TUMEURS ÉRECTILES
traîne pas le vaccin, il faut, avec la lancette, faire des piqûres surtout à la circonférence de la tumeur.
Les aiguilles à vaccin sont plus commodes que la lancette. Nélaton se servait de très-fines épingles à insectes qu'il imprégnait de vaccin et qu'il laissait quelque temps à demeure dans la tumeur.
B. Topiques irritants.^ Ou. a eu aussi recours à des frictions avec un Uniment stibié et à des piqûres avec une lancette chargée d'huile de croton.
Bulteel (de Plymouth) a guéri une tumeur érectile en la badigeonnant avec un pinceau imbibé de teinture d'iode, et Leclerc (de RouUac) est arrivé à un résultat analogue à l'aide d'applications de charpie trempée dans du perchlorurc de fer.
C. Cautérisation superficielle, — Dans la môme catégorie de moyens, je rangerai la cautérisation superficielle telle que la pratiquait Wardrop qui frottait doucement l'angiome avec un morceau de potasse caustique et revenait à une nouvelle friction^ si 1 eflet de la première n'avait pas été suffisant.
D. Acupuncture, — Lallemand enfonçait profondément dans la tumeur des épingles de moyenne dimension et les -laissait en place sept ou huit jours environ, jusqu'au moment de l'établissement de la suppuration. C'est, paralt-il, un moyen peu efficace.
E,Séton, — Fawdington, Lawrence et Macilwain ont employé le séton ou les sétons multiples laissés un certain temps à deme'ue. Bérard a aussi eu recours aux sétons multiples, composés de nls doubles, traversant parallèlement la tumeur le plus près possible de sa base. Au bout de deux ou trois jours, il se servait de ces fils dont il avait laissé pendre les chefs, pour en passer de plus volumineux formant des anses d'un côté, tandis que de l'autre côté il en serrait les chefs sur un petit bâtonnet. Il arrivait ainsi à étrangler toute la tumeur, sauf les extrémités. Ce procédé, pas plus que le séton simple, n'est guère employé.
F. Sétons caustiques. — Follin a traité une tumeur érectile par l'application de sétons enduits do pftte au chlorure de zinc.
G. Cautérisatwn linéaire,'^ k côté des sétons, je rangerai la cautérisation linéaire ou filiforme employée par Bush qui introduisait successivement dans la tumeur une série d'aiguilles rougies à blanc, et par Caron du Villards qui plaçait d'abord les épingles, en
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reliait les (ôles avec un fil métallique, et les chauffait ensuite avec une bougie.
Middeldorpf a aussi employé de cette façon la galvano^anstie thermique, soit en passant à travers la tumeur un ou plusieurs fils de platine qu'il mettait en communication avec son appareil (se* tons incandescents), soit en enfonçant plusieurs fois dans la tumeur un petit cautère très-aigu en platine chauffé à l'aide de sa pile.
La cautérisation linéaire est un bon procédé pour les tumeurs qui ne sont pas trop volumineuses.
fl. Lacération ou broiement sotÂS-cutanè, — Marshal Hall a proposé de lacérer la tumeur en divers sens à Taide d'une aiguille à cataracte; c'est là un moyen de mince valeur.
Je ne parlerai pas des incisions et des excisions multiples employées par Lallemand et auxquelles il avait plus tard renoncé ; je dirai seulement qu'il réunissait ensuite les parties au moyen de la suture entortillée.
I. Excision avec suture, — Après avoir étreint la base de la tumeur, soit avec des épingles, soit avec des points de suture enchevillée, Malgaigne en excisait une portion, ce qui, en raison de la ligature préalable, ne donnait pas d'hémorrhagie ; puis, pour ne pas avoir de cicatrice difforme, il réunissait les bords de là plaie par la suture entrecoupée.
Un procédé qui a beaucoup d'analogie avec celui de Malgaigne a été employé par Diffenbach.
J. Incision et application dun liquide coagulant. — Pour une tumeur érectOe de l'aile du nez, Bœckel, à l'aide d'un petit bistouri, dédoubla l'aile du nez en un feuillet muqueux et un feuillet cutané, plaça dans l'intervalle un petit morceau de linge imbibé de perchtorure de fer et l'y maintint pendant une heure, au moyen d'une pince presse-artère. Un procédé analogue a été employé par Rigaud (de Strasbourg) pour une tumeur érectile de la lèvre qu'il divisa en trois feuillets.
J'ai traité de la façon suivante, à l'hépital Sainte-Eugénie, un angiome de la lèvre inférieure : la base de la tumeur étant cernée par les doigts d'un aide, je la divisai au moyen d'une incision longitudinale pratiquée sur le bord libre de la lèvre. Je portai dans la plaie un pinceau chargé de perchlorure de fer, puis je maintins