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PROCÉDÉ A LAMBEAU PALMAIRE

mancbe Ee dirige en bos et vers lui, le Iranchanl faisant avec l'axe du doigl uD angle de 60". Le ligament latéral et les lis«us corres- (Hjadanls sont coupés.

Le bislouri est alors ramené sur la Tace latérale opposée, et là on ;e dirige comme ci-dessus, avec celle différence que c'est la pointe

qui regarde en bas vers l'opérateur. Les deux ligamenU latéraux tODt alors divisée, et la Tace dorsale ainsi que les parties latérales de l'article ont été circonicrites par une incision semi-lunaire k concatilé antérieure. On peut, pour simplifier, commencer l'opération «ur la partie latérale du doigt du cOté opposé à la main qui

148 DÉSARTIGULATKm D'UN DES QUATRE DERNIERS DOIGTS.

opère, de là venir sur le dos, puis sur l'autre côté, et terminer comme précédemment.

Quel que soit celui des deux procédés que l'on ait mis en usage, les surfaces articulaires, n'étant plus maintenues que par les liens palmaires, peuvent s'écarter du côté dorsal. L'opérateur saisit entre le pouce et l'index de sa main gauche la phalange à enlever en la prenant par ses faces latérales. Le bistouri en contourne la partie postérieure, glisse au-dessous, de façon qu'une de ses faces s'applique à la face palmaire de la phalange qui est alors saisie transversalement entre le pouce et l'index, placés l'un h la face dorsale, l'autre du côté palmaire, en arrière de la lame du bistouri, que Ton promène d'arrière en avant. Alors qu'on juge le lambeau suffisamment long, ce que l'on peut mesurer directement en l'appliquant sur la surface à recouvrir, on termine par une section arrondie, en évitant de tailler la peau en biseau.

Je terminerai par le procédé de Texier : la main est en supination, tous les doigts sont fléchis, hormis celui sur lequel on va opérer. Le chirurgien prend l'extrémité de ce doigt entre le pouce et l'index de sa main gauche, enfonce à plat, au niveai» de l'interligne et en raclant l'os, la pointe du bistouri tenu comme un archet. Le lambeau taillé, Texier et Lisfranc attaquaient l'articulation par la face palmaire. On peut tout aussi bien mettre la main en pronation et attaquer l'article par sa face dorsale.

La méthode circulaire est d'une pratique difficile. Les procédés & deux lambeaux, soit dorsal et palmaire, soit latéraux, laissent une cicatrice exposée par sa position à des frottements de tous les instants.

Il en est de même, lorsqu'on ne fait qu'un lambeau dorsal ou latéral. Ce dernier a en outre l'inconvénient d'être assez difficile à maintenir. Le meilleur procédé est sans contredit celui à lambeau palmaire ; les autres ne doivent être employés que comme pis aller. Après ces amputations, l'hémorrhagie s'arrête en général spontanément. Il suffit au besoin d'une légère compression; à la rigueur^ on emploierait la torsion de préférence & la ligature.

h. Désarticulation d'un des quatre derniers doigts, — On a employé pour cette opération les méthodes circulaires, à lambeau et ovalaire.

MÉTHODE À LàMBEÀUX. 149

Quelle que soit la méthode employée, la main est placée en pronation et l'aide qui la fixe écarte les doigts voisins de celai que 1 on Ta enlever.

Méthode circulaire. — Elle a été préconisée par Gornuau et Giassaigoac. La section cutanée est faite au niveau du pli digitopalmaire et la peau est rétractée jusqu'à l'interlighe articulaire. Si on éprouve de la difficulté à la rétracter, on la dissèque, comme on le fait dans les désarticulations des phalanges entre elles, c'està-dire en insinuant la pointe, du bistouri entre Tos et la peau. Il ne reste plus ensuite qu'à couper les ligaments et les tendons. Méthode ovalaire ou en raquette (fig. 58, A). — Le doigt à amputer étant légèrement fléchi, le chirurgien commence, à six millimètres ao-dessDS de l'article et sur le milieu de la face dorsale de la tête du métacarpien, une incision venant aboutir directement à la commissure inierdîgitale dans la portion de cette commissure qui touche le doigt que l'on veut enlever. 11 relève alors le doigt et conduit son bistouri suivant la rainure digito-palmaire.

Lorsqu'il est arrivé à la commissure digitale opposée, il fléchit de nouveau le doigt, porte le bistouri sur la face dorsale et termine par une incision allant de la commissure à l'incision initiale et rejoignant celte dernière à quatre millimètres de son origine. Pour ce faire, il tient la pointe du bistouri dirigée en bas vers lui et coupe du talon à la pointe. Il fait alors fortement écarter les doigts voisins, dissèque un peu les lèvres de la plaie, puis sectionne le tendon extenseur, les ligaments latéraux et les tendons fléchisseurs avec la pointe du bistouri.

On peut pratiquer d'abord les deux incisions dorsales, ouvrir Tarticulation sur cette face et sur les côtés et terminer la section du côté palmaire. Chassaignac veut au contraire que l'on commence sur la paume de la main pour terminer par les incisions

donales.

Quand on opère sur l'index et l'auriculaire, au lieu de placer la queue de la raquette sur le milieu de la tôte du métacarpien, il vaut mieux la mettre sur la partie de cette tête qui regarde du côté du

médius.

Méthode à lambeaux. Procédé à deux lambeaux. — Sharp, appliquant les préceptes de Ravalon, faisait un lambeau dorsal et un

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