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MÉTHODE INDIENNE

teair saillante la portion moyenne du lambeau destinée ù figurer l'arête du nez.

Afin de donner plus de saillie au lobule du nez, on peut ajouter à la porflon moyenne du lambeau frontal un lambeau pris sur la la lèvre supérieure.

Lorsque le nez normal a été détruit en totalité, celui par lequel on chercbe à le remplacer manque de soutien antéro-postérieur et tend fatalement à s'affaisser, quelque soin que l'on prenne de le soutenir.

'Ollier, qui déclare du reste que l'ostéoplastie est impuissante à restaurer un nez complètement détruit, a apporté un élément nouveau à la rhinoplastie en prenant un lambeau doublé de périoste.

Avant de recourir au périoste, on avait déjà employé divers procédés pour obvier à TafTaissement du nez nouveau dû h l'absence de charpente osseuse.

J'ai déjà signalé les épingles auxquelles recourait Philips.

Langenbeck sciait de petites languettes osseuses sur tout le pourtour osseux du nez^ en les laissant adhérentes aux parties molles par leur surface et à l'apophyse montante du maxillaire par leur bord inférieur. Par des tractions, il les séparait de ce dernier et les relevait sur l'ouverture nasale, de façon à leur faire remplir l'office des poutres d'un toit; mais ces languettes osseuses se mortifiaient d'ordinaire, et le nez perdait tout son appui.

Je trouve dans Heineke (Compendium dkipérations chirurgicales et d'appareils, Erlangen, 1872) le procédé suivant applicable aux cas où il existe encore une cloison s'étendant jusqu'aux limites de Touveiiure osseuse : sur cette cloison on taille un petit lambeau à pédicule supérieur et on le porte en avant. Le lambeau relevé délicatement pour ne ' pas fracturer la lame perpendiculaire de l'ethmoïde, on cherche à le maintenir dans sa nouvelle position avec des emplâtres agglutinatifs et au besoin avec un morceau de gutta-percha. Au bout de quatre ou cinq semaines, lors que ce lambeau est fixé dans sa nouvelle position, on peut appliquer dessus le lambeau frontal.

Tous ces procédés ne doivent inspirer qu'une très-mince confiance.

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haut; il en résulta une bande de peau isolée, trois fois aussi large à sa base qu'à son sommet et unie à la lèvre supérieure par un filet de peau mince et court. En haut elle adhérait aui légumenls par un pont étroit.

L'opérateur, aux deux extrémités du nez, coupa les parties molles Jusqu'à l'os. Ensuite, au moyen de deux incisions semi-lunaires, continuation des incisions latérales, il dégagea les ailes du nex de leurs adhérences extérieures. Il put alors retirer de la proHondeur dans laquelle elles avaient été cachées pendant si longtemps, les baDdeletles de peau rétrécies en haut et plus larges en bas qui résultèrent de ces diverses incisions.

Le nez, qui était en quelque façon replié sur lui-même, réapparut en saillie. DiefTenbach excisa enfin les bords intériears du dos du nez et le bord extérieur des parois latérales et des ailes de cet organe. Après avoir attendu quelques instants avant de réunir les lambeaux, il mit d'abord en contact les parois latérales qui devaient former le dos du nez, au moyen de six aiguilles entortillées dont les fils furent coupés immédiatement. Il réunit ensuite les ailes et les bords latéraux du nez à la peau des Joues et à la lèvre supérieure à l'aide de huit points de suture. Il avait préalablement séparé de l'os les bords limitrophes de la Joue dans l'étendue de quelques lignes.

La bande de peau qui restait de la cloison paraissant trop courte, DiefTenbach l'allongea a l'aide de deux petites incisions latérales faites dans la lèvre supérieure. 11 introduisit ensuite dans chaque narine un tuyau de plume mince, enveloppé de charpie huilée, et termina en faisant p>:sser des téguments de la joue au milieu du nez une grande aiguille garnie à ses extrémités d'un morceau de cuir, et dont il roula la pointe en forme de spirale. Le nouveau nez fut ainsi rendu plus saillant.

On combattit par des applications de compresses imbibées de vin tiède étendu d'eau la pâleur et le refroidissement que présenta le nez immédiatement après l'opération ; plus tard on leur substitua des compresses d'eau blanche. Le succès fut, dit-on, excellent; il j eut seulement une mortification de la peau qui formait la cloison, et DiefTenbach fit plus tard la sous-cloison avec une bandelelli de peau prise sur la lèvre supérieure.

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