DES ROUAGES
Conditions de l’équilibre du treuil simple. — Manivelles, cabestans, roues à augets et à palettes; roues à cliquer.
— Procédé pour augmenter la puissance de la machine, sans diminuer la force de résistance du cylindre. — Fusées. — Treuils composés. — Communication du inou- Tement établie par le frottement des cordes sur les roues.
— Théorie des engrenages. — Des grues. — Des trois espèces de roues dentées. — Dents de chasse. — Échappement à balancier. — Description du mécanisme des montres et des horloges.
285. — Lorsqu’on emploie un levier pour soulever un poids ou pour vaincre une résistance, on ne peut atteindre le but qu’au moyen d’une succession d’efforts intermittents , dont chacun ne produit qu'une très-petite partie de l’effet total qu'il s'agit d’obtenir. Par exemple {Fig. 93, PI. IX), après que le poids W a élé soulevé de W en W', il faut replacer le levier dans une autre position , pour recommencer un effort semblable. Ceci entraîne une intermittence d’action , pendant laquelle le mouvement du poids est suspendu , en sorte qu’on est obligé de le soutenir par des supports pour l’empécher de retomber. Aussi n’emploie-t-on le levier ordinaire que dans des cas où il s’agit de faire décrire aux poids soulevés de très-petits espaces , et où l’extrême simplicité de celle machine en rend l’emploi préférable. Quand il importe, au contraire,
de produire un mouvement continu, comme pour extraire le minerai d’une mine , pour lever l’ancre d’un vaisseau, il faut recourir à une combinaison qui permette d’éviter les intermittences d’action du levier. Les appareils que l’on emploie dans ce but, et qui sont autant de modifications du levier ordinaire , sont connus généralement sous les dénominations de rouages, de treuils ou de cabestans. Dans la Fig. 1 13, PI. XI, AB est un arbre cylindrique horizontal, terminé A ses deux extrémités par des pivots ou tourillons , qoi peuvent prendre un mouvement révolutif. Autour du cylindre est enroulée une corde qui supporte un poids W. Ce cylindre conduit une roue concentrique C, autour de laquelle une autre corde est enroulée en sens contraire, et à l’extrémité de cette seconde corde agit la force motrice P. On obtient le moment de la force motrice en multipliant l’intensité de ccttcforce par le rayon de la roue , et le moment dn poids en multipliant ce poids par le rayon du cylindre. Si ces deux moments sont égaux (art. 184), la machine est en équilibre. En conséquence (art. 261) la puissance de la machine sera mesurée par le rap* port du rayon de la roue au rayon du cylindre. Ce principe est applicable à l’appareil formé d'une roue et d’un cylindre qui la conduit^ quelles que soient d’ailleurs les variétés de forme de cet appareil.
286. — Évidemment, tandis que la force mofriee P agît d’une manière continue, et que la corde qui entoure la roue se déroule, la corde qui soutient le poids W s’enroule autour du cylindre, de sorte (|ue ce poids est élevé sans interruption.