‹ Elements de mecanique par le cap.e Kater et le dr. LardnerChapitre 164 sur 167 · CONSOMMATION DU TRAVAIL · texte numérisé non relu

CONSOMMATION DU TRAVAIL

qu elle communique au sol, à l’^ir ou aux autres fluides ambiants, des agitations ou vibrations intérieures qui se propagent au loin en s’affaiblissant , et flnalcment s'éteignent à cause des frottements et des autres résistances tant intérieures qu’extérieures. Lti loi suivant laquelle ces vibrations se propagent est un problème très-compliqué d’analyse que l’on ne peut espérer de résoudre que dans certains cas particuliers ; mais il est évident, sans calcul, que ces mouvements ont exigé la 'consommation d’une certaine portion du travail provenant de l’action du moteur, portion qui se trouve perdue pour l’effet utile. Les pièces mêmes de la machine sont dans un semblable étal de vibration qui absorbe une portion de travail ou de force vive ; et bien que cette portion de force vive réside toujours dans la machine , selon le sens littéral des mots , elle ne concourt pas à l’effet utile ; quand une roue cessera de tourner, il importera peu que les vibrations de sa masse représentent ou non une portion du travail accumulé par l’action du moteur.

Il y a des cas pour lesquels la nature même du travail utile entraîne nécessairement la consommation en pure perle d’une certaine portion du travail moteur. Ainsi, lorsqu’une pompe élève de l’eau dans un réservoir, il faut bien qu’elle arrive dans le canal de décharge animée d'une certaine vitesse , et par suite d’une certaine force vive qui va se perdre en ébranlements communiqués à la masse d’eau qui remplit déjà le réservoir. Lorsqu’on forge des barres de fer, une énorme quantité de force vive est inévitablement dépensée en ébranle-

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ments imprimés ér l’enclume et aux corps environnants. Cette perte sera considérablement moindre,* si l'on traite le fer au laminoir ; et par conséquent ce mode de fabrication aura une supériorité incontestable sous le rapport dynamique. Il s'agira ensuite de savoir s'il ne donne pas des produits de qualités inférieures , ce qui se rattache à des considérations d’un ordre tout différent.

4 15. — En général , puisqu'il ne peut y avoir de chocs entre des corps imparfaitement élastiques sans perte de force vive (art. 403) , il importera d’éviter autant que possible toutes les causes de choc dans le jeu intérieur de la machine , et dans le mode d’action des pièces extérieures chargées de la production de l'effet utile. Sans même qu'il y ait de chocs proprement dits, il pourrait se produire des percussions ou secousses brusques qui entraîneraient également des pertes de force vive , si l’on ne s’attachait à les éviter. Ainsi, quand une pièce décrit des mouvements alternatifs (art. 361 ) , il faut s’arranger pour que la vitesse aille en décroissant, et finalement soit nulle au moment où la pièce change le sens de son mouvement ; autrement il y aurait secousse et perte de force vive. Ramener tous les mouvements à la continuité, autant que cela peut se concilier avec la nature et la qualité des produits , est un des grands principes de la mécanique appliquée.

416. — Pour qu’une machine sorte du repos , il faut évidemment que le travail moteur l’emporte sur le travail résistant pendant les premiers instants du mouvement. Mais pour peu que cette inégalité fût

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