HORLOGES
pignon. Les autres ailes se sont do même engagées successivement avec toutes les dents de la roue dans la môme période, et le nombre des contacts ou des combinaisons distinctes a été de 610.
La dent impaire, ajoutée pour produire ce résultat, se nomme par les gens du métier la dent de chasse. Les personnes avancées dans l’arithmétique verront que le résultat dont il s agit s obtient en faisant en sorte que les nombres d’ailes et de dents soient premiers entre eux, ou n’aient pomt de diviseur commun.
301 . — Nous avons déjà cité les horloges et les montres, comme les machines dont l’usage est le plus familier, parmi celles qui ont uniquement pour but de produire un mouvement régulier, sans qu’on attache d’importance à la force dépensée, aux poids soulevés, ou aux résistances vaincues. L’objet de ces machines est en définitive d’imprimer à une certaine roue une vitesse de rotation uniforme et déterminée.
Le mouvement de cette roue est rendu sensible par un index ou une aiguille portée sur 1 axe de celte roue et qui tourne en même temps. Plus l’aiguille , , est longue, plus le mouvement en est facilement appréciable. La circonférence du cercle que l’extrémité de l’aiguille parcourt, est divisée de manière qu’on puisse observer avec précision d’assez petites fractions de la révolution complète. Dans la plupart . des horloges et des montres, les rouages font mouvoir deux aiguilles, cl quelquefois trois, dont les vüesses sont adaptées aux subdivisions du temps généralement en usage, l’heure, la minute, la seconde. Le cercle des minutes et celui des secondes
Digilized by Cooglc
sont divisés chacun en 60 parties égales, celui des heures l’esl en 12 parties. L’aiguille des secondes fait 60 révolutions, chacune de la durée d’une minute, pendant que l’aiguille des minutes accomplit sa révolution d’une heure de durée. L’aiguille des heures achève sa révolution en 12 heures, espace de temps pendant lequel l’aiguille des minutes a accompli 12 révolutions, et celle des secondes 720.
Tâchons maintenant d’expliquer comment tous ces mouvements peuvent être produits et réglés. Soit A, B, C, D, 'E{Fig. 135) un système de roues, dont les pignons sont représentés par a, b,c,d. Autour du cylindre e, conduit parla roue E, est enroulée une corde qui supporte le* poids W. La puissance P est-appliquée à la roue A, et nous supposerons qu’on a calculé cette puissance, de manière à permettre au poids W de descendre uniformément, avec une vitesse donnée. Les roues E et D ont chacune 84 dénis , la roue C en a 80, la roue B, 75 ; les pignons d et c ont chacun 7 ailes, et les pignons 6 et a en ont 10.
Si la puissance P est réglée de manière à permettre à la roue A de faire sa révolution en une minute, d’un mouvement uniforme, une aiguille attachée à l'axe de celte roue peut servir d’aiguille des secondes. Le pignon a, qui porte dix dents, doit faire sept révolutions et demie pour que B en fasse une; c’està-dire que 15 révolutions de la roue A correspondent à deux révolutions de la roue B, ou que celleci fait deux tours en 15 minutes. Le pignon b doit faire huit tours pour que la roue C en fasse un : cette dernière roue met donc à faire sa révolution quatre fois 15 minutes, ou une heure, de sorte qu’une
Digilized by