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RESTAURATION DE LA PORTION CARTILAGINEUSE

nasales ou plutôt sur une crête formée par la partie de la cloison que le lupus n'avait pas complètement rongée.

Le lambeau muni de son support fut alors abaissé; les deux os propres du nés furent placés bout à bout et maintenus dans cette position par un point de suture métallique. L'angle supérieur du lambeau frontal fut fixé au niveau de la racine du nez. La plaie frontale, dont les bords avaient été préalablement mobilisés par quelques coups de bistouri, fut réunie par la suture entortillée. Les bords du nez furent fixés aux bords correspondants des joues par des points de suture en fil de fer capillaire très-rapprochés.

Des tubes furent introduits dans le nez pour en maintenir la forme. Ollier rapporte que l'intervalle laissé par le déplacement * de l'os nasal gauche a été comblé par du tissu osseux, et il considère le résultat comme satisfaisant.

Lorsqu'une portion cartilagineuse latérale du nez fait défaut, la méthode française, la rhinoplastie latérale de Bouïsson est encore applicable. Elle expose cependant un peu à ce que le lambeau tire le lobule du nez vers la Joue sur laquelle il a été pris.

On peut très-bien aussi recourir à la méthode par décollement et circonscrire par une incision en V à sommet supérieur la portion de peau située au-dessus de la perle de substance, en arrêtant, bien entendu, les branches du V un peu au-dessus de cette perte de substance. La portion de peau ainsi circonscrite, décollée avec un ténotome, est ensuite abaissée et vient combler le vide. Denonvilliers et Alquié ont employé ce mode d'autoplastie.

Hutter mit en usage un procédé un plus complexe, que Velpeau range dans ce qu'il appelle la rhinoplastie par décollement composé. Ayant à restaurer une aile du nez complètement détruite, cet opérateur aviva les bords de la perte de substance en lui donnant la forme d'un V ouvert en bas ; de l'extrémité inférieure de la branche externe du V il fil partir une incision horizontale dirigée vers la Joue. Il décolla le lambeau ainsi obtenu et le ramena en dedans, de façon à le fixer par la suture à la branche interne du V.

Pour combler une perte de substance d'une des ailes du nez, Langenbeck a eu recours & un lambeau à pédicule supérieur pris de l'autre côté du nez, sur le point symétrique à celui qui a été détruit, et séparé de la perte de substance par une porlion de peau saine.

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Michon a Tait servir la muqueuse de la cloison à la restauratio» de Taile du nez et du lobule manquant d'un côté.

Il tailla sur cette muqueuse un lambeau triangulaire à base antérieure parallèle aux os du nez, et, laissant ce lambeau adhérent par sa base, le mit en rapport avec la perte de substance dont*i) avait préalablement avivé les bords. En appliquant ce procédé des deux côtés, Micbon put réparer un nez dont les deux ailes manquaient à la fois.

Sédillot et Labat ont eu recours à la méthode indienne; ils ont pris un lambeau sur la joue et l'ont porté en dedans, en tordant le pédicule.

Blandin et Bonnet ont employé d'une autre façon la môme méthode. C'est avec un lambeau comprenant toute l'épaisseur de la lèvre inférieure qu'ils ont comblé le vide.

Bonnet tailla son lambeau à l'aide de deux incisions dont l'interne un peu oblique en bas et en dedans commençait au niveau de l'extrémité interne de la perte de substance, et dont l'externe était plus rapprochée de la verticale. Le bord muqueux de la lèvre fut excisé, et, par un mouvement de torsion qui ne dépassa pas quarante-cinq degrés, le lambeau put être mis à la place de l'aile du nez.

Blandin et Bonnet réunirent par la suture entortillée la plaie de la lèvre. Bonnet fait observer que le lambeau ainsi obtenu est épais, doublé en dedans par une muqueuse, et que la plaie de la lèvre ne laisse qu'une cicatrice insignifiante. Ces considérations sont vraies pour le cas qu'il rapporte, mais il est évident que, si la perte de substance était considérable, on ne pourrait prendre sur la lèvre un lambeau suffisant pour la combler, sans entraîner une diffbr* mité choquante. En outre, chez l'homme, les poils de la moustache sont un inconvénient.

DiefTenbach a mis en pratique un procédé qui consiste à remé* dier aux pertes de substance d'une des ailes du nez en raccourcissant l'autre côté de cet organe, de façon à les mettre tous deux de niveau. Il divisa sur la ligne médiane le dos du nez Jusqu'au bord inférieur de la portion osseuse;pui8, faisant partir de cette section médiane et du côté sain une incision en V à pointe dirigée vers la Joue, il excisa la portion cunéiforme ainsi délimitée du côté sain et réunit les bords.

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