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UO PANSEMENT

Je ne décrirai pas Tapplication des bandeleltes, ni celle des sutures que j'ai déjà étudiée; je dirai seulement que les deux sutures mises généralement en usage sont la suture entrecoupée et la suture entortillée. Quelques chirurgiens emploient un premier plan de suture profonde pour rapprocher les muscles, et un second superficiel destiné à réunir la peau.

Par-dessus la suture, on applique un linge cératé ou glycérine, et on maintient le tout avec des compresses longuettes ou une croix de Malte fixée elle-même par une bande.

Voilà pour la réunion immédiate. Quand on ne cherche pas à l'obtenir et qu'on vise seulement à la réunion secondaire, on a à choisir entre de nombreux procédés de traitement parmi lesquels quelques-uns seulement me paraissent devoir être signalés.

On procédait le plus généralement ainsi, il n'j a pas bien longtemps : après avoir afi'ronté les bords de la plaie des téguments, on les maintenait avec quelques bandelettes emplasliques ou même avec quelques points de suture, mais en espaçant beaucoup plus ces moyens unissants que lorsqu'on cherche à avoir une réunion imiçédiate.

Une mèche de charpie enduite de cérat, enfoncée dans la partie la plus profonde de la plaie, maintenait une voie béante pour l'écoulement des liquides. Puis le pansement était achevé comme cidessus.

J'indiquerai quelques autres modes de traitement.

L'irrigation continue n'est pas généralement employée après les amputations.

L'incubation, préconisée par Guyot, qui avait inventé un appareil destiné à mettre le moignon dans une atmosphère d'air chaud, n'a pas été adoptée.

L'emploi de l'alcool, sur lequel l'attention a été rappelée, il y a quelques années, est applicable aux pansements qui suivent les amputations comme à ceux qui sont pratiqués après des opérations de toute autre nature. On lave la plaie avec de l'alcool et on en imbibe les plumasseaux dont on la recouvre.

Le pansement par occlusion pneumatique, qu'il ne faut pas confondre avec l'occlusion simple, a été mis en pratique par Jules Gué* rin et perfectionné par Maisonneuve.

PANSEMENT OUATÉ. I4i

Voici la manière de procéderëtrappareildecederoier chirurgien : autant que possible, il fait Tamputation à lambeaux et a soin de lier scrupuleusement toutes les artères pour se mettre en garde contre l'hémorrhagie qui est ici plus à redouter que dans tout autre mode de pansement. 11 rapproche, à l'aide de quelques bandelettes, les lèvres de la plaie, et la recouvre d'un plumasseau trempé dans un liquide antiputride, acide phénique, alcool, etc. Le moignon est ensuite placé dans Tappareil. Cet appareil se compose d'un manchon de caoutchouc de dimensions variables, suivant le segment de membre sur lequel il doit être appliqué. Le manchon est ouvert à une de ses extrémités pour recevoir le moignon, tandis que l'autre donne insertion à un tube de caoutchouc qui se rend dans un assez grand récipient de verre. Ce récipient est fermé par un bouchon également en caoutchouc, percé de deux trous dont l'un reçoit le tube qui part du manchon, et l'autre livre passage à un autre tube qui met le récipient et parlant le manchon en communication avec une petite pompe aspirante et foulante. 11 sufQt de quelques coups de piston pour raréfier l'air du récipient et celui du manchon qui, sous l'intluence de la pression atmosphérique, s'applique exacte ment sur le membre. Les liquides produits à la surface de la plaie s'écoulent dans le récipient que l'on vide tous les jours, ou bien dans lequel on place une certaine quantité d'un liquide antiseptique.

Cet appareil est compHqué et, en outre, le manchon de caoutchouc se détériore facilement.

Alphonse Guérin a depuis quelque temps préconisé un mode de pansement qui consiste à introduire de la ouate entre les lèvres de la plaie et à recouvrir ensuite le moignon d'une énorme quantité de ouate que l'on^fixê par de nombreux jets de bande. Cet appareil est, sauf nécessité absolue, laissé en place au moins vingt jours.

n faut avoir soin de se servir de ouate qui n'ait pas demeuré dans les salles de malades, si c'est à l'hôpital que l'on emploie ce pansement.

L'appareil doit être appliqué et renouvelé à l'amphithéâtre ou dans un endroit où les malades.ne séjournent pas.

Le pansement de Guérin est de beaucoup le plus usité dans les hôpitaux de Paris à la suite des amputations.

Pour en finir avec le traitement des plaies résultant des amputa-

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