‹ Elements de mecanique par le cap.e Kater et le dr. LardnerChapitre 26 sur 167 · ATOMES , — MOLÉCULES · texte numérisé non relu

ATOMES , — MOLÉCULES

être soigneusement distingués comme choses indépendantes l'une de l’autre. Des corps de volumes très-différents peuvent avoir la mémo figure, et réciproquement des corps dont les figures diffèrent totalement peuvent avoir des volumes identiques. Il est clair qu’un globe , par exemple , peut avoir dix fois le volume d’un autre globe , quoique les ligures de ces deux corps soient évidemment les mômes; et que deux corps, tels qu’un dé et un globe, peuvent avoir des volumes égaux avec des figures tout à fait différentes. La môme observation est applicable aux longueurs et aux aires. Un arc de cercle et une ligne droite peuvent avoir la môme longueur, quoique ces lignes ne so ressemblent pas par la figure ; cl d’un autre côté, deux arcs d’un môme nombre de degrés, pris sur des cercles de rayons inégaux, ont la môme figure sans ôtre égaux en longueur. La surface d’une boule est courbe , celle d’une table est plane ; il peut néanmoins se faire que faire de la surface de la boule soit égale à celle de la table.

7. — Atomes. — Molécules. — On ne doit pas confondre l’impénétrabilité avec f indivisibilité. Tous les corps que nous avons pu soumettre à nos observations sont divisibles ; et les parties séparées, quelque petites qu’elles soient , sont, divisibles à leur tour en parties plus petites. La pratique ne nous a pas encore offert de limites à cette division continuelle. Néanmoins plusieurs phénomènes, heureusement manifestés par une élude plus allenlive des lois naturelles, donnent une certaine probabilité à l’opinion que tous les corps sont formés de parties élémentaires, indivisibles et inaltérables. Ces parties

consliluanlcs, auxquelles on a donné le nom *ï atomes, sont si petites qu’elles écliappent complètement aux sens, aidés même des appareils optiques les plus puissants. Le terme de molécule est employé souvent pour désigner les parties d'un corps que leur petitesse dérobe à nos sens, mais que l’on suppose néanmoins susceptibles de se résoudre encore en atomes groupés suivant une configuration déterminée. Knfin le mol de particule s’emploie aussi comme synonyme de molécule, mais plus généralement il se dit de portions de matière qui ne sont pas si petites qu’on ne puisse les observer.

8. — Force. — Si les parties de la matière n'avaient entre elles d’autres relations que celles qui naissent de leur 4mj)énétrabilité mutuelle, l’univers n’olTrirail d’autre si>ectacle que celui d’une informe agrégation d’atomes. Les particules juxtaposées ne manifesteraient ni cohérence, comme celles des corps solides , ni répulsion comme celles des substances gazeuses. C’est évidemment le contraire que l’on observe. Si nous prenons un morceau de fer et que nous cherchions à. en disjoindre les parties, nous aurons à vaincre une résistance énorme , et il nous sera bien plus facile de mouvoir la masse tout entière. 11 est donc clair qu’en pareil cas les parties juxtaposées manifestent une cohésion ou une résistance à la séparation. Cette cohésion , cette résistance se nomme force; et l’on dit que les molécules constituantes adhèrent entre elles avec une force plus ou moins grande, selon qu’elles opposent plus ou moins do résistance à la séparation.

La cohésion des particules juxtaposées est un effet

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