TAXIS
série de moyens dont les ud> constituent un véritable taxis, tandis que d'autres rentrent dans la cluse des opérations.
Taxis. — Le procédé ordinaire consiste à embrasser le prépuce eDtre les médius et les index de chaqae main et à chercher à le ramener en avant, tandis qn'avec lei deux pouces on presse sur le gland d'avant en arrière.
Desruelles commençait par pétrir entre lei doigts le bourrelet
Fig. iii. — Firaphimotii. Tiiii, procéda de Oatnicllei.
formé par le prépuce inSlIré cl par passer l'extrémité de l'indicateur entre le prépuce et le gland. Avec la main gauche il empoignait ensuite à pleine main la verge enveloppée d'une compresse fine, de façon que le pouce et l'Index rorment un anneau derrière le prépuce, et avec les doigU de sa main draite il repoussait le gland.
Alp. Guérin, au lieu d'appliquer la main gauche immédiatement derrière le prépuce, saisit toute la verge jusqu'auprès de sa racine et lache de ramener sur le gland la peau qui est placée derrière le prépuce.
On a conseillé de pratiquer avec une lancelle quelques mouche-
tures sur le prépuce infiltré, afin de favoriser la réduction, mais ces mouchetures sont plutôt nuisibles qu'utiles.
Compression. — Dans le cas où on n'a pu réussir par le taxis et où il n'y a rien de pressant, Boyer recomnaandait l'usage d'un bandage comt>ressîf appliqué sur le gland, le prépuce et la yerge arec une bande étroite. Chaque application de la bande devait être précédée de la malaxation des parties. On a, paralt-il, employé avec succès la compression avec une bande de caoutchouc laissée dix ou quinze minutes en place.
Débridement. — Il consiste à inciser sur trois ou quatre points le limbe du prépuce avec un bistouri passé à plat au-dessous de lui et redressé ensuite.
Procédé de Malgaigne, — Attribuant les difficultés de la réductioa aux adhérences développées entre le bourrelet préputîal et les corps caverneux, Malgaigne a cherché à détruire ces adhérences avec un ténotome aigu passé & plat sous ce bourrelet et rasant les corps caverneux jusqu'à ce que sa pointe pût être sentie sous la peau au delà de l'étranglement. Il décollait des deux côtés jusqu'à ce que la réduction pût s'effectuer.
En somme, avec de la persévérance on peut en général réduire le phimosis par le procédé ordinaire et surtout par celui de Dearuelles ; si on ne pouvait y arriver ainsi, ou bien s'il y avait une laflammation très-vive ou des menaces de gangrène, on pratiquerait le débridement. La destruction des adhérences exécutée par Malgaigne est une opération fort délicate et dont on peut se passer.
Amputation de la vergb (fig. 357). — Dans les cas où la lésion qui
nécessite l'amputation de la verge (et c'est presque toujours une tumeur épi théliale ou cancéreuse) est limitée aux téguments et aux parties superficielles des corps caverneux, Lisfranc recommandait de borner l'extirpation aux parties malades. Pour les lésions qui s'arrêtent à la peau, je trouve le précepte de Lishranc acceptable; oiais quand le mal a envahi les parties superficielles des corps caver* neux, l'amputation de la verge me paraît indiquée . Cette ampu- :ation peut se faire sur les différents points de la longueur du pénis, depuis le gland jusqu'à son insertion sur le pubis.
Toutes les méthodes de diérèse ont été mises en usage pour l'amputation de la verge, et on a employé tour à tour la ligalure