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LUETTE

11 survient quelquefois pendant l'opération une bémorrhagie assez abondante pour gêner l'opérateur; il faut alors suspendre la manœuvre, engager le malade à se laver la boucbe avec de Teau ^ froide et mieux de Teau glacée, et, en dernier ressort, exercer la compression avec le doigt sur le point d'où le sang parait venir.

Dans l'uranoplastie faite pour une fissure congéniale du palais, on a affaire à des os peu développés et à un périoste qui se ressent de Tétat d'atropbie des os auxquels il adbère ; malgré ces conditions défavorables, on est en droit d'espérer que les lambeaux périostiques deviendront, sinon le siège d'une véritable ossification, tout au moins le substratum de la formation d'une substance dure qui remplacera la substance osseuse absente.

Procédé de Lannelongue, — Ce chirurgien a imaginé, pour obturer les fissures congéniales de la voûte palatine, d'emprunter un lambeau à la membrane fibro-muqueuse qui tapisse la cloison des fosses nasales. Ce lambeau quadrilatère est circonscrit par une incision supérieure parallèle au bord inférieur de la cloison et deux incisions verticales. Tune en avant, l'autre en arrière.

On le détache avec une rugine Jusqu'au voisinage du bord inférieur de la cloison ; on le rabat et on vient mettre son bord supérieur en rapport avec la lèvre opposée de la fissure préalablement avivée. Les parties amenées au contact sont maintenues par quelques points de suture métallique. Ce procédé a, paraît-il, donné à son auteur de bons résultats.

Pour qu'il soit applicable, il faut nécessairement que le vomer adhère à un des côtés de la division, ce qui est du reste le cas le plus fréquent. 11 n'a encore, que je sache, été employé que par Sun auteur, et, bien qu'il puisse rendre d'utiles services dans quelques circonstances, lorsque, par exemple, l'autoplastie en pont n'a donné qu'un résultat incomplet, il ne me paraît pas appelé à détrôner ce dernier procédé, dans lequel les lambeaux sont évidemment dans des conditions de vitalité meilleure.

§ 3. livette.— Dans les cas d'engorgement chronique de la luette a^ant résisté aux médications généralement employées contre cet état, on a recours à l'excision, et, pour ce faire, le malade ouvrant bien la bouche et la langue étant abaissée, on saisit la luette avec une pince à griffes et, avec des ciseaux courbes, on en retranche la

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