DÉSARTICULATION D'UN DES QUATRE DERNIERS DOIGTS
lambeau palmaire quadrilalères. Garengeot faisait aussi deux lambeaux, l'un dorsal et l'autre palmaire, mais il commençait par faire deux incisions latérales, les réunissait par une incision semi -lunaire, ouvrait Tarticulation, là traversait et taillait en sortant le lambeau palmaire.
J.-L. Petit, Rossi, Lisfrânc, faisaient deux lambeaux latéraux (fig. 58, B).
J.-L. Petit formait les deux lambeaux de dehors en dedans eu commençant au milieu de la face postérieure de Tarticle, passant un peu au-dessous de la commissure interdigitale et finissant au milieu de la partie antérieure de l'articulation ; les lambeaux étant rétractés et, s'il le fallait, disséqués, le couteau traversait l'article d'un côté à l'autre ou d'avant en arrière.
' Rossi taillait les deux lambeaux par transfixion avant de désarticuler.
Procédé à lambeaux latéraux de Lis franc (flg. 58, B). — L'opérateur imprime des mouvements audoigtàcnlever,afinde reconnaître arec l'index de sa main droite le siège précis de l'interligne articulaire . Cela fait, il porte le bistouri, tenu comme un couteau à découper, sur la tête du métacarpien à six millimètres en deçà de l'article et à l'union des deux tiers internes avec le tiers externe, quand il agit sur la main gauche, inversement pour la main droite, et le fait couper suivant la direction d'une ligne qui, partant du point susmentionné, vient tomber sur le côté du doigt à deux millimètres au-dessus de la commissure. La lame marche perpendiculairement à l'axe de la première phalange. Puis le manche du bistouri est incliné vers le «poignet de l'opéré, et le chirurgien fait sur la face palmaire une incision analogue à celle de la face dorsale pour compléter son lambeau. On doit, autant que possible, dans ce premier temps seclionner les tendons flécliisseurs et extenseur, et éviter de tailler le lambeau pointu. On échappera à cet inconvénient en rendant rapidement la lame perpendiculaire à l'axe de la phalange. Le lambeau une fois taillé, si la rétraction ne suffit pas pour en faire remonter la base jusqu'au niveau de l'article, ou le dissèque. Le tranchant du bistouri est alors appliqué sur le côté de la plialange mis à nu, et promené d'avant en arrière jusqu'à ce qu'il arrive à l'articulation. A ce moment, le chirurgien étend le doigt à ampu-
(cr e( tire sur lui pour écarter les surfaces articulaires, entre lesquelles U porte le bistouri perpendiculairement à Taxe du métacarpien. 11 le fait ainsi cheminer transversalement en ayant soin (le le maintenir vertical, pendant qu'avec le pouce et l'index gauches appliqués l'un au-dessus, l'autre au-dessous de la phalange, il refoule les téguments du cOlé opposé à celui où a été faite la première section, pour ne pas échancrer le lambeau terminal.
Afin de ne pas s'exposer à cet accident, il faut, dans ce temps de l'opération, se servir de la portion de la lame voisine de la pointe, 1*1 incliner l'extrémité antérieure du doigt du côté vers lequel se dirigo le tranchant.
Aussitôt que l'articulation a été complètement traversée, le bis- (otiri, tenu toujours verticalement, rase d'arrière en avant le bord de la phalange remise dans l'axe du métacarpien et, lorsque le lambeau ainsi formé a la même longueur que celui du côté opposé, on appuie perpendiculairement le dos de la lame sur la face latérale de la phalange, et on termine ainsi le lambeau qui' se Irouve arrondi et non pointu, grâce à la précaution que l'on prend de #<>rlir perpendiculairement à Taxe du doigt.
Quand on opère sur l'indicateur ou l'auriculaire, on recommande «le faire plus grands le lambeau externe dans le premier cas et le lambeau interne dans le second.
Procédé à un lambeau (Chassaignac). — Le doigt étant étendu et tiré dans le sens horizontal, on porte par le plus court chemin possible le bistouri dans l'article du côté opposé à celui où on veut tailler le lambeau. On sépare les surfaces articulaires, en prenant, pour ne pas entamer les parties molles que Ton veut conserver, les , récautions déj«î signalées à propos du procédé de Lisfranc.
On termine en taillant un lambeau suffisant pour recouvrir toute la surface traumatique, de la même manière que l'on taille le second lambeau dans le procédé de Lisfranc.
Dans ces désarticulations, on n'a généralement pas à se préoccuper de l'écoulement sanguin. Au besoin on emploierait la torsion des artères de préférence à la ligature.
La méthode circulaire a l'inconvénient d'être difficile, il en est de môme du procédé de Sharp. Celui de Garengeot est d'une exéculion plus facile, mais on peut lui adresser, comme au précédent et