DÉSARTICULATION DU COUDE
dorsal et palmaire, qui expose, en outre, à la saillie des apophyses styloîdes à travers la plaie. Le procédé de Rossi ne mérite pas d'être discuté. Le procédé à lambeau palmaire de la méthode elliptique donne un lambeau qui doit être soutenu contre la pesanteur. Le procédé à lambeau dorsal de la môme méthode évite ce reproche, mais ici le lambeau est très-mince et la cicatrice exposée à des pressions fréquentes. Le lambeau externe a l'avantage de matelasser, en quelque sorte, Tapophyse styloîde du radius et de s'appliquer par son propre poids dans la position intermédiaire à la pronation et à la supination, qui est en somme parfaitement naturelle. Il est, de plus, très-bien nourri.
D. Désarticulation du coude {humér<hcubiiale) (fig. 64, 63, 66). — L'articulation du coude présente en dehors l'articulation de la petite (été haméraleavec la cupule du radius; en dedans, la trochlée humérale, dont le bord interne descend plus bas que l'externe, vient s'emboîter dans le t:rochet formé par la réunion des apophyses coroooîde et olécrAne. Des ligaments peu résistants en avant et en arrière, des ligaments assez forts sur les côtés, surtout en dedans, tels sont, avec les muscles ambiants, les moyens d'union. Lorsque le bras est appliqué sur les côtes du thorax, dans la position verticale, la direction générale de l'article n'est pas horizontale, mais oblique en bas et en dedans.
L'articulation huméro-radiale est assez Iftche, mais celle de l'humérus et du cubitus est, au contraire, très-serrée, et présente en avant une ligne sinueuse. En arrière, l'olécrftne remonte de deux centimètres à deux centimètres et demi au-dessus de l'interligne articulaire. Les points de repère dont on se sert pour reconnaître la posilion de l'interligne sont l'épitrochlée et l'épîcondyle.La distance de l'articulation à la partie la plus élevée de l'épitrochlée, qui est celle que Ton sent le plus facilement, est de trois centimètres chez rhomme et de deux centimètres et demi chez la femme, tandis que la partie supérieure de l'épicondyle est éloignée de l'article d'une longueur de deux centimètres et demi chez l'homme et de deux seulement chez la fenmie.
Les méthodes usitées pour cette désarticulation sont la méthode circulaire, la méthode à lambeau (fig. 64, 65), la méthode elliptique (fig. 66) et la méthode mixte de Baudens.