‹ Elements de medecine operatoireChapitre 27 sur 236 · SAIGNÉE DU PIED · texte numérisé non relu

SAIGNÉE DU PIED

La saignée de la médiane basilique, qu'il ne faut employer que comme pis aller, doit être faite sur un point où le palper a démontré que la veine n'est pas en rapport avec l'artère . De plus, pour augmenter la distance entre ces deux vaisseaux séparés, on le sait, par l'aponévrose antibrachiale et l'expansion aponévrotique du biceps, il est bon, quand on a saisi et immobilisé l'avant-bra?, de recommander au malade de contracter ses muscles comme s'il voulait le fléchir. La contraction du biceps soulevant l'expansion aponévrotique et la veine qui est au-dessus l'éloigncra de l'artère. Lorsqu'on a obtenu la quantité de sang que l'on désirait, on enlève la bande compressive. On tire un peu la plaie en dehors, on fait fléchir Tavant-bras , et, après avoir lavé et essuyé la partie, on' applique sur la plaie une petite compresse pliée en quatre que l'on maintient par un bandage en huit de chiffre. Le bras est mis en écharpe.

Si l'on a eu le malheur d'ouvrir une artère, ce que Ton reconnaît à ce qu'il sort un jet saccadé de sang rutilant, on arrêtera l'hémorrhagie en faisant plier fortement l'avanl-bras du malade et le maintenant par un bandage dans cette position, ou en appliquant une compression énergique avec des compresses pliées en plusieurs doubles et Gxées par une bande formant le huit de chiffre du coude. On obviera plus tarda cet accident, suivant les phénomènes qui se manifesteront. Quant aux symptômes attribués à la piqûre d'un nerf, aux inflammations consécutives, je n'ai pas à m'en occuper ici. B. Saignée dvLpied(ûg. 44). — On ouvre les veines saphènes au niveau des malléoles, et de préférence l'interne qui est plus volumineuse. Le patient est assis et ses pieds sont plongés dans un vase contenant de l'eau chaude. Lorsque les veines sont gonflées, le chirurgien, assis en face de lui, fait retirer les pieds de l'eau et les examine pour reconnaître celui sur lequel la saignée sera plus facile. Le choix fait, il prend 'ce pied sur son genou recouvert d'une serviette, l'essuie et applique à trois ou quatre centimètres au-dessus des malléoles une bande compressive, comme pour le bras, en faisant la baguette dû côté du membre opposé à celui où va être pratiquée la saignée. Le pied est ensuite replongé un instant dans l'eau^ puis retiré, et le chirurgien le 6xant sur son genou ouvre la veine, en évitunt d'enfoncer trop profondément la lancette dont la pointe

ut VBINES.

pourrail se casser lur la malléole. Si lo lang coule en Jel, on le rei^oil dnns un vase, linon on remet le pied dans l'eau et Iffo Juge, A la coloralion du t»in, de la quanlilé de ung écoulË.

On arréle l'écoulemeol comme dans la taignéedu bras el on lermine en appliquant le huil de cliiflredu cou-de-pied.

C, Saigtf'e du cou. — Cette opéralion, dans laquelle on ouvre la jugulaire externe, est tombée en dësuélade aujourd'hui. Vulcl cependant la manière de la Taire ; le malade est assis et son corps est recouvert d'un drap plié en double. On applique sur la partieinrérieure de la veine que l'on veut ouvrir une compresse graduée fixée parla portion mofennc d'une bande dont les dcuK cheTs sont conduits dans l'aisselle du cftié opposé et arrêtés par un nœud à baguette ou conllés b un aide.

L'opérateur maintient la vtiiuc

entre son pouce el -son index gau-

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suIBsant pour la saignée qui doit

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iniemc. être faite a trait centimètres au-

dessus de la clavicule, et enfonce la lancette de façon à avoir une large ouverture; pour ce faire, après avoir pratiqué la ponction, il reUvc le talon de i'inslrumcnt. La section de la veine doit être perpendiculaire aux libres du peaucier, car, sans cela, on aurait une boutonnière musculaire qui l'opposerait à l'issue du sang et cnlralnerail la formatioa d'un Ihrembut. Dans le cas où le sang s'écoule en bavant, on seserl d'une carte repliée en gouttière pour le faire arriver dans le vase destiné ù le recevoir.

TRANSFUSlOiN. 95

Lorsqu'on reut arrêter Técoulement, il faut avoir soin dç placer le morceau de tolTeUs ou des paradrap destiné à fermer louverture, aranl d'enlever la compression que l'on a placée à la base du cou . kln négligeant cette précaution, on s'exposerait à l'introduction de Tair dans la veine et aux accidents qui en sont la suite. Si l'emplâtre adhésif appliqué sur la plaie ne suffisait pa9 pour s'opposer à l'issue du sang, on le soutiendrait avec une compresse et un bandage circulaire. En dernier ressort, on appliquerait un point de satnre.

§ 2. VraaBfasloB, — La transfusion ou injection de sang dans les reines, employée pour remédier à l'état produit par les grandes hémorrhagies, à l'anémie arrivée & son dernier degré, ne doit ôlre f«ite que d'homme à homme. Une quantité de sang bien inférieure à celle qui a été perdue suffit pour rappeler le malade à la vie.

Pour pratiquer la transfusion, il faut emprunter du sang à une personne de bonne volonté. On agissait autrefois de la façon suivante : le sang extrait par une saignée était recueilli dans un vase, puis injecté à l'aide d'une seringue. Aujourd'hui il existe nombre d'appareils qui permettent de faire cette opération dans des conditions meilleures. Les uns sont destinés à la transfusion immédiate, c'està-dire i celle dans la quelle on fait passer directement le sang de Il veine de celui qui le fournit, dans celle de celui & qui on Tinjecte; les autres servent à la transfusion médiate, et ici on tire le sang au moyen d'une saignée ordinaire et on le reçoit dans un vase avant de l'injecter.

Lorsqu'on a recours à ce dernier mode de transfusion, il est prudent de défibriner le sang en le battant avec une baguette en verre tordu et de le passer à travers une toile épaisse avant de l'injecter, de peur d'introduire dans les veines du malade un coagulum qui se comporterait à la manière d'une embolie.

Comme appareils A transfusion immédiate je citerai ceux de Maiionneuve, d'Oré (de Bordeaux) et de Moncoq (de Caen).

L'appareil de Maisonneave est formé de deux tubes en caoutchouc réunis par une sphère également en caoutchouc. Un de ces tubes est interrompu dans son tri^et par un tube en verre qui permet de lurveiller l'opération, et de voir s'il ne se serait pas introduit quelque bulle d'air.

iitt VEINES.

Les deui (ubes sont unii à la ephëre inlermidlaire Bumo)CD d'ajutages en cuivre ; ils >od( pourvus de loupapei l'ouvrant dans le sens du Irajet que le sang doU parcourir, et se terminent chacun par une aiguille lubulée.

Pour faire fonctionnner l'appareil, il n'y a qu'A imprimer h la

Fif. a. — Appareil di Hobohi.

sphère en caoutcliouc des pressions inlermfltenles. H faut loujouri le remplir d'eau avant de s'en servir.

Voici commenlse pratique l'opération : on applique une bande comprcisi\e au-dessus du pli du coude des deux opérés, comme pour la saignée, aBn de faire gonfler les veines.

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