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METHODE NASALE

rieur, je veux déslguer ici l'opération par laquelle on enlève la portion de cet os située au-dessous du plancher de l'orbite.

On trouvera à l'article résection du maxillaire supérieur (pages 292 et suivantes), les procédés employés pour la résection soit totale, soit partielle du maxillaire supérieur. Sjme d'Edimbourg, et non Flau* bert de Rouen, a été le premier à pratiquer l'ablation du maxillaire pour enlever un polype naso-pharyngien.

Alphonse Guérin a eu recours à la résection de la portion sousorbitaire du maxillaire supérieur. Nélaton, Richet et OUier ont employé un procédé analogue, et ont, de plus, laissé en place la portion du bord alvéolaire qui supporte les deux incisives; Bauchet a, en outre, conservé la canine. OUier a pratiqué la résection sous-périosiée du maxillaire.

La résection totale du maxillaire supérieur est une opération qui réclame une assez grande habileté opératoire. Elle laisse des cicatrices difformes ; l'œil a de la tendance à s'abaisser du côté où Tos a été enlevé, et les dents et la portion attenante de la voûte palatine font défaut. En revanche, on a une large voie pour arriver sur la tumeur, et cette méthode restera le moyen d'élection pour l'ablation des polypes très-volumineux.

La résection partielle est une opération de moindre gravité. Laissant intact le plancher de l'orbite, elle n'expose pas à cette tendance de l'œil à descendre que je signalais tout à l'heure ; la difformité est moindre, mais la voie est plus étroite. Enfin, pour éviter les inconvénients produits par l'ablation de la totalité ou d'une partie du maxillaire, certains chirurgiens ont eu recours à ce qu'on a appelé assez malencontreusement les procédés ostéoplastiques, opérations qui sont tout simplement des résections dans lesquelles on ne détache pas complètement l'os et on le remet en place, après avoir enlevé le polype. C'est ainsi que Jules Roux a fait la résection totale temporaire et que Huguier, Langenbeck et Bœckelont fait la résection partielle temporaire.

J'ai indiqué ces procédés à l'article Résections. Très-avantageux au point de vue plastique, ils ont l'inconvénient de ne pas donner une voie bien large, sauf celui de Bœckel.

Méthode nasale. — Elle compte deux ordres de procédés, les uns

ne POLYPES NASO-PHARYNGIENS.

dans lesquels on cherche ionnédiateoient après la destruction de la tumeur à fermer la voie que Ton a ouverte pour l'attaquer, les autres dans lesquels on laisse cette voie béante. Les premiers procédés font partie de la méthode nasale extemporanée, les autres de la méthode nasale à cure lente.

Méthode ncLsale extemporanée. — Dupuylren, dans le cas où le polype proéminait dans la narine, incisait l'aile du nez près de la ligne médiane.

DiefTenbach incisait la peau du nez Jusqu'aux os, sur la ligne médiane, de façon à séparer l'aile de la cloison. On pourrait, au besoin, comme le fait remarquer Roser, écarter et soulever un des os propres du nez, avec l'os unguis et l'apophyse montante du maxillaire supérieur du môme côté.

Procédé de Chassaignac (âg. 245). — Chassaignac a eu recours au procédé suivant dans le cas d'un polype très- volumineux envoyant des prolongements multipies dans les cavités de la face : il fit une incision transversale allant d'un orbite à l'autre; de l'extrémité droite de cette incision, il en fil partir une descendanfe et un peu oblique qui passa ensuite transversalement sous les narines^ de façon à embrasser tout le nez dans un lambeau quadrilatère. Ce lambeau fut renversé sur la joue, et le chirurgien n'eut pas à sectionner les os qui avaient été détruits par la tumeur.

Procédé d'Eugène Desprez. — Incision suivant les sillons nasolabial et naso-génien, comprenant toute l'épaisseur des parties molles et dirigée ensuite sur le bord antérieur du maxillaire supérieur, depuis le sillon indiqué Jusqu'à l'os propre du nez correspondant. Un aide relève la partie latérale du nez ainsi détachée. Section de la sous-cloison à son union avec la lèvre supérieure, section continuée de manière à détacher de l'épine nasale antérieure et de la crèlc qui lui fait suite dans l'étendue

Fig. 214. — Méthode natale. Procédé de Chassaignac.

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