PROCÉDÉ DE LAFOREST
et Jusque dans les fosses nasales. L'extrémité inférieure du stylet était saisie avec tel ou tel instrument (on en a inventé plusieurs pour cet usage), on le retirait et on laissait en place le fil dont un des chefe sortait p^r le nez, l'autre par le point lacrymal. Ce fil servait à introduire de bas en haut dans le canal nasal des mèches dilatatrices.
b. Par le canal nasal, — Ce procédé a été mis en usage par Laforest et Allouel.
Laforest commençait par introduire un cathéter plein, courbé en arc, et dont le pavillon était muni d'un anneau latéral. Le malade étant assis, la tête un peu renversée et maintenue par un aide, le chirurgien cherchait à introduire la sonde en engageant la pointe sous le cornet inférieur, la concavité regardant en haut et le pavillon porté en bas. La sonde ayant pénétré dans le sac et faisant alors saillie par son bec au niveau de Tangle interne de Tœil était fixée à Taide de rubans passés dans l'anneau dont elle était pourvue. Au bout de quelques jours, la sonde pleine était remplacée par une sonde creuse, qui permettait défaire des injections, et qui était aussi laissée en place.
Gensoul a fait subir à la sonde une modification importante en courbant davantage l'extrémité nasale, la raccourcissant, el lui donnant en outre une courbure latérale dont la convexité regarde en dehors quand l'instrument est en place. 11 faut, par conséquent, une sonde spéciale pour chaque côté.
On introduit l'instrument de la façon suivante, en se servant de la main gauche pour le côté droit et vice versa, et le tenant comme une plume à écrire : la convexité de la courbure est dirigée en haut, la concavité en bas, le bec appuyé sur le plancher des fosses nasales. Lorsque la sonde a pénétré à trois ou quatre centimètres de profondeur, on lui imprime un mouvement de rotation sur son axe, de façon que le bec se dirige de bas en haut. Il est alors dans le méat inférieur.
On fait ensuite exécuter à l'instrument des mouvements de va-etvient en avant et en arrière, jusqu'à ce que le bec soit engagé dans le canal nasal, ce qu'on reconnaît à ce qu'il est fixé. 11 ne reste plu» qu'à abaisser le pavillon, en le rapprochant de la ligne mé^ diane.
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On peut laisBer la sonde en place et t'en servir pour faire des injections et même des cautérisa lions.
Verpillat, Pirondi ont fait fabriquer des sondes de gomme éUitique moins irritantes que celles en métal, ^
C. Dilatation par une ouverture arliUdeUe. — a. Ouuerture du soc lacrymal (flg. 172). — C'est J.-L. Petit qui est l'inTentcur de cette méthode qui, pendant longtemps, a été une des plus employées. J.-L. Petit coupait coucha par couche la paroi antâro-exteme du sac.
Aujourd'hui on procède de la façon suivante : le malade est assis, la tâle maintenue par un aide qui attire les paupières en dehors eu appliquant son indicateur sur la commissure externe. Le chirurgien (je suppose qu'il opère sur l'ail gauche] place son index gauche sur le bord inférieur de la paupière pour la tendre et marquer avec son ongle la partie antérieure de l'orifice supérieur du canal nasal. Cela fait, il enfonce le bistouri, un petit bistouri droit, dans le sac lacrymal à deux ou trois mi lU ma très au-dessous du tendon de l'orbîculaire , la pointe en bas, le dos de la lame regardant le nei, el l'axe de l'instrument Wsant avec le sourcil un angle de quarante-cinq degrés environ à sinusâxterue. Lorsque
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sac,ropérateur redresseverticalemenl le bistouri et l'enfonce dans le canal nasal, sans loulefoit le faire pénétrer très-avant.
Quand on op^re sur l'œil dioil, il faut tenir le bistouri de la main gauche, ou bien, li l'on n'eat pas ambidextre, se placer derrière le malade.
J.-L. Petit lorsqu'il avait ouvert le sac et pénétré dans le canal natal avec ton bistouri dont la tame présentait une rainure, faisait glisser sur celle rainure une bougie qu'il laissait à demeure, et qu'il renouvelait tout les Jours ou tous les deux Jours pendant un mAis.