‹ Elements de mecanique par le cap.e Kater et le dr. LardnerChapitre 25 sur 167 · ÉTENDUE · texte numérisé non relu

ÉTENDUE

lion du vert, un aulre celle du rouge, et d’aulres enfin sont absolument dépourvus de couleur. Toutefois , un petit nombre de qualités caractéristiques et essentielles sont inséparables de la matière, quels que soient la forme et rélat sous lesquels elle s’offre à nous ; en conséquence nous les regardons comme des symptômes de la matérialité. Partout où leur présence ne se manifeste pas à nos sens et ne peut être démontrée par le raisonnement, il n’y a pas pour nous de matière. Les principales’ de ces qualités sont Y étendue cl Yùnpénétrabilité.

4. — Étendue. — Chaque corps occupe un espace, ou, en d’autres termes, est étendu. Les sens constatent celle propriété dans tous les corps qui ne leur échappent pas par leur extrême petitesse , et nous en concevons l’existence dans les moindres particules matérielles. Quelque elTorl d’imagination que l’on fasse , il est impossible de concevoir une parcelle de matière dépourvue d’étendue.

La portion d’espace occupée par un corps est ce qu’on nomme sa grandeur, ou plus exactement son volume-, les limites de l’espace que le corps occupe sont des surfaces, et les limites qui séparent différentes surfaces d’un môme corps sont des lignes, que l’on appelle aussi quelquefois des côtés ou des arêtes. Ce sont les noms qu’on donne , par exemple, aux lignes qui séparent les différentes faces d’un coffre ou d’un dé ù jouer.

La quantité d’étendue superficielle se nomme aire , et la quantité d’étendue linéaire se nomme longueur. Nous disons en conséquence que l’aire d’un champ est de tant d’hectares , que la longueur

CIIAP. I.

ÉLÉMEÎNTS DE MÉCAMQUE.

d’une cordc esl de tant de mètres. Le mol grandeur s’emploie souvent d'une manière indifférente pour les volumes , les aires et les longueurs.. Lorsque les objets de nos recherches sont d’un caractère plus subtil ou plus complexe, comme en métaphysique , l’attribution do divers sens au même terme peut être une source de confusion ou nième d’erreur ; mais ici le sens du terme esl toujours indiqué clairement par les circonstances dans lesquelles on l’applique, et il n’en saurait résulter aucun inconvénient.

6. — Impénétrabilité. — Lorsqu’on dit que les • corps sont impénétrables, on entend qu’ils ne peuvent se traverser mutuellement sans déranger au moins quelques-unes de leurs parties constituantes.’

Il y a beaucoup de cas de pénétration apparente , mais toujours il arrive que certaines parties du corps pénétré en apparence sont déplacées. Si l’on plonge dans un vase plein d’eau la pointe d’une aiguille, l’eau qui remplissait l’espace que l’aiguille vient occuper esl déplacée *, son niveau' monte dans le vase autant qu’il monterait si l'on y versait la quantité d’eaü précisément nécessaire pour remplir le volume de la portion immèrgée de l’aiguille.

6. — Figuré. — Quand nous touchons de la main un corps solide , son impénétrabilité nous devient sensible par l’obstacle qu’il oppose à notre malnJ Nous reconnaissons que cet obstacle prend naissance en certains lieux \ qu’ii a des limites déterminées ; que ces limites ont les unes par rapport aux autres certaines directions. Tout cela nous donne l’idée de la figuré du corps. La figure et le volume doivent

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