‹ Elements de medecine operatoireChapitre 28 sur 236 · TRANSFUSION · texte numérisé non relu

TRANSFUSION

L'aiguille lubulée du iube afférent est enfoDcée dans une des veines du pli du coude de la pei^aonne qui fournit le sang, autant que possible dans la médiane cépbalique, et l'appareil est mis en mouTement. Lorsque l'eau est évacuée, que le sang commence à sortir de l'appareil, on enfonce l'aiguille lubulée de l'autre tube dans ia médiane céphalique du malade, on enlève la compression et on lui injecte ainsi la quantité de sang nécessaire pour le rappeler à la vie.

L'appareil d'Oré ne diffère que très-peu de celui de Maison neuve.

Dans celui de Moncoq (fig. 45), l'ampoule médiane est remplacée par on corps de pompe dont le piston est mis en mouvement au moyen d'une crémaillère.

Parmi les appareils destinés à la transfusion médiate, je citerai celui de Mathieu le fabricant, celai du docteur Mathieu, et enfin cel ui de Belina.Ce dernier (tig. 46) a l'avantage de pouvoir être parfaitement lavé et nettoyé, de façon que Ton ne risque d'injecter aucun corps étranger. De plusil est muni d'un trocart propreà prévenir l'entrée de l'air dans les veines, accident qu'il faut toujours chercher à éviter, bien que l'introduction de l'air n'ait pas de graves inconvénients quand elle ne se fait qu'en très-petite quantité. L'appareil de Belina se compose d'un flacon renversé terminé à la partie in- DuBROEiL, Méd. opératoire. "^

Fîg. 46. — Appareil de Belina.

férieure par un goulot de quatre millimèlres de diamètre. La partie supérieure du flacon est surmontée d'une sorte d'entonnoir percé au centre d'un orifice d'un centimètre de diamètre. Ce flacon est pourvu d'une graduation indiquant la quantité de sang qu'il contient. Il ne faut pas y introduire plus de deux cent vingtcinq grammes de sang à la fois, et l'on doit laisser au-dessus de la marque 225 un espace vide qui sert de chambre à air.

L'oriflce central de l'entonnoir est fermé au moyen d'un bouchon en caoutchouc percé au centre par une canule en ivoire sur laquelle vient s'adapter l'extrémité d'une pompe à air pareille à celle de l'appareil de Richardson, c'est-à-dire un tube en caoutchouc portant sur son trajet deux sphères également en caoutchouc. Une gaze ' épaisse et repliée sur elle-môme recouvre la canule de façon à filtrer l'air qui va arriver en contact avec le sang. Le goulot du flacon s'engage dans un tube en caoutchouc qui vient, par son autre extrémité, s'adapter sur le trocart. Ce dernier est en argent et formé de deux parties réunies à angle obtus. La partie supérieure a deux centimètres de long, la partie inférieure en a cinq. Le calibre de toutes les deux est de deux millimètres. Dans la canule inférieure s'engage un poinçon dont la pointe dépasse cette canule de cinq millimètres. Ce trocart est pourvu d'un ressort qui, lorsqu'on retire le poinçon, s'enfonce dans une rainure pratiquée sur celui-ci et s'oppose à ce qu'on le retire davantage.

Pour se servir de cet appareil, on met le sang défibriné et filtré dans le flacon dont on ferme la partie supérieure avec un bouchon en caoutchouc et on le plonge dans un bain d'eau à 40*^.

On applique sur le bras du malade une bande compressive comme pour la saignée, et on découvre la veine au moyen d'une incision d'un centimètre environ.

On retire le flacon de l'eau, on l'essuie, et on enlève le bouchon que Ton remplace par le bouchon percé sur lequel on applique la pompe à air.

On retire le poinçon de la canule jusqu'à ce qu'on soit arrêté par le ressort ; le sang vient chasser l'air du tuyau et on remet alors le poinçon. On confie le flacon à un aide^ on enfonce le trocait dans la veine et on retire le poinçon. La bande compressive appliquée sur le bras est alors enlevée, et la pompe à air, mise en mouvement.

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