DÉSARTICULATION DE DEUX DOIGTS VOISINS
aussi du reste aux méthodes circulaire et ovalaire, le reproche de laisser à la paume de la main un cul-de-sac qui répond à la gaine des tendons fléchisseurs et partant d'exposer àdes fusées purulentes, reproche qui me parait être plus théoitque que clinique et reposer en outre sur une erreur. On sait en effet que, sauf pour le pouce et le petit doigt, les gaines de la portion digitale des tendons fléchisseurs ne se continuent et ne communiquent pas avec les gaines de leur portion palmaire et antibrachiale.
La méthode à lambeau met à l'abri de cet inconvénient réel on supposé.
Parle procédé de Rossi, on a difficilement des lambeaux réguliers. Dans celui de Lisfranc, le temps qui consiste à contourner l'extrémité de la phalange sans intéresser les téguments qu'il faut ménager, et celui dans lequel on taille le second lambeau, présentent des difGcultés.
Le procédé de J.-L. Petit est d'une exécution plus commode.
La méthode ovalaire a l'avantage de donner une cicatrice qui est tout entière sur le dos de la main. Elle peut exposer à laisser un peu à découvert la tôle du métacarpien, mais il est facile d'obvier à cet inconvénient en rapprochant du doigt à enlever les incisions obliques^ et en réunissant ces deux incisions, non pas au niveau du point de départ de la première, mais à quatre ou six millimètres plus en avant, comme le montre la figure 57, A.
En résumé la méthode ovalaire et la méthode à deux lambeaux latéraux sont à peu près les seules employées.
c. Désarticulation de deux doigta voisins. -7 On peut employer ici les méthodes ovalaire, elliptique et k lambeau.
Je vais supposer que les doigts à enlever sont le médius et l'annulaire.
Pour pratiquer la méthode ovalaire, la main du malade étant placée en pronation, le chirurgien, tenant les doigts à enlever, commence l'incision au niveau de l'espace intermétacarpien, à deux centimètres au-dessus de la plus élevée des deux articulations métacarpe-phalangiennes, c'est-à-dire, pour le cas qui nous occupe, de celle de l'annulaire. Les deux incisions obliques doivent tomber sur les commissures, en se rapprochant autant que possible des doigts à amputer, et se réunir à quatre millimètres au-dessous du