CHUTE
Pour les flstules borgnes internes, si le cul-de-sac arrive près des téguments, on complétera la fistule en perçant la peau au niveau de ce cul-de-sac, et l'on aura alois une fistule complète que Ton traitera comme telle. Quand au contraire le fond de ce trajet est à une assez grande distance au-dessus de l'anus, on incisera le trajet de façon à le faire se confondre avec k cavité rectale.
§ 5. Cbnte do recta m. -^ C'est uniquement de la procidence de la muqueuse rectale et nullement de l'invagination du rectum que Je vais m'occuper ici.
La première chose à faire, c'est de réduire la tumeur en la recouvrant d'un linge fin enduit de cérat et exerçant des pressions de façon à faire rentrer la première la partie centrale. Au besoin, on recourrait ik la compression avec quelques doloires de bande pour faciliter la réduction.
La réduction obtenue, on peut la maintenir dans l'intervalle des selles à l'aide d'appareils portant une petite pelote ou un corps convexe quelconque destiné à presser sur l'anus. Voilà pour le traitement palliatif. Quant au traitement radical, il comprend d'abord une série de moyens tels que les suppositoires astringents, les vésicatoires saupoudrés de strychnine, l'application de l'électricité, moyens qui ne rentrent pas dans la médecine opératoire, et puis les procédés chirurgicaux, ligature, incisions, excision plus ou moins étendue de la tumeur, excision des plis rayonnes de l'anus, excision d'une portion du sphincter anal suivie de la suture, écrasement linéaire et enfin cautérisation.
La ligature d'une portion ou de la totalité de la tumeur divisée en deux ou en quatre parties par les fils constricteurs est abandonnée aujourd'hui, en raison des douleurs et de l'infiammation auxquelles elle donne lieu.
On a eu recours à de profondes incisions longitudinales pratiquées sur la tumeur dans le but de faire développer des adhérences entre les deux tuniques internes de l'intestin et la musculeuse. Les hémorrhagies auquelles expose ce procédé l'ont fait laisser de
côté.
L'excision partielle ou totale de la tumeur peut être faite à l'aide des pinces et des ciseaux courbes ; on peut aussi, pour l'exciser, la saisir tout simplement avec les doigts de la main gauche.
Écrasement Itnéaire. — Préconisé par Chassaignac, récrasement est adopté comme méthode exclusive par Yeroeuil.
Pour introduire la chaîne, on emploie un trocart que Ton passe dans le trajet fîstuleux et dans lequel on engage un fil solide qui sert lui-môme à conduire la chaîne de l'écraseur, dont un des chefs 9prt par l'anus et l'autre par Torifice externe de la fistule.
Maisonneuve emploie la ligature extemporanée ; il se sert pour cela de son serre-nœud et d'un fil de fer qu'il passe dans la fistule sur la cannelure d'une sonde.
L'incision, l'écrasement linéaire, la ligature extemporanée sont les trois méthodes auxquelles on doit recourir. Je n'ai pas à exposer ici les avantages atlribués aux deux derniers procédés de diérèse ; je les ai signalés une fois pour toutes dans une autre partie de cet ouvrage.
L'excision doit être réservée pour les cas où il y a des décollements, des callosités. Elle expose à tous les inconvénients des pertes de substances un peu étendues.
Du reste, chaque fois que l'on divise le sphincter externe dans une étendue considérable, l'opéré est sujet à avoir pendant ud certain temps un peu d'incontinence des matières fécales, quand elles sont liquides, et surtout des gaz.
Si l'orifice rectal de la fistule remonte très-haut, quel que soit le procédé mis en usage pour la partie inférieure, on recourra pour la supérieure à l'application de l'entérotome.
Après l'opération, on emploie généralement une mèche que Ton place dans la plaie afin d'empêcher ses deux lèvres de se recoller du côté de l'intestin, et on continue ce pansement pendant plusieurs jours. C'est là une précaution Inutile, môme quand on emploie purement et simplement l'incision, ainsi que Va établi Alquié (de Montpellier). On peut, pour faire un peu de compression et empocher toute tendance à l'hémorrhagie, appliquer une mèche le jour de l'opération; mais il faut l'enlever le lendemain et se contenter de toucher avec le nitrate d'argent une des lèvres ~" la plaie. On renouvelle de temps en temps celte cautérisation. Tes l'application de l'écrasement linéaire ou de la ligature iporanée, on peut se dispenser complètement de mettre nèche.
GHOTE. 669
Pour les fistules borgnes internes, si le cul-de-sac arrive près des téguments, on complétera la fistule en perçant la peau au niveau de ce cul-de-sac, et Ton aura alors une fistule complète que Ton traitera comme telle. Quand au contraire le fond de ce trajet est & une assez grande distance au-dessus de Tanus, on incisera le trajet de façon à le faire se confondre avec la cavité rectale.
§ 5. Chute do reetam. ~- C'est uniquement de la procidence de la muqueuse rectale et nullement de l'invagination du rectum que Je vais m'occuper ici.
La première chose à faire, c'est de réduire la tumeur en la recouvrant d'un linge fin enduit de cérat et exerçant des pressions de façon à faire rentrer la première la partie centrale. Au besoin, on recourrait à la compression avec quelques doloires de bande pour faciliter la réduction.
La réduction obtenue, on peut la maintenir dans l'intervalle des selles à l'aide d'appareils portant une petite pelote ou un corps convexe quelconque destiné à presser sur l'anus. Voilà pour le traitement palliatif. Quant au traitement radical, il comprend d'abord une série de moyens tels que les suppositoires astringents, les vésicatoires saupoudrés de strychnine, l'application de l'électricité, moyens qui ne rentrent pas dans la médecine opératoire^ et puis les procédés chirurgicaux, ligature, incisions, excision plus ou moins étendue de la tumeur, excision des plis rayonnes de l'anus, excision d'une portion du sphincter anal suivie de la suture, écrasement linéaire et enfin cautérisation.
La ligature d'une portion ou de la totalité de la tumeur divisée en deux ou en quatre parties par les fils constricteurs est abandonnée aujourd'hui, en raison des douleurs et de l'infiammation auxquelles elle donne lieu.
On a eu recours à de profondes incisions longitudinales pratiquées sur la tumeur dans le but de faire développer des adhérences entre les deux tuniques internes de l'intestin et la musculeuse. Les hémorrhagies auquelles expose ce procédé l'ont fait laisser de
côté.
L'excision partielle ou totale de la tumeur peut être faite à l'aide des pinces et des ciseaux courbes ; on peut aussi, pour l'exciser, la saisir tout simplement avec les doigts de la main gauche.
Écrasement /tneait'e. — Préconisé par Ghassaignac, Técrasemeat est adopté comme méthode exclusive par Verneuil.
Pour introduire la chaîne, on emploie un trocart que l'on passe dans le trajet fistuleux et dans le<][uel on engage un fil solide qui sert lui-môme à conduire la chaîne de Fécraseur, dont un des chefs 9prt par Tanus et l'autre par Torifice externe de la fistule.
Maisonneuve emploie la ligature extemporanée ; il se sert pour cela de son serre-nœud et d'un fil de fer qu'il passe dans la fistule sur la cannelure d'une sonde.
L'incision, l'écrasement linéaire, la ligature extemporanée sont les trois méthodes auxquelles on doit recourir. Je n'ai pas à exposer ici les avantages attribués aux deux derniers procédés de diérèse ; je les ai signalés une fois pour toutes dans une autre partie de cet ouvrage.
L'excision doit être réservée pour les cas où il y a des décollements, des callosités. Elle expose à tous les inconvénients des pertes de substances un peu étendues.
Du reste, chaque fois que l'on divise le sphincter externe dans une étendue considérable, l'opéré est sujet à avoir pendant un certain temps un peu d'incontinence des matières fécales, quand elles sont liquides, et surtout des gaz.
Si l'orifice rectal de la fistule remonte très-haut, quel que soit le procédé mis en usage pour la partie inférieure, on recourra pour la supérieure à l'application de l'entérotome.
Après l'opération, on emploie généralement une mèche que l'on place dans la plaie afin d'empôcher ses deux lèvres de se recoller du côté de l'intestin, et on continue ce pansement pendant plusieurs jours. C'est là une précaution Inutile, môme quand on emploie purement et simplement l'incision, ainsi que l'a établi Alquié (de Montpellier). On peut, pour faire un peu de compression et empocher toute tendance à l'hémorrhagie, appliquer une mèche le jour de l'opération ; mais il faut l'enlever le lendemain et se contenter de toucher avec le nitrate d'argent une des lèvres de la plaie. On renouvelle de temps en temps cette cautérisation.
Après l'application de l'écrasement linéaire ou de la ligature extemporanée, on peut se dispenser complètement de mettre une mèche.