OPÉRATIONS SUR LE SYSTÈME NERVEUX
c. Incision, excision^ ligature. — Quant à Tincision, à rexcidon, à la ligature de la tumeur Je ne les citerai ici que pour les blâmer.
d. Opérations de Niemeyer et de Holmes. — Je dirai un môt^ en terminant, des opérations proposées par Niemeyer et par Holmes.
Celle de Niemeyer s'applique aux cas où la hernie encéphalique est entourée de liquide. Elle consiste à réduire la portion solide de la tumeur et à appliquer sur le pédicule une ligature qui, tout en empochant la partie réduite de sortir, laisse la cavité herniaire communiquer avec la cavité crânienne ; ensuite on ponctionne et, petit à petit, on serre la ligature jusqu'à ce que la communication soit supprimée. Cette opération implique la réductibilité de la hernie encéphalique.
Holmes dit que, dans les cas de méningocèle, si l'on voulait enlever la tumeur, on pourrait recourir à l'opération suivante : sur le pédicule on appliquerait un clamp, puis on ponctionnerait et on serrerait le clamp à mesure que le liquide s'évacuerait, de façon à accoler l'iine à l'autre les parois du pédicule. On enlèverait ensuite la tumeur en conservant deux lambeaux cutanés suffisants pour boucher l'ouverture, et on réunirait ces lambeaux par la suture ; on retirerait le clamp au bout de vingt-quatre heures. Cette opération est bien chanceuse.
Si l'on avait afiTaire à une méningocèle ayant cessé de communiquer avec la cavité crânienne, elle serait Justiciable des moyens employés pour la cure des kystes séreux. Dans le cas où elle serait pédiculée, on pourrait la détruire par la ligature.
§ 2. Moelle éplalèrc. — A. Spina-bifida ou hydrorachis. — Une série de moyens ont été employés pour obtenir la cure des spinabifida ou bydrorachis.
a. Ponction. ^ Elle peut être pratiquée seule ou aidée par la compression. Klle est du reste loin d'avoir une efficacité certaine. Astley Cooper la faisait avec une aiguille. On peut se servir d'un aspirateur.
b. Galvano-puncture. -^ Proposée par Ne werman, elle n'a pas, que ]e sache, été appliquée.
c. Selon. — C'est un moyen très-dangereux.
d. Ponction et injection iodée. — Deux procédés se présentent ici : le procédé ordinaire ou de Velpeau, qui consiste à évacuer la tu-
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meur et à pousser ensuite l'injection, l'autre préconisé par Brainard, de Chicago. Ce dernier, après avoir laissé écouler par la canule du Irocart une petite quantité de liquide, injecte une quantité égale d'une solution iodée faible qu'il laisse dans la tumeur. Cette opéra* tioD doit être répétée un certain nombre de fois, et le titre de la solution est élevé en raison du nombre des ponctions déjà pratiquées.
Malgré les succès procurés par l'injection iodée, 'elle n'en est pas moins entourée de dangers très-sérieux, surtout lorsque la tumeur communique librement avec la cavité rachidienne ou qu'elle renferme du tissu nerveux. Elle ne doit donc être mise en usage que dans les cas où la communication entre la cavité rachidienne et celle du kyste se fait par un orifice étroit, et où ce dernier ne parait pas contenir de cordon nerveux.
11 est bon, si l'on recourt au procédé de Velpeau, d'exercer, au moment de l'injection et un certain temps après, une compression au niveau du pédicule, afin d'empêcher le liquide injecté de pénétrer dans la cavité racbidienne.
e. Ligature. — Elle se fait tout simplement quand la tumeur est pédiculée et que l'on peut sans inconvénient faire refluer une partie du liquide dans le rachis. Pour supprimer la douleur produite par la ligature, Beaunier a d'abord attaqué les téguments avec la pâte de Vienne.
Si les conditions favorables à la ligature et que je viens de signaler n'existent pas, on peut recourir au procédé de Beynard, qui comprime la base de la tumeur entre deux tuyaux de plume traversés par un cordonnet qui permet de les serrer, ou bien l'étrangler entre deux baguettes de bois percées aux extrémités de trous destinés à recevoir un lien, comme l'a fait Latil de Thimécourt.
f. Aceolement et excisicm. — Par cette méthode, P. Dubois cherchait, non pas à mortifier la tumeur, mais à déterminer des adhérences entre les parois opposées de la membrane interne, se proposant ensuite d'exciser la portion de la poche située en arrière de l'oblitération. Il se servit pour cela de deux lamelles de fer convexes terminées de chaque côté par un renflement supporté par un col.