‹ Elements de mecanique par le cap.e Kater et le dr. LardnerChapitre 33 sur 167 · CRISTALLISATION · texte numérisé non relu

CRISTALLISATION

que ces atomes sont indeslructibles et inaltérables , puisque les qualités qui dépendent de leurs dimensions et de leurs figures n’ont éprouvé aucun changement , nonobstant les intluences auxquelles ils ont été soumis depuis l’origine des choses ; enfin, que ces atomes sont si petits que toutes les ressources de l’art humain ne peuvent nous mettre à même de les apercevoir j en conséquence , que nous ne pouvons dire autre chose de leurs dimensions , sinon qu’elles tombent au-dessous de telles ou telles limites.

Il importe néanmoins d’observer que les propositions de la mécanique sont indépendantes de toute hypothèse sur les atomes; et que la certitude n’en serait en aucune façon ébranlée , lors mémo qu’on prouverait que la matière est physiquement divisible à l’infini. Les bases de la mécanique scientifique sont des faits observés, et toutes les conséquences qu’on en déduit démonstrativement ont le même degré de certitude que les faits dont elles dérivent *.

• Les phénomènes de la cristallisation peuvent tout aussi bien se concevoir et s’expliquer , si l’on admet que ies forces moléculaires n’agissent pas avec la même intensité dans toutes les directions autour du centre d'où elles émanent , sans qu’il soit besoin de rien spécifier sur la forme des dernières molécules ou des atomes. On peut même dire que cette ex* plication s’accorde mieux avec l’état actuel de nos connaissances en physique, et qu’elle est philosophiquement plus probable , par cela même qu’elle ne résout pas la question de l’existence des atomes ou de l’essence de la matière. Il faut se méfier, en physique, de toute hypothèse qui emporte Iq solution d’une question de m4tapbysiquc. Les lois de:la chimie, dont le système forme ce qu’on appelle maiulenanl ta

22 ÉLÉ5ÏENTS DE MÉCAIWQUE. CHAP. H.

K 10. — Po/'osàe'. — > Le volume d’un corps est l’espace limité par les surfaces qui le terminent. La niasse àt ce corps est la colleclion-'deS' atomes ou des particules matérielles qui le cotistiluenl. Oa dit que deux atomes on particules matérielles sont en cont»st, lorsque leur impénétrAilité naturelle est le seul obstacle à «e qu’Us se rapprocheét davantage. Si les particules qui entrent dans la composition d’iin cotps étaient en contact par tous leurs potnts., la mesure du volume ne différerait pas de celle de la masse. Mais tei n’est pas le cas, et l’on peut prouver qu’il n’y a aucune substance connue dont les partie cules soient en contact absolu r de là' il suit qu’me portion du vedume estoecupée par les patrtieules matérielles, et m» autre par des espaces ou interstices absolument vides ou rmnpl» par une substance d’une espèce diflfôrente de celle du corps que l’dn cousidëre. Ces interstices se nomment Lorsque des corpa sont uniformément constitués dans toute leur étendue , les particules matérielles et les pores sont répartis avec uniformité dans tout le volume que ces < corps, œcopmt; c’mt-èrdire qu’un même volume contient tôtijoers' autant de.

théorie atomistiqne , n'apprement tièn sur 1* dgnre des atomes ou des dernières moiérales ; ei depuis que les ehrmlstes ont été conduits à fractionner leurs atomes pour aceoinmoder les lois générales l'eértabts faits particuliers, Tatorià} chimique ne peut ploi ètrexx>nfonda arec celui quia été pour les philosophes l’objet de spéculations à priori. Déjà; afin de mieux ériter ^te équivoque, des chimistes trè^istingués abandonnent rtudge da terme d’atome.

. U . (^j^o^'oit irradneieûr.)

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