ARTÈRE RADIALE
fil doit être serré perpendiculairement à l'axe de Tarière et de façon que les deux tuniques artérielles internes soient rompues, Texterne demeurant intacte. L'habitude peut seule guider à cet égard.
Ijorsqu^une artOre sur laquelle on a appliqué une ligature est complètement sectionnée par le fil, ce qui arrive au bout d'un temps variable de huit à trente jours, suivant diverses circonstances et entre autres la grosseur de l'artère, en général le fil tombe entraîné par la suppuration. Il peut cependant se faire qu'après avoir coupé le vaisseau, il demeure en place, et se ti'ouve, au bout de quelque temps, compris dans du tissu cicatriciel qui, non-seulement s'oppose à sa chute spontanée, mais encore rend son extraction difficile.
Ponr obvier à cet inconvénient, le chirurgien doit, lorsqu'il suppose que robliiération et la section de l'artère sont complètes, exercer sur le fil de légères traction? et chercher à l'enlever.
I* LiGATt'RE DES ARTftRESDU MEVBBB SUPÉRIEUR. — Ccs artères sout Sujettes i d'assez nombreuses anomalies, et le chirurgien ne doit pas oublier cette circonstance lorsqu'il est appelé à en faire la ligature.
A. Artère radiale (flg.28, i, 1). — On peut lier la radiale depuis un point éloigné de deux traverji de doigt de son origine jusqu'à celui où elle pénètre dans le premier espace interosseux ; on pourrait même, comme le dit Velpeau, lier la naissance de l'arcade palmaire profonde sur le dos de la main, mais, en réalité, on ne lie guère la radiale qu'à l'avant-bras, jusqu'à deux traveis de doigt audessus de la naissance de la radio-palmaire.
Le trajet réel de la radiale à Tavant-bras est représenté par une ligne brisée assez fortement oblique en bas et en dehors dans son tiers ou son quart supérieur, à peu près verticale dans le reste de son étendue. En somme, comme on ne la lie pas tout à fait à sa partie supérieure, on peut représenter de la façon suivante la ligne fictive sur laquelle doit être faite l'incision qui permet de la découvrir : cette ligne part du pli du coude à la réunion des deux cinquièmes externes avec les trois cinquièmes Internes, et vient aboutir entre Tapophyse stvloïde du radius et le tendon du grand palmaire. Au poignet, l'artère croise obliquement le côté externe du carpe en se dirigeant de haut en bas et d'avant en arrière.
A l'avant-bras, successivement appliquée sur le court supinaleur,
te rond pronaleur, lo Hécbiueur sublime, le loDg fléchisseur propre
du pouce et le carré proiiateur, la radiale répond en dedans au rond pronaleur, puisau grand palmaire.
En dehors, elle esl longée par le long supinaleur qui constitue son muscle eatellite,la recouvre dans le liera supérieur, et la longe dans le resle de ton étendue.
Deux veines, rarement une seule, l'accompsgoenl ; dans le cas où il n'y en a qu'une, elle esl en dedans. Le nerf est en dctiors. (Je rappellerai ici le
I î moyen mnémotechnique IVAN : 1 cOté
interne représenté par l'axe du membre, V veine, A artère, N nerf.)
Pour découvrir la ladiate, on &it suivant la ligne précédemment indiquée une incision de sepl centimètres, si on la lie dans la moitié supérieure, de cinq, si c'est dans la moitié inrérieure. Dans le premier cas, il faut avoir soin d'éviter la veine médiane.
On met k nu le bord interne du long supinaleur en sectionnant la peau et l'aponévrose ; l' artère est alors encore recouverte par le Teuillet postérieur de la gaine de ce muscle. On incise ce feuillet ou plutôt on le déchire avec la sonde cannelée et on trouve l'artère; si ' ' ^rteubiit". '" ' " elle n'apparaissait pas tout d'abord, on chercherait lo nerf qui servirait de