‹ Elements de mecanique par le cap.e Kater et le dr. LardnerChapitre 43 sur 167 · EXEMPLES DE LA, COMPOSITION DES FORCES · texte numérisé non relu

EXEMPLES DE LA, COMPOSITION DES FORCES

ligne CD est la diagonale. La force CD équivaut à deux forces FD, ED, dirigées , Tune parallèlement et Tautre perpendicuiaireniCDl à la voile. Il est évident que la première ne peut produire aucun clTet sur la voile, et qua la seconde doit pousser le vaisseau dans la direction DG.

Décomposons maintenant delà môme manière la force DG en deux autres D H , D I, dirigées , l’une parallèlement et l’autre perpendiculairement à l’axe de la quille. La forme du vaisseau est telle qu’elle offre évidemment une grande résistance à la force latérale DI, tandis qu’elle n’en offre qu’une bien moindre à la force DH. En conséquence le bâtiment prendra une très-grande vitesse dans le sens de la quille , et n’aura qu’un faible mouvement de côté dans la direction Dl. Ce dernier mouvement est ce que les marins nomment la dérive.

On comprend sans peine, après cette explication, comment un vent qui souffle presque de l’avant , peut néanmoins, par l’intermédiaire des voiles, faire avancer le navire. L’angle BDV que la voile fait avec la quille peut être rendu très-aigu , et il en est de môme de l’angle CD B que la direction du vent fait avec la voile. L’angle CD V qui est la somme des deux précédents, et qui désigne celui que la direc- . lion du vent fait avec l’axe de la quille, peut donc lui-même être rendu très-aigu. La J^ig. 14 en offre un exemple, et l’on voit que la force DH, qui fait marcher le navire , est très-petite en comparaison de la force totale du vent , mesurée par la ligne C D.

Nous fivons dans ce cas un e.vemple de deux dé'^ compositions successives.^ par sqite desquelles on

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voit que la force CD équivaut à trois forces FD, DI, DJI. La force FD est absolument inelTicace, elle glisse sur la voile , sans produire aucune action sur le vaisseau. La force DI produit la dérive, et la force DU le mouvement progressif du navire.

84. — Si pourtant le vent était directement contraire, il n’y aurait pas moyen d’orienter les voiles , de manière è donner l’impulsion au vaisseau. En pareil cas on avance par un mouvement de zigzag , en courant, comme on dit, des bordées. Suppo- .sons que le vaisseau doive se mouvoir de A en E ,

{ t'ig. 15), et que le vent souille directement de E en A : le mouvement de A en D sera décomposé en deux autres dirigés de A en a, et de a en B. Suivant le môme système, le vaisseau décrira successivement les lignes Mb, bc, cd, dE. De cette manière les voiles pourront faire avee le vent un angle- SHlüsant pour qu’on obtienne une force impulsive , et assez petit pour que le navire avance dans la direction AE.

L'action du gouvernail , dont nous n’avons pas parlé, dans les explications qui précèdent , présenterait un autre exemple de décomposition de forces ; mais nous n’entrerons pas dans plus de développcraent à ce sujet. ' ‘

. 85. — La chute d’un corps qui tombe du haut • du mât d’un navire en pleine marche offre un exemple de composition de mouvements. Puisque le vaisseau a marché pendant la descente du corps, on pourrait croire que celui-ci doit tomber dans la mer, derrière la poupe , ou tout aü moins sur le tillac , beaucoup, en arrière du mât ] mais au contraire- U

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