Le tube est en fer, et porte au fond un crochet pour suspendre les corps que l’on veut peser; le tube même est suspendu au moyen

d’un anneau. Une lige de fer «6, large d’un cen- Uniètrc, et d’une épaisseur quatre fois moindre, est assujettie à la plaque circulaire cd, qui glisse avec un léger frottement le long du tube. Dans cette plaque est encastré un ressort qui tourne en hélice autour de la tige a 6, sans la toucher, non plus que le tube. Ce tube est fermé en haut au moyen d’une plaque en fer qui laisse passer la lige «6, et la lige est graduée dans la partie supérieure. L’action du poids suspendu au crochet fait glisser le tube de haut en bas, en raccourcissant la longueur de l'hélice d’acier. Jusqu’à ce qu’il y ail équilibre entre le poids et la force élastique du ressort, et le poids est indiqué sur les divisions de la lige.

M. Saller a imaginé une autre disposition du même appareil {Fig. 108 ) , d’après laquelle le poids étend le ressort au lieu de le comprimer. Le ressort est contenu dans la moitié supérieure du cylindre , derrière la plaque de cuivre qui forme la face de l’instrument. La tige est fixée à l’extrémité inférieure du ressort, cl elle conduit un index qui vient s’arrêter devant l’une des divisions tracées sur la plaque.

283. — Une autre balance à ressort est représentée extérieurement dans la Fig. 109, et intérieurement dans la Fig. 110. 'ABC est une boîte en cuivre peu profonde, aux parois de laquelle le ressort FDE est assujetti en A , au moyen d’un écrou D. L’autre extrémité F du ressort est pincée dans une pièce de cuivre G H , à laquelle on fixe une crémaillère I, au moyen de la vis L. Celle crémaillère s’engrène avec un pignon M , dont l’axe

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HTNAVOMÈTRE. ' ' 283

pu6C par le centre du cadran et porte une aiguille destinée i accuser le poids. Le corps i peser est suspendu en H.

284. — Il est très-important en mécanique de pouvoir mesurer la force musculaire de l’homme et des animaux. On y parvient au moyen d’instruments appelés dynamomètres ' , et qu’il ne faut pas confondre avec d'autres instruments de même nom , destinés à mesurer le travail des machines , ainsi qu’on l’expliquera dans le chap. XXIIl. Ceux dont nous voulons parler ici sont de véritables balances à ressort , dans la contraction desquelles entrent d’ordinaire des leviers ou des rouages destinés à en agrandir les elTcts.

Le premier instrument de ce genre paraît avoir été inventé par Graham ; mais il était volumineux et incommode. Le Roy en lit un autre pius simple. 11 consistait en un tube métallique long d’environ . 3 décimètres , contenant intérieurement un ressort en hélice, terminé par une tige graduée au bout do laquelle était un globe. Le tube étant placé debout, un homme pressait sur le globe de toute sa force ; la lige entrait plus ou moins dans le tube , et la graduation indiquait la mesure de la pression exercée sur le globe. On a employé le môme appareil d’une autre manière. Le tube était fixé horizontalement à un mur vertical : on remplaçait le globe par un coussin destiné à recevoir un choc ; et comme on n’aurait pas eu le temps de lire la graduation sur la lige attachée immédiatement au ressort, é cause de

■ Aûva/jii(, force; /uiTfo», mesure.

284 ÉLÉ3ÏENTS DE MÉCANIQUE. CHAP, XV.

la rapidité avec laquelle le ressort revient sur luimême, celte lige en poussait une autre dans le coussin , qui restait stationnaire pendant que le ressort reprenait son étal primitif. Au reste on voit que tous ces appareils diffèrent très-peu de la balance à ressort ordinaire, décrite dans l’art. 282, laquelle peut remplir le même but et, à notre avis , d’une manière plus commode.

La Fig. 111, PL XI , représente une balance du même genre , mais où les effets sont amplifiés au moyen d’une crémaillère qui s’engrène avec un pignon. Les divisions sont lues sur l’arc gradué IK. La Fig 112 est celle d’un autre dynamomètre, de l’invention de M. Salmon, qui réunit à la disposition précédente un système de leviers , agissant à la manière des leviers de la balance à bascule (art 281), Au moyen de ces leviers qui agrandissent l’effet de la tension du ressort , on peut employer un ressort plus délicat, et l’on a par conséquent un dynamomètre plus sensible. , : , .. ..

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